Monde

Barack Obama proche d'un accord de paix au Moyen-Orient

Temps de lecture : 2 min

Barack Obama est proche de trouver un accord Israélo-palestinien qui pourrait lui permettre de clore la période de blocage avant la fin du mois prochain, d'après des officiels Américains, Israéliens, Palestiniens, et Européens.

La clé pour qu'Israël adhère est que les Etats-Unis promettent d'adopter une ligne beaucoup plus dure vis-à-vis de l'Iran et de sa supposée arme nucléaire. Les Etats-Unis, ainsi que la France et la Grande-Bretagne, comptent faire pression pour que le conseil de sécurité des Nations Unies étendent ses sanctions avec des leviers capables de paralyser l'économie iranienne. En retour, le gouvernement israélien devra adhérer à un gel partiel des constructions dans les colonies.

Les détails de cet accord, qui marque un vrai progrès, sont étudiés à Londres, où le premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, doit discuter avec le délégué spécial américain, George Mitchell. Netanyahou a rencontré Gordon Brown mardi 25, pour aborder les questions des colonies et du programme nucléaire iranien.

Barack Obama aurait souhaité annoncer la conclusion de l'accord avant le début du ramadan, mais les négociations n'étaient pas achevées avec Israël et les pays arabes. Il compte faire son annonce avec Benjamin Netanyahou et Mahmoud Abbas à ses côtés– et le plus de leaders de pays arabes possibles (autant qu'il pourra en rassembler) et espère atteindre l'accord final de paix en deux ans: un objectif jugé irréaliste par les analystes spécialisés dans les questions de Moyen-Orient.

Après la rencontre avec Gordon Brown à Londres, B. Netanyahou a exprimé ses espoirs de voir un compromis aboutir pour permettre de redonner un élan au processus de paix, et «continuer de vivre des vies normales». Brown a souligné qu'il ressortait de ces parlementations plus optimiste qu'il n'y était entré, concernant la paix au Moyen Orient.

L'une des questions qui se pose est l'assentiment de la Russie et de la Chine concernant les sanctions qui seraient prises à l'égard de l'Iran en échange d'un arrêt des constructions dans les colonies de la part d'Israël. Il est probable que Moscou et Pékin s'opposent à des mesures punitives et à une volonté d'étouffer l'économie de Téhéran— des mesures qui iraient à l'encontre du consensus international trouvé jusqu'à aujourd'hui.

L'AIEA (Agence internationale de l'énergie atomique) doit publier un rapport avant la fin de la semaine et le directeur de l'agence, Mohamed El Baradei, a subi des pressions pour rendre le rapport plus critique vis-à-vis de Téhéran.

Bien que les négotiations se tiennent en privé, elles sont à un stade si avancé que la France et la Russie se sont déjà proposées pour accueillir la conférence de paix.

[Lire l'article complet sur Le Guardian]

(Image de une: Reuters/Benjamin Netanyahou à une conférence conjointe avec Gordon Brown à Londres)

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