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Des commandos nord-coréens pour attaquer les centrales nucléaires américaines

Temps de lecture : 2 min

Kim Jong-un sur cette photo que l'agence officielle nord-coréenne KCNA dit avoir été prise le 20 mars 2013. REUTERS/KCNA
Kim Jong-un sur cette photo que l'agence officielle nord-coréenne KCNA dit avoir été prise le 20 mars 2013. REUTERS/KCNA

La Corée du nord est redevenue aux Etats-Unis le principal ennemi à abattre. Il faut dire que le régime de Kim Jong-un fait tout pour cela. Le piratage des fichiers informatiques de Sony Pictures en représailles contre un film ayant pour sujet un projet d’assassinat loufoque contre le suprême leader nord-coréen marque une nouvelle étape dans l’histoire de la cyberguerre. Cela prouve une fois encore que le régime de Pyongyang, qui s’est doté de l’arme nucléaire, a des capacités parfois insoupçonnées. Et en plus la menace était assortie d'une référence explicite aux attaques du 11 septembre 2001 pour empêcher la sortie du film «The Interview».

Du coup, les informations plus ou moins sérieuses se multiplient dans les médias américains sur les projets d’agression du régime nord coréen. la Corée du nord aurait ainsi cherché à envoyer sur le sol américain dans les années 1990 des commandos infiltrés ayant pour mission d’attaquer des centrales nucléaires et de grandes métropoles en cas de conflit.

Cette information est issue d’un rapport déclassifié de la Defense Intelligence Agency (DIA), les services de renseignement de l’armée américaine. Il est daté du 13 septembre 2004 et révèle que cinq unités de commandos nord coréens ont été entraînées pour des opérations clandestines aux Etats-Unis.

Selon le rapport, le Bureau de Reconnaissance du Ministère des forces armées populaires de Corée du nord «a créé 5 unités de liaisons au début des années 1990 pour entrainer et infiltrer des agents aux Etats-Unis afin d’attaquer les centrales nucléaires et les plus grandes villes en cas d’hostilité… L’une des raisons ayant conduit à la mise en place de ces unités et l’infiltration d’agents était la lenteur des progrès pour développer un missile balistique à plusieurs étages…».

La Corée du nord dispose aujourd’hui en théorie de deux missiles à longue portée capables de toucher les Etats-Unis: le Taepodong-2 qui est un missile balistique et le KN-08 mobile et se déplaçant sur route mais qui n’a pas encore été testé.

Le rapport de la DIA est à prendre avec certaines précautions. La version qui est consultable est fortement caviardée. Il s’agit d’une information dite «brute» provenant d’une seule source. Elle a été obtenue par des journalistes au nom de la loi sur le Droit à l’information qui contraint les autorités américaines à rendre public des documents secrets.

Un autre document du DIA de 1998 révèle qu’un transfuge américain, ancien officier de l’US Air Force capturé par la Corée du nord, seulement identifié comme «Jackson» travaillait alors en Corée du nord pour le Bureau de Reconnaissance sur les infrastructures américaines.

Cités par le magazine FreeBeacon, deux experts américains de la Corée du nord, Mark Sauter et Bill Cowan, estiment qu’il est possible que des agents dormants nord coréens soient encore présents sur le territoire américain et capables d’agir s’ils en recevaient l’ordre. «Ce serait une erreur de la part du gouvernement américain de ne pas considérer que la Corée du nord est capable de lancer une attaque terroriste aux Etats-Unis», conclut Mark Sauter.

Slate.fr

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