Monde

L'organisation Etat islamique n'arrive toujours pas à être un vrai Etat

Repéré par Grégor Brandy, mis à jour le 26.12.2014 à 13 h 33

Repéré sur The Washington Post, via Reader

Des militants de l'État islamique célèbrent la prise de la ville de Taqba, le 24 août 2014. REUTERS/Stringer.

Des militants de l'État islamique célèbrent la prise de la ville de Taqba, le 24 août 2014. REUTERS/Stringer.

Toujours pas de passeport, pas de devise, des écoles qui ne fonctionnent quasiment pas, peu de médecins et des maladies en augmentation. La vision des régions contrôlées par l'organisation Etat islamique présentée dans un article du Washington Post repéré par Reader est loin des vidéos de propagande où l'on peut voir un gouvernement fonctionnel.

A Mossoul, en Irak, faute de chlore, l'eau n'est plus potable. L'hépatite s'y répand et la farine se fait de plus en plus rare. A Racca, en Syrie, les ordures ne sont plus ramassées. La nourriture n'est pas plus abondante qu'à Mossoul. L'eau et l'électricité ne sont disponibles que trois ou quatre heures par jour.

Pour un activiste syrien, «l'idée que c'est bien organisé et que c'est une entité administrative est fausse. C'est seulement une image». C'est ce que confirme un travailleur humanitaire, pour qui «l'Etat islamique est devenu trop gros pour s'auto-réguler».

Mais malgré tout cela, malgré les règles strictes, les exécutions publiques pour meurtre, blasphème... le quotidien américain estime qu'une rebellion n'est pas un risque pour l'organisation. Les habitants ont trop peur des représailles et l'absence d'alternative les dissuade de se plaindre. Pour certains, la présence de l'organisation est d'ailleurs toujours mieux que celle de Bachar el-Assad.

 

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