Monde

Une compagnie américaine attaque un internaute qui expliquait comment trouver des billets d'avion moins chers

Repéré par Vincent Manilève, mis à jour le 31.12.2014 à 11 h 23

Repéré sur Fox News, Quartz, CNNMoney

A United Boeing 737-800, the type used on the carrier's first renewable jet fuel flight. Photo Wikimedia CC via skinnylawyer

A United Boeing 737-800, the type used on the carrier's first renewable jet fuel flight. Photo Wikimedia CC via skinnylawyer

Fox News rapporte que la compagnie aérienne américaine United Airlines et son partenaire Orbitz viennent de lancer des poursuites en justice contre Aktarer Zaman, un jeune Américain fondateur du site Skiplagged.com. La raison? Son site aidait les voyageurs à trouver des billets d’avions moins chers en utilisant le principe de «ville cachée».

Ce principe est simple: «l’idée est d’acheter un billet sur un avion qui fait une halte à votre destination finale», explique Fox News, ce qui permet souvent d'obtenir un prix moins cher que via des trajets classiques. Par exemple, si vous voulez voyager de New York à San Francisco, il faut réserver un vol New-York-Lake Tahoe (à cheval entre la Californie et le Nevada) avec une correspondance à San Francisco, que vous ne prendrez pas. Bien sûr, cela ne marche que pour les allers simples et si vous n’enregistrez pas de bagages en soute.

Seulement voilà, comme le souligne le journal Quartz, United Airlines et le site de réservation Orbitz veulent faire fermer le site, qu’ils jugent coupable de «concurrence déloyale», et réclament au jeune informaticien 75.000 dollars. Christen David, porte-parole d'United Airlines, a expliqué à Quartz que ce genre de méthode peut mener à de mauvais calculs du carburant nécessaire aux vols et à des retards en raison de l’attente des passagers qui ne pointeront jamais le bout de leur nez pour leur vol de correspondance. Selon lui, cela pourrait aussi décourager des clients potentiels d’United Airlines s’ils pensent que les vols sont indiqués pleins alors que des places se sont libérées lors des correspondances.

Aktarer Zaman a expliqué à CNNMoney qu’il s’attendait à des poursuites mais qu’il n’y avait rien d’illégal dans sa démarche. Il affirme également n’avoir fait aucun profit avec son site, un «projet secondaire», et que cette technique «existe depuis longtemps, mais elle n’était pas très accessible pour les clients».

De plus, certains experts soulignent que les poursuites contre Zaman ne changeront rien, les passagers étant désormais au courant de cette technique. «Si [ce site] ferme, a expliqué à CNNMoney Robert Mann, président d’une firme de consultants en aviation, il y aura forcément d’autres gens qui arriveront pour trouver ces tarifs et les rendre disponibles».

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