Santé / Sciences

Le risque d'obésité varie en fonction de l'année de naissance

Temps de lecture : 2 min

Double hélice d'ADN. REUTERS/National Human Genome Research Institute/Handout
Double hélice d'ADN. REUTERS/National Human Genome Research Institute/Handout

Une équipe de chercheurs a récemment publié dans la revue PNAS les résultats d’une comparaison entre des personnes disposant toutes du gène considéré comme le plus lié au risque d’obésité et par la suite à la survenue de diabète de type 2, le gène FTO pour «fat mass and obesity associated». Dans les études réalisées auparavant, les individus porteurs de certains «variants» de ce gène avaient une probabilité plus forte d'avoir un indice de masse corporelle plus élevé.

Selon leurs résultats, l’année de naissance des individus porteurs de ces particularités génétiques a une forte influence sur le risque d’obésité. En étudiant des données recueillies entre 1971 et 2008 sur des individus et leurs enfants, et en comparant indice de masse corporelle, patrimoine génétique et année de naissance, ils ont découvert que la corrélation entre le gène incriminé et l’obésité était deux fois plus importante chez ceux nés après 1942.

Il est impossible d’isoler sur une si longue période quels facteurs environnementaux peuvent rendre compte de ces écarts, mais les auteurs notent que de manière générale le mode de vie d’après-guerre reposant sur un travail moins physique et plus dépendant des technologies et une alimentation plus calorique sont à prendre en compte.

Selon l’auteur principal de l’étude, James Niels Rosenquist du département de psychiatrie de l’hôpital général du Massachusetts:

«Ces résultats –les premiers de cette nature à notre connaissance– suggèrent que cette corrélation, et peut-être d’autres, entre des variants génétiques et des traits physiques dépendent significativement du moment où sont nés les individus, y compris pour ceux nés dans les mêmes familles».

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Et d’inviter à toujours interpréter les résultats d’études sur les gènes en laissant ouverte la possibilité que les risques associés à des gènes varient en fonction des évolutions de l’environnement social: certains risques pourraient être atténués, quand d’autres, nouveaux, pourraient être révélés par ces modifications.

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