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A Vancouver, le tri des déchets alimentaires va être obligatoire

2006_04_10/ Taz via Flickr CCLicence By

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Pour encourager le recyclage des déchets organiques, le district régional du Grand Vancouver a établi de nouvelles règles, en application à partir du 1er janvier 2015: les habitants et les entreprises vont devoir séparer les déchets alimentaires du reste des poubelles et différents bacs de tri. 

Même en faisant des efforts pour limiter le gaspillage alimentaire, vivre sans générer aucun déchet organique n’est quand même pas tout à fait aisé (on ne peut pas faire des chips d’épluchures de patates à chaque gratin dauphinois). La solution est donc de trier et composter les déchets alimentaires, à grande échelle dans le cas de Vancouver. Ce compostage est bien utile, entre autres parce que, comme le souligne l'organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO)«lorsque des aliments sont jetés dans une décharge et se décomposent au contact de l’air, il dégagent du méthane, un gaz 25 fois plus puissant que le dioxyde de carbone pour piéger la chaleur».

Comme l’explique Vancouver Observer, la loi concernera dans un premier temps les gros producteurs de déchets alimentaires: supermarchés, restaurants et hôtels. Pendant les six premiers mois, les résidents seront dans une «période d’éducation», sans sanction si on retrouve une peau de banane dans un bac à déchets ordinaires, pour «donner plus de temps pour mettre en place des plans efficaces pour séparer les déchets alimentaires de la poubelle». A partir de juillet, il aura des amendes en cas d’excès de déchets organiques dans une poubelle normale, sur inspections des volumes de déchets.

95% des foyers ont déjà la possibilité de trier les déchets alimentaires (et du jardin). La loi augmentera en fait surtout la quantité de déchets organiques recyclés pour les gros gaspilleurs, grandes entreprises par exemple. Malcolm Brodie, président du «Comité zéro gaspillage» de Vancouver, déclare au Vancouver Observer que «presqu’un tiers de la nourriture que nous achetons finit à la poubelle, alors en réduisant la quantité de nourriture que l’on gaspille, et en recyclant nos rebuts, on peut éloigner des tonnes de nourriture de la décharge».

La région de Vancouver a déjà un taux de recyclage de 60% (en France, on n’y est pas encore), un des plus hauts d’Amérique du nord. Mais avec cette nouvelle loi, les autorités espèrent atteindre l’objectif de 70% en 2015 et 80% en 2020. 

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