Monde

Voici les informations fausses qui circulent sur la prise d'otages de Sydney

Repéré par Grégor Brandy, mis à jour le 15.12.2014 à 12 h 59

Repéré sur The Sydney Morning Herald

Deux policiers près du café Lindt à Sydney, où les otages sont actuellement retenus, ce lundi 15 décembre 2014. REUTERS/Jason Reed.

Deux policiers près du café Lindt à Sydney, où les otages sont actuellement retenus, ce lundi 15 décembre 2014. REUTERS/Jason Reed.

Une prise d'otages est toujours en cours, ce lundi 15 décembre depuis 10 heures, heure locale (soit minuit en France), à Sydney, en Australie. Un homme retient plusieurs dizaines de personnes dans un café. Cinq ont déjà réussi à quitter les lieux.

Le preneur d'otages a accroché un drapeau islamique, qui n'est cependant pas un drapeau de l'organisation Etat islamique.

Comme dans chaque situation de ce type, de nombreuses informations, parfois non vérifiées et parfois contradictoires, circulent. Le Sunday Morning Herald a décidé de les lister.

Le site du quotidien australien explique ainsi qu'il n'y a pas de raids en cours à Lakemba, qu'un homme a été arrêté près de Martin Place mais qu'il n'a rien à avoir avec l'opération de police en cours. L'espace aérien n'a pas été fermé au-dessus du centre d'affaires de Sydney. Le Harbour Bridge non plus.

Le Sunday Morning Herald rappelle également qu'Uber n'a pas intentionnellement fait monter les prix pour quitter le centre d'affaires. Il précise aussi qu'on ne sait pas vraiment si la réception mobile a volontairement été bloquée sur la zone. Enfin, si l'on n'entend plus parler des demandes du preneur d'otages, c'est parce que la police a demandé aux médias de ne pas les publier et de les retirer s'ils l'ont déjà fait.

Dans le même état d'esprit, en septembre 2013, après la tuerie du Washington Navy Yard, le site américain de surveillance des médias On the Media avait publié un guide du breaking news. On y découvrait une liste que les lecteurs, auditeurs et télespectateurs devaient suivre pour être sûrs de ne pas relayer de mauvaises et fausses informations.

Cette liste rappelait ainsi qu'il ne faut pas faire confiance aux sources anonymes (2), chercher les médias les plus proches de l'incident (6), comparer les sources (7), faire attention avant de retweeter sur son compte (9).

En 2013, après les attentats à la bombe à l'arrivée du marathon de Boston, le journaliste de Slate.com Farhad Manjoo avait donné un conseil un peu plus radical aux personnes qui voulaient suivre les événements et savoir ce qui se passe: 

«Quand vous entendez ce type d'histoire à la télévision, dirigez-vous vers votre écran. Assurez-vous de l'avoir bien éteint. Ensuite, sortez votre téléphone, supprimez l'application Twitter, coupez vos emails et peut-être même annulez votre forfait. Débranchez votre ordinateur. [...] Nous recevons ces informations beaucoup plus vite que nous n'avons le temps de les interpréter. Nous sommes informés par des photos prises par des téléphones et des témoins trouvés sur les réseaux sociaux, et des sources un peu douteuses comme le scanner de la police. Il y a un fossé entre les faits et leur compréhension, entre trouver des photos en ligne et essayer de trouver comment elles s'insèrent dans une histoire. Ce qui finit par remplir ce trou, c'est la spéculation. Sur Twitter et les chaînes d'info en continu, les gens collectent quelques trucs et réfléchissent à haute voix à ce qu'ils peuvent en faire.»

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