Monde

Payez vos impôts, ou on prend votre chat

Repéré par Vincent Manilève, mis à jour le 22.12.2014 à 16 h 13

Repéré sur BBC, Tass, Interfax

La rédaction de Slate.fr au complet (ou presque) est sous le choc: en Russie, le fisc a menacé un contribuable de lui prendre ses chats s’il ne payait pas ses impôts.

Un chaton British shorthair Photo Wikimedia CC via Cav.web20

Un chaton British shorthair Photo Wikimedia CC via Cav.web20

Ils n’auront peut-être pas sa liberté de penser, mais peut-être ses chats. Dans plusieurs cités sibériennes, les percepeturs ont trouvé un moyen imparable de mener à bien leur mission: menacer les contribuables de saisir leurs animaux de compagnie s’ils refusent de payer leurs impôts.

La méthode peut paraître extrême, mais c’est ce qui est arrivé à un étudiant russe, comme le rapporte la BBC. Alors qu’il devait la modique somme de 12.000 roubles (177 euros) à l’Etat, le jeune homme a reçu la visite du fisc, qui exigeait le règlement de ses dettes sur le champ. Mais comme ce dernier ne possédait aucun objet de valeur chez lui, les créanciers ont jeté leur dévolu sur son chat British shorthair, et trois de ses chatons, qui couraient dans l’appartement.

«Comme les animaux ont un pedigree et sont chers, les représentants de la loi ont décidé "d'arrêter" la couvée de chats», a indiqué un des membres du tribunal de la région à l’agence Interfax, dont les propos sont cités par la BBC.

Si l'étudiant a fini par payer, les exemples de ce type se multiplient dernièrement en Russie.

L’agence russe Tass rapporte également que, en août dernier, quatre chatons ont été «arrêtés» après que leur propriétaire, une ancienne femme d’affaires, n’a pas payé un fonds de pension comme elle aurait dû. Elle a finalement pu garder ses chatons après avoir réglé ses dettes.

Même chose il y a quelques jours à Krasnoïarsk, autre ville de Sibérie, selon l’agence Interfax. Un homme qui devait 20.000 roubles (298 euros) de factures s’est fait saisir Yasmine, son chat (Bristish shorthair aussi, décidément), mais aussi un «petit lapin duveteux» appelé Bailli

Comment peut-on permettre autant de cruauté?

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