France

Depuis vingt ans, plusieurs sièges de suspects islamistes se sont soldés par la mort de ces derniers

Temps de lecture : 2 min

Des hélicoptères survolant la zone industrielle de Dammartin-en-Goële, où les frères Kouachi étaient retranchés. REUTERS/Pascal Rossignol
Des hélicoptères survolant la zone industrielle de Dammartin-en-Goële, où les frères Kouachi étaient retranchés. REUTERS/Pascal Rossignol

Les sièges de l'entreprise de Dammartin-en-Gohèle (Seine-et-Marne) et de l'épicerie casher de la Porte de Vincennes (Paris) où s'étaient respectivement retranchés Saïd et Chérif Kouachi et Amady Coulibaly se sont soldés par la mort des trois hommes, vendredi 9 janvier. Au moins trois otages ont également été tués durant la prise d'otages de Paris, selon l'AFP, sans que l'on sache encore s'ils ont été tués pendant la prise d'otages en elle-même ou pendant l'assaut.

Depuis vingt ans, la plupart des sièges de grande ampleur menés contre des islamistes se sont soldés par la mort des suspects retranchés, qu'ils aient ou non pris des otages. C'était le cas, notamment, du siège de l'auteur des tueries de Toulouse et Montauban Mohamed Merah, tué par le Raid le 22 mars 2012 dans l'appartement où il se retranchait après 32 heures d'attente. Un policier avait été blessé et deux choqués. Mort «les armes à la main» selon le ministre de l'Intérieur Claude Guéant, Merah avait été touché par les tireurs positionnés à l'extérieur quand il avait sauté du balcon de son logement.

Le 29 mars 1996, l'assaut contre l'immeuble où s'était retranché le «gang de Roubaix», un groupe islamiste, s'étaient pareillement soldé par la mort des quatre membres du gang. Deux membres du Raid avaient été blessés.

Le 29 novembre 1995, l'assaut contre le lieu-dit «Maison Blanche», près de Lyon, où s'était retranché Khaled Kelkal, le principal suspect de la série d'attentats de l'été 1995 à Paris, s'était soldé par la mort de ce dernier, dans des circonstances polémiques.

En 1994, la prise d'otages par un commando du GIA de l'Airbus A300 d'Air France, qui reliait Paris à Alger, s'était conclue par un assaut donné par le GIGN alors que l'avion était immobilisé sur le tarmac de l'aéroport de Marignane, près de Marseille. Le GIGN avait fait exploser les portes arrières et un tir nourri, pendant vingt minutes, s'était soldé par la mort des quatre membres du commando. Trois passagers avaient été exécutés par les terroristes avant l'assaut, lorsque l'avion était encore à Alger. Neuf membres du GIGN avaient été blessés, dont un gravement.

Jean-Laurent Cassely Journaliste

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