Monde

La prochaine crise géopolitique a tous les risques de concerner la Moldavie

Repéré par Grégor Brandy, mis à jour le 06.01.2015 à 11 h 18

Repéré sur Quartz

Des citoyens moldaves qui vivent en Russie votent lors des élections législatives, le 30 novembre 2014, à l'ambassade de Moldavie, à Moscou. REUTERS/Sergei Karpukhin

Des citoyens moldaves qui vivent en Russie votent lors des élections législatives, le 30 novembre 2014, à l'ambassade de Moldavie, à Moscou. REUTERS/Sergei Karpukhin

Si vous ne connaissez pas la Moldavie, au cours de l'année qui vient il va sûrement falloir apprendre à placer ce petit pays d'Europe de l'est, coincé entre l'Ukraine et la Roumanie, sur une carte.

Selon un rapport d'Eurasia Group, un cabinet de conseils, relayé par Quartz, le pays est «un candidat probable à l'intersection de trois des tendances prédites par la société de conseil: l'instabilité politique européenne, l'intransigeance russe et l'utilisation de la finance à des fins militaires»:

«Il faudra garder un œil sur la Moldavie dont l'intégration au sein de l'UE doit s'intensifier en 2015. Alors que l'ancienne petite république soviétique n'a aucune importance stratégique ou culturelle significative pour les Russes, comme ce peut être le cas pour l'Ukraine, le Kremlin voit la totalité de l'ancienne sphère soviétique comme sa zone d'influence exclusive. L'état pro-russe de Transnistrie, qui fait partie de la Moldavie est un formidable levier d'influence pour le Kremlin pour ébranler la sécurité moldave. Pour l'Europe, la Moldavie n'a aucun intérêt économique, mais vu le précédent ukrainien, Bruxelles devra répondre à tout tentative ruse de bloquer le mouvement vers l'ouest de Chisinau [la capitale de la Moldavie].»

TransnistrianRegionMap

Comme le rappelle Quartz, la Russie a effectivement un pied dans le pays avec la Transnistrie, «une enclave russe protégée par près de 2.000 militaires».

Et c'est de là que tout pourrait partir, estime l'ancien diplomate américain et président d'Eurasia Group Cliff Kupchan:

«Quand j'étais à Moscou récemment, j'ai rencontré plusieurs personnes qui gouvernent le pays. Ils ont averti que la Moldavie était sur leur radar et que si le pays continuait de se rapprocher de l'Union européenne ou de l'Otan, il ferait bien de faire attention à ce qu'il veut. La déstabilisation ne serait pas si compliquée. Les types en Transnistrie, ils enlèvent leurs uniformes, des petits hommes verts avec des masques et des villes en Moldavie commencent à faire sécession. On connaît la technique russe.»

Pour Quartz, cette possible crise pourrait d'ailleurs être encore plus compliquée à résoudre que la crise ukrainienne.

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour réaliser des statistiques de visites, vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêt et nous suivre sur les réseaux sociaux. > Paramétrer > J'accepte