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Eric Schmidt nous invite (oh surprise!) à nous détendre avec l'intelligence artificielle

Temps de lecture : 2 min

 Robby the Robot: Into The Unknown!  par JD Hancock | FlickR licence cc by

C'est au tour de l'un des pontes de Google de prendre part au grand débat sur l'intelligence artificielle (IA). Qui vise à savoir si ou non, l'humanité doit avoir peur de machines pensantes autonomes.

Après Stephen Hawking, qui par deux fois, a mis en garde l'humanité contre les effets dévastateurs de l'IA; après Elon Musk, fondateur de Paypal aujourd'hui aux commandes des voitures Tesla et du projet Space X, qui s'est montré tout aussi inquiet que le célèbre physicien, voilà donc Eric Schmidt qui donne son avis. Et, oh surprise! il ne va pas vraiment dans le sens de ces illustres compères.

«Ces préoccupations sont normales, a concédé le président du conseil d'administration de Google lors d'un événement organisé par le Financial Times ce 9 décembre. Elles sont aussi, dans une certaine mesure, malavisées

Notamment en ce qui concerne l'impact, souvent supposé négatif, des ordinateurs et de l'informatisation en général sur l'économie et le travail, précise Wired, qui relaie les paroles d'Eric Schmidt. Ce dernier aurait en effet affirmé:

«Il y a beaucoup d'élements qui prouvent que quand les ordinateurs arrivent, les salaires augmentent. Il y a beaucoup d'élements qui prouvent que les personnes travaillant avec des ordinateurs sont mieux rémunérées que les personnes sans.»

Toujours selon le site spécialisé américain, Eric Schmidt aurait néanmoins précisé que la crainte suscitée par la perspective d'une intelligence artificielle était légitime en matière d'éducation; l'homme fort de Google redoutant que les Etats ne s'ajustent pas suffisamment et assez vite aux défis posés par les nouvelles technologies.

Comme ne manque pas de le rappeler Wired, le discours d'Eric Schmidt n'a rien d'étonnant: Google investit massivement, ces dernières années, dans les tâches automatisées (voitures sans chauffeur, maison dite «intelligente»), l'intelligence artificielle... Un coup d'oeil aux dernières acquisitions du géant suffit pour s'en convaincre:

«Sociétés de robotique, d'objets et de maisons connectés, d'intelligence artificielle, et donc, avec Titan Aerospace, de drones... Auxquelles il faudrait aussi ajouter les nombreux brevets déposés, ou la création de Calico, censée combattre «l’âge et toutes les maladies qu’on peut y associer», listions-nous dans un article recensant les acquisitions publiques et connues de Google.

«Un possible aperçu de ce que nous réserve l'avenir du réseau, concluions-nous alors. Où Google entend bien se rendre indispensable.»

Rappelons par ailleurs que l'entreprise compte aussi dans ses rangs «l'un des plus fidèles représentants du mouvement transhumaniste (selon lequel l'humanité s'augmentera grâce aux nouvelles technologies et accédera ainsi à une nouvelle phase): Ray Kurzweil, connu pour sa consommation quotidienne de centaines de pillules», écrivions-nous également il y a quelques jours. Ce dernier est aujourd'hui chargé de «l'apprentissage automatisé et le traitement du langage» chez Google, dont le duo fondateur, Larry Page et Sergey Brin, est lui-même largement investi dans ces thématiques de moins en moins futuristes.

C'est peut-être cela qui est d'ailleurs le plus angoissant: la question de l'intelligence artificielle est suffisamment prégnante pour qu'elle devienne un enjeu de débat, motivant la prise de parole de penseurs et bâtisseurs de ce monde. Ce n'est plus de la science-fiction.

Même si Eric Schmidt, là encore, se veut rassurant: lors de la même conférence, il a ainsi minimisé les prouesses des machines actuelles, en expliquant une expérience menée au sein de Google.

Les chercheurs de la société avaient constitué un réseau neuronal artificiel, dans lequel 11.000 heures de vidéo YouTube avaient été injectées, raconte Wired. Dans le but de voir ce que le réseau aurait pu en tirer. Aurait pu apprendre.

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Résultat: «Il a découvert le concept de "chat", a déclaré un Eric Scmidt dépité. Je ne sais pas bien ce qu'il faut en dire, à part que voilà où nous en sommes.» En même temps, peut-être cela signifie-t-il surtout que la machine nous a parfaitement cernés. Car les chats façonnent bel et bien l'Internet des humains, non?

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