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Les voitures sans conducteur de Google sont trop gentilles sur la route

Repéré par Vincent Manilève, mis à jour le 11.02.2015 à 20 h 35

Repéré sur Google+, The Oatmeal, The Verge

L’imagination de Google n’a pas de limite: si ses Google glass peinent à se développer, le géant américain mise désormais gros sur ses voitures sans pilote.

Le prototype finalisé de Google (via Google+).

Le prototype finalisé de Google (via Google+).

En mai 2014, Google dévoilait les premières images de tests en situation avec sa voiture autonome. On y voyait des gens invités à essayer ce véhicule sans volant, et en ressortir épatés par les prouesses de ce petit véhicule deux places.

 

La société californienne a bien avancé depuis et vient de dévoiler la version finale de son prototype de voiture sans conducteur sur Google+.

Grâce à une caméra cachée sur le toit dans un gyrophare, la Google Car est censée «voir» la route grâce à une caméra à 360° et gérer elle-même les choix de direction à prendre. Et pour ceux déjà inquiets de croiser ces véhicules près de chez eux, il faut savoir que la petite voiture ne peut pas dépasser les 40 km/h.

Le créateur du site The Oatmeal a pu tester la Google Car, séduit par son design «mignon» et «adorable», qui vise à décourager tout conduite ou comportement agressifs vis-à-vis d'elle. «Des études psychologiques ont montré que, quand on demandait à des participants de casser des objets inanimés, ils remplissaient moins leur mission si l’objet a un visage», explique The Oatmeal. Ce qui est le cas de la voiturette autonome, définitivement kawaii, avec trois phares avant dessinant un visage fort jovial.

Et il en faut de l’attendrissement pour ne pas perdre ses nerfs, bloqué à 40 km/h dans ce véhicule trop «timide».

«Elle roule lentement de façon délibérée, explique le site, et j’ai eu l’impression que l’on risquait plus d’énerver les gens que de leur faire du mal.»

Par le passé, lors de tests sur circuits, les ingénieurs avaient programmé les premiers prototypes pour les rendre plus «agressifs». La voiture folle dérapait souvent et crissait les pneus dès que possible, raconte The Oatmeal, «terrifiant» de nombreux stagiaires.

Evidemment, cette nouvelle version n’est pas parfaite. Par exemple, alors que le feu venait de passer au vert, la voiture n’a pas bougé. Un piéton hésitait à traverser, ne sachant pas comment la Google Car allait réagir, ce qui perturba l’analyse de cette dernière. De plus, ces véhicules ne sont pas encore prêts pour affronter la pluie, la neige, où des chantiers qui ne seraient pas indiqués dans leur GPS.

Mais il reste un des arguments les plus forts de la voiture: elle n’a pas de chauffeur.

«Aux Etats-Unis, 30.000 personnes meurent chaque année d’un accident de voiture, […] et dans 40% des cas, le chauffeur n’appuie jamais sur le frein.»

De plus, les personnes âgées ou handicapées pourraient se déplacer beaucoup plus facilement. De quoi convaincre des bienfaits d’une voiture autonome, pour peu qu’on fasse confiance à son intelligence artificielle.

Les résultats sont jusque-là prometteurs car, comme le soulignait The Verge en septembre, la Google Car a totalisé «plus d’un million de kilomètres sans accident» (sauf une fois, où un conducteur humain était responsable). Les tests sont toujours en cours dans les rues de Californie, où se trouve le siège de Google, et devraient gagner les rues d’autres Etats dans le pays, comme le Nevada, le Michigan ou la Floride, qui autorisent désormais ce genre de véhicules. 

L'article a été mis à jour le 11 février 2015. Une précédente version qualifiait le créateur de The Oatmeal de journaliste, ce qu'il n'est pas. 

 

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