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Au Pakistan, on compte en moyenne quatre attaques d’écoles par semaine

Temps de lecture : 2 min

Une prise d’otages vient de faire plus de 130 morts dans une école de Peshawar.

Des rescapés de l'attaque au Pakistan. REUTERS/Khuram Parvez.
Des rescapés de l'attaque au Pakistan. REUTERS/Khuram Parvez.

Mardi 16 décembre, six talibans armés et équipés d’explosifs ont attaqué une école de Peshawar, dans le nord-ouest du Pakistan, zone sous tension en raison du conflit avec l'Inde autour du Cachemire et de l'opposition entre chiites et sunnites. Le bilan provisoire de l'attaque fait état d’au moins 130 morts, en majorité des enfants, et de dizaines de blessés.

L’armée du pays est rapidement intervenu sur les lieux, visés justement parce qu’ils abritent des enfants de militaires, selon le message de revendication des talibans envoyés à l’AFP. «Nos kamikazes sont entrés dans l'école», a affirmé un porte-parole des talibans, mais «ils ont pour instruction de ne pas toucher aux enfants mais de cibler le personnel militaire».

Une consigne qui n'a donc pas été respectée. Il s'agit de l’attaque la plus sanglante depuis des années, mais ce n’est pas la première fois que cette école est attaquée. Dans le pays, depuis quelques années, «des centaines d’écoles pour filles et garçons [...] ont été détruites», explique Libération. L’organisation Global Coalition to Protect Education from Attack (GCPEA) rappelle de son côté que, entre 2009 et 2012, il y a eu 838 attaques contre des écoles, «plus que dans n’importe quel autre pays, laissant des centaines d’écoles détruites». Cela fait plus de quatre attaques par semaine en moyenne. Et le résultat est dramatique: «des centaines de milliers d'enfants se sont retrouvés sans éducation», estime le GCPEA.

Le symbole de cette offensive contre l’école au Pakistan reste Malala Yousafzai, jeune activiste attaquée par les talibans, qui voulaient mettre fin à son combat en faveur de l’éducation des jeunes filles. Après avoir survécu à un tir dans la tête lors d’une de leurs attaques, elle a entrepris un voyage à travers le monde pour alerter la communauté internationale sur la situation des enfants au Pakistan et vient de recevoir le prix Nobel de la paix, conjointement avec l'Indien Kailash Satyarthi.

Lors de son discours de remise, Malala a déclaré:

«Pourquoi les pays qu'on dit puissants sont-ils si forts à provoquer des guerres mais si faibles pour apporter la paix? Pourquoi donner des armes est-il si facile quand donner des livres est si difficile? Pourquoi est-il si facile de construire des chars mais si difficile de construire des écoles? […] Je continuerai ce combat jusqu'à ce que je voie tous les enfants à l'école.»

Slate.fr

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