Société

Comment des photographes ont essayé de saisir la terreur des raids nocturnes aériens de la Première Guerre mondiale

Temps de lecture : 2 min

Via Alembic Books.
Via Alembic Books.

Ce «souvenir» d'un raid aérien mené à l'aide de zeppelins, en 1915, à Londres, est une fabrication, mise en place par un photographe plein d'initiatives, qui souhaitait vendre des cartes postales commémoratives à un public britannique, très naturellement préoccupé par ces attaques menées depuis des dirigeables. Les appareils photo de l'époque auraient eu des difficultés à saisir un zeppelin dans un ciel nocturne, surtout si l'on se souvient que les appareils étaient censés voler très haut pour échapper aux tirs anti-aériens.

Zone dans laquelle se situent Great Yarmouth et King's Lynn

Le premier raid mené depuis un zeppelin allemand, sur Great Yarmouth et King’s Lynn, en janvier 1915, fut suivi par toute une série.

Laura Massey, du site Alembic Rare Books explique que cette photo a probablement été composée par A.C. Cooper, un photographe de Londres, qui a réimprimé, et revendu la même image après plusieurs attaques de zeppelins, redatant à chaque fois en fonction de l'événement.

L'image composite de Cooper montre l'une des défenses que les Britanniques avaient mises en place contre les attaques aériennes: des projecteurs qui fouillaient le ciel, la nuit, à la recherche d'appareils pénétrant l'espace et permettant aux tireurs, au sol, de les viser.

Si peu d'obus anti-aériens ont jamais explosé, explique le site Military History Monthly, «une fois que les attaquants ennemis étaient repérés, ils devenaient susceptibles, si la nuit était claire, de se voir visés par un faisceau de rayons de lumière, et visés par de nombreux canons aériens de 76 mm à tirs rapides».

Ensuite, les forces aériennes de défense britannique attaquaient, pour à la fin, abattre avec succès des appareils remplis d'hydrogène, en utilisant des explosifs et des munitions incendiaires.

Newsletters

Soumission à l'autorité et obéissance ne sont pas comme Stanley Milgram le croyait

Soumission à l'autorité et obéissance ne sont pas comme Stanley Milgram le croyait

L'application de l'expérience du psychologue américain à l'expérimentation animale permet de repenser l'explication de la soumission à l'autorité.

«Je n'ai plus aucune libido»

«Je n'ai plus aucune libido»

[C'est compliqué] Cette semaine, Lucile conseille Emma, qui ne ressent aucun désir sexuel.

Briser le tabou de la sexualité: au Cameroun, rompre le silence

Briser le tabou de la sexualité: au Cameroun, rompre le silence

Pourquoi une telle gêne vis-à-vis de la sexualité? Enquête aux sources d'une honte qui se transmet dans ma famille de mère en fille, et qui ne passera pas par moi.

Podcasts Grands Formats Séries
Slate Studio