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Le Lizard Squad? Une ancienne employée? La Russie? L'enquête sur Sony vire au Cluedo géant

Temps de lecture : 2 min

Des experts manifestent ouvertement leur scepticisme quand à la responsabilité de la Corée du nord dans la cyberattaque.

REUTERS/Jonathan Alcorn.
REUTERS/Jonathan Alcorn.

Des experts américains cités par CNN doutent de plus en plus que la Corée du nord soit à l'origine des cyberattaques contre Sony, qui ont failli empêcher la sortie du film The Interview. «Pour nous, il est clair, sur la base de preuves numériques et d'autres preuves que nous avons réunies, que ce ne sont certainement pas eux qui ont orchestré ou initié l'attaque contre Sony», déclare ainsi Sam Glines, de l'entreprise de cybersécurité Norse, cité par le site de la chaîne.

Reste, dans ce cas, à savoir qui peut être responsable de l'attaque en question, ce qui a donné lieu à d'intenses spéculations, même si, affirmait récemment un ancien responsable de la cybersécurité au sein du FBI, «les choses ne se passent pas forcément comme dans un film à la John Le Carré». Plusieurs théories ont émergé ces derniers jours: en voici trois.

1.Le Lizard Squad

Ce groupe est celui qui a revendiqué la récente cyberattaque contre le Sony Playstation Network ainsi que contre le réseau de jeu en ligne de la Xbox de Microsoft. Comme l'explique le Telegraph, il ne serait pas forcément lié au terrorisme international ni à la Corée du nord: la localisation de plusieurs de ses membres aurait été située en Angleterre et aux Etats-Unis. Il n'est pas exclu cependant, comme l'expliquait récemment Vox, qu'un groupe de hackers responsable de l'attaque ait cédé des données ou offert sa collaboration à la Corée du nord.

2.Une ancienne employée vindicative

Comme l'explique CNN, des coupes de personnel ont été opérées au sein de la division de sécurité de Sony, ce qui pourrait expliquer pourquoi une femme se présentant comme une ancienne employée de l'entreprise a revendiqué en ligne, sous le nom de Lena, avoir collaboré à l'attaque. «Cela ressemble vraiment au travail d'un ancien employé vindicatif», a déclaré au Telegraph Kurt Stammberger, vice-président de Norse. «Elle était pile à la bonne position pour pirater le système.» Selon des informations citées par la chaîne CBS, cette femme aurait travaillé chez Sony pendant dix ans avant de quitter l'entreprise en mai.

3.La Russie

La veille de Noël, le New York Times citait une étude de la société de cybersécurité Taia Global, qui a mené une analyse linguistique des messages laissés en anglais par les hackers et en a conclu, au vu des fautes de traduction et de grammaire, qu'il était plus probable qu'ils soient russophones. Petit bémol: cette analyse n'a pu être menée que sur un échantillon de 2.000 mots, trois fois moins que celui qu'on considère nécessaire pour parvenir à un résultat fiable. A noter par ailleurs que la Russie a soutenu la Corée du nord en jugeant que la colère de Pyongyang face au film était «assez compréhensible».

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