Culture

Joe Cocker chantait, mais il fallait aussi le voir danser

Temps de lecture : 2 min

Le chanteur est décédé lundi 22 décembre 2014, à l'âge de 70 ans.

Joe Cocker ne se déhanchera plus sur scène. Le chanteur britannique est mort ce lundi 22 décembre des suites d'un cancer, à l'âge de 70 ans. Pour son agent, Bernie Marshall, cité par la BBC, et dont la déclaration est reprise dans Le Monde, «c'était à n'en pas douter le plus grand chanteur britannique de rock-soul. Une vraie star, mais un homme humble et gentil qui adorait la scène. Tous ceux qui l'ont vu ne l'oublieront jamais.»

De nombreux médias ont déjà republié la vidéo de sa version de «With a Little Help From my Friends» des Beatles, lors du festival de Woodstock, en 1969. On pouvait alors le voir se déhancher bizaremment, tout en interprétant l'une des plus belles reprises de l'histoire de la musique.

Comme le rappelait le site The L Magazine, «Joe Cocker savait qu'il avait l'air un peu bizarre quand il se produisait sur scène; il plissait les yeux et se recroquevillait, donnant parfois l'impression qu'il n'avait pas de cou, le tout, en balançant les bras. On aurait dit qu'il était dans une camisole de force et qu'il essayait de s'échapper.»

Celui qui avait le mieux réussi à imiter cette attitude, c'était John Belushi, le créateur des Blues Brothers, avec Dan Aykroyd. Dans les années 70, John Belushi était surtout l'un des membres originels de l'émission Saturday Night Live, où l'un des personnages qu'il avait créé se moquait gentiment du jeu de scène de Joe Cocker, ce qui amusait le chanteur britannique.

En 1976, les deux hommes s'étaient retrouvés sur le plateau de l'émission de NBC pour chanter «Feelin' Alright». Et comme l'explique CBS Boston, une radio locale, «la meilleure partie de tout cela est peut-être le fait que Cocker reste imperturbable, et concentré avec ses facéties habituelles pendant que Belushi les copie –tout en se tenant à côté de lui».

Newsletters

17 octobre 1961: quelles traces reste-t-il du massacre des Algériens à Paris?

17 octobre 1961: quelles traces reste-t-il du massacre des Algériens à Paris?

Dans un documentaire sonore produit par Binge Audio, Tristan Thil exhume des archives poignantes.

Avec «8 Rue de l'Humanité», Dany Boon fait rimer Covid et vide

Avec «8 Rue de l'Humanité», Dany Boon fait rimer Covid et vide

Directement sorti sur Netflix, le nouveau film du réalisateur de «Bienvenue chez les Ch'tis» se distingue avant tout par son sens de la blague éculée. Tout ça pour ça.

«Pleasure», la pornographie comme modèle et comme défi

«Pleasure», la pornographie comme modèle et comme défi

Le film de Ninja Thyberg accompagne une jeune fille dans les méandres de l'industrie du hard californienne.

Podcasts Grands Formats Séries
Slate Studio