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Voici le poète cubain dont Barack Obama est fan

Grégor Brandy, mis à jour le 17.12.2014 à 20 h 49

Barack Obama annonce un rapprochement entre les Etats-Unis et Cuba, le 17 décembre 2014. REUTERS/Doug Mills/Pool

Barack Obama annonce un rapprochement entre les Etats-Unis et Cuba, le 17 décembre 2014. REUTERS/Doug Mills/Pool

Les Etats-Unis et Cuba se rapprochent. Après plus de 50 ans d'embargo, raconte Le Monde, les relations des deux pays sont «proches d'êtres normalisées» et Barack Obama a prononcé à cette occasion un discours: 

 

Dedans, en plus de quelques passages en espagnol, dont un «Somos todos americanos» («Nous sommes tous américains»), Barack Obama a également cité José Martí.

«La liberté est le droit pour tout homme d'être honnête»

Mais qui est, vous demandez-vous, ce José Martí? Un homme politique et poète cubain du XIXe siècle qui a fondé le parti révolutionnaire cubain. Son objectif était d'obtenir l'indépendance du pays. Il est mort au combat en 1895, pendant la guerre d'indépendance, avant de pouvoir voir Cuba libéré de l'Espagne, en 1898. La constitution cubaine (de 1976) se réclame d'ailleurs de son héritage en le citant à de nombreuses reprises.

«Guidés par la pensée de José Martí et les idées politiques et sociales de Marx, Engels et Lénine.» [...]

«Nous proclamons notre volonté que la loi des lois de la République soit inspirée par le voeu profond, enfin atteint, de José Martí: "Je veux que la première loi de notre République soit le culte des Cubains à la pleine dignité de l'homme."»

Et c'est ou bien, le seul poète cubain dont Obama est connaissance, ou bien celui dont il est le plus fan. Car ce n'est pas la première fois qu'il le cite dans un de ses discours: en mai 2008, alors qu'il n'était encore qu'un sénateur en course pour la Maison Blanche, il avait repris une autre citation de Martí dans un discours sur l'Amérique latine:

«Ce n'est pas assez de venir à la défense de la liberté avec des efforts épiques et intermittents quand elles est menacée à des moments qui semblent critiques. Chaque moment est critique pour la défense de la liberté.»

Pas une référence très pointue, selon le site Reason plus cultivé que nous, qui assurait alors:

«Après les platitudes sur la liberté les citations obligatoires de José Martí, Obama a jalonné au travers d'une poignée de positions politiques de fond.»

Mais le président américain doit vraiment beaucoup l'aimer car il s'est même peut-être inspiré de lui dans son discours prononcé lors de son élection à la présidence en 2008. Ce 4 novembre-là, il avait prononcé un discours dans lequel il déclarait:

«C'est la réponse donné par les jeunes et les vieux, les riches et les pauvres, les démocrates et les républicains, les noirs, les blancs, les latinos, les amérindiens, les homosexuels, les hétéros, les handicapés, les valides –les Américains qui ont envoyé un message au monde qui explique que nous n'avons jamais été une collection d'état rouges [républicains] et bleus [démocrates]; nous sommes et nous serons toujours les Etats-Unis d'Amérique»

Et pour certains, c'était un clin d'oeil à José Martí, auteur de cette phrase:

«L'Homme est plus que blanc, plus que mulâtre, plus que noir. Le Cubain est plus que blanc, plus que mulâtre, plus que noir.»

Grégor Brandy
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