Economie

Les voitures de luxe ne sont pas seulement pour les riches

Repéré par Eric Leser, mis à jour le 21.12.2014 à 10 h 50

Repéré sur Jalopnik

Des vieilles Peugeot miniatures. REUTERS/Charles Platiau

Des vieilles Peugeot miniatures. REUTERS/Charles Platiau

Quand il s’agit d’acheter une voiture d’occasion, il faut bien mesurer la valeur de ce qu’on acquiert. La valeur du véhicule sur le marché (sa cote) et sa valeur d’usage sont deux éléments distincts. Parfois, les deux n’ont pas forcément un rapport évident et cela permet de faire de bonnes affaires, au moins en terme de plaisir, de confort, d’environnement et pourquoi pas même de luxe.

C’est ce qu’explique en détail le site Jalopnik qui aux Etats-Unis est une référence de la passion automobile sous toutes ses formes.

Ce qu’il nous montre, c’est que les voitures de luxe modernes, c’est-à-dire relativement récentes, connaissent une dépréciation accélérée et qu’il est possible quand on n’est pas forcément riche d’en profiter à condition de le faire judicieusement et de bien mesurer le coût d’acquisition, le coût d’usage qui comprend carburant, assurance et entretien et la dépréciation. Dans l’équation du luxe automobile accessible, le coût d’acquisition doit être assez faible, la dépréciation peu importante car elle a déjà été réalisée et le coût d’usage est la donnée cruciale.

L’auteur de l’article, Tavarish, nous explique qu’il a acheté au fil des années de nombreuses BMW et Mercedes de haut de gamme dont leurs propriétaires se lassent au bout de trois à quatre ans et dont la valeur résiduelle est alors de l’ordre de 40% à 30% du prix d’achat et qu’en attendant encore quelques années de plus elle descend à moins de 20%. C’est exactement la même chose en France. Ce sont des véhicules qui en général, quand il s’agit d’une première et d’une deuxième main, ont été bien entretenus et sont fiables et bien construits. Tavarish conduit actuellement une Mercedes classe S qui lui a coûté, réparations comprises, moins de 6000 dollars (moins de 5000 euros) et «est la voiture la plus fiable que je n’ai jamais eu».

Et il n’y a pas que les allemandes Audi, BMW, Mercedes, Porsche. Il y a aussi les anglaises comme Jaguar, Range-Rover; les Japonaises comme Lexus, Acura, Infinity; les Américaines comme Cadillac ou Lincoln et les suédoises, Volvo voire Saab qui peuvent entrer dans cette catégorie. Oui je sais, il n’y a pas de Françaises…

Il faut évidemment faire ses devoirs, à savoir prendre le maximum d’information sur la fiabilité du modèle et de la marque sur laquelle vous avez jeté votre dévolu. Il faut aussi distinguer, ce qu’on ne fait pas assez, trois éléments dans le jugement porté sur une voiture d’occasion. Il y a sa fiabilité (la fréquence des pannes), sa finition (le soin avec lequel le véhicule a été construit) et sa durabilité (la résistance au vieillissement liée à la qualité des composants et de la conception).

Les trois éléments sont évidemment liés mais distincts. Une voiture bien finie peut ne pas être fiable. Une voiture durable, qui résiste bien au temps, peut connaître des successions de petites pannes ou avoir une finition médiocre.

Maintenant, la plupart du temps ces modèles sont à la fois luxueux et solides. «Ils sont incroyablement complexes, mais une telle attention a été accordée aux détails et à la rigidité qu’ils deviennent souvent les standards de l’industrie pour les années à venir, non seulement en terme de qualité de fabrication mais aussi de sécurité…».

La caractéristiques de nombreuses voitures de haut de gamme, c’est qu’elles seront détenues une partie de leur vie par des personnes qui n’ont pas les moyens de les acheter neuves. Ce serait dommage de ne pas chercher à en profiter.

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