Science & santé

L'impressionnante ruée vers la reproduction des crabes rouges de l'île Christmas menacée par le réchauffement climatique

Repéré par Cécile Chalancon, mis à jour le 14.12.2014 à 12 h 48

Repéré sur Mother Jones, Université Princeton, Parks Australia

Les crabes rouges | Photo Parks Australia

Les crabes rouges | Photo Parks Australia

Dans quelques jours, en principe les 18 et 19 décembre, devrait avoir lieu une scène extraordinaire et pourtant régulière sur l’île Christmas, en Australie : des milliers et des milliers de crabes rouges devraient déferler pour se reproduire. Attention les yeux, les images sont impressionnantes:

Les crabes sous un tunnel | Photo Australia Parks

Les femelles descendent la falaise | Photo Parks Australia

Les crabes arrivent | Photo Parks Australia

Chaque année, raconte Mother Jones, des «millions de crabes rouges adultes –d’abord les mâles, ensuite les femelles– détalent des forêts du centre de l’île Christmas, à travers l’île, pour rejoindre les plages de l’océan Indien. Leur but: organiser une sex party de crabes géante –pour s’accoupler et pondre».

Les bébés crabes | Photo Caitlyn Pink | Parks Australia

Ella Morton, d’Atlas Obscura, l’explique sur Slate.com :

«La plus grande partie de l’année, les crabes rouges (…) errent discrètement dans la forêt. Mais, dès que la saison des pluies arrive en octobre, les crabes (…) transforment le sol, l’herbe et les routes en un tapis rouge rampant

Les Rangers de Parks Australia ont installé des clôtures le long des routes, ainsi que des passages souterrains pour les protéger des voitures (et inversement):


Mais ces crabes sont en danger, le réchauffement climatique les menace.

En effet, leur migration se fait à la saison des pluies, parce qu’ils sont fragiles et supportent mal la chaleur.

Selon une étude de l’université Princeton publiée en 2013, le cycle de reproduction des crabes est lié la quantité de pluie et au moment auquel cette pluie tombe. Une saison des pluies irrégulière pourrait être préjudiciable à ces animaux, et à tous ceux qui en dépendent. Leurs recherches ont montré que les crabes ne se lancent dans leur migration que s’il y a eu au moins 22 millimètres de précipitations. Or, avec le phénomène climatique El Niño, la sécheresse frappe de plus en plus l’océan Indien.

Cette année, les protecteurs de la faune de Parks Australia, qui s’occupent de l’île Christmas soulignent qu’il faisait encore très chaud et sec la semaine dernière, mais qu’une bonne pluie tombée durant le week-end devrait aider les femelles.

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