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Pourquoi la France n'a pas la culture du coming-out

Ellen Page, le 3 mars 2014. REUTERS/Danny Moloshok.

Ellen Page, le 3 mars 2014. REUTERS/Danny Moloshok.

En 2014, les coming-out de personnalités de premier plan, dont Tim Cook et Ellen Page, ont été relativement nombreux outre-Atlantique. En France, rien. Une différence qui renvoie à des oppositions culturelles profondes.

«Je suis ici aujourd’hui parce que je suis gay. Et parce que… peut-être que je peux changer les choses. Pour aider les autres à vivre une vie plus simple et avec plus d’espoir. Aussi parce que je sens que j’ai une obligation personnelle et une responsabilité sociale.»


Le 14 février 2014, devant un parterre de jeunes militants de l’organisation LGBT américaine Human Rights Campaign (HRC), l’actrice hollywoodienne Ellen Page, vue dans Juno, Bliss, Inception ou X-Men, soulève l’émotion en révélant publiquement son homosexualité. Le 30 octobre 2014, c’est au tour de Tim Cook, PDG d’Apple, de déclarer «Je suis fier d’être gay» dans une tribune publiée dans Bloomberg Businessweek. Une sortie du placard pas si surprenante pour les plus fins observateurs, mais d'une importance symbolique pour le patron de la première capitalisation mondiale.

Comme en 2012 et 2013, les coming-out de personnalités ont fréquemment fait la une des journaux et magazines en 2014 aux États-Unis, et plus généralement dans le monde anglo-saxon. Robin Roberts, coprésentatrice de l’émission Good Morning America, sur ABC le 30 décembre 2013, Michael Sam, l’un des plus grands espoirs de la National Football League (NFL), en février, Ellen Page quatre jours après, Tyler Glenn, chanteur pop-rock mormon, en mars, Daniel Franzese, acteur apparu dans Mean Girls ou La Guerre des mondes, en avril, Derrick Gordon, jeune prodige du basketball universitaire, en mai, Vicky Beeching, théologienne et chanteuse chrétienne, en août, Rob Kearney, champion de Strongman, en octobre, Ty Herndon et Billy Gilman, deux chanteurs de country qui ont révélé leur homosexualité presque simultanément le 24 novembre dernier, ou encore Connor Franta, jeune YouTuber de 22 ans aux 3,6 millions de followers.


Bref, pas un mois sans qu’un artiste ou une personnalité politique ou médiatique ne sorte du placard. Voire un sportif, même si c'est plus rare: le dernier en date à oser le coming-out tranquille a été Dale Scott, un arbitre de la Ligue professionnelle de baseball (MLB), aujourd'hui le seul sportif en activité «out» au sein des quatre grandes ligues masculines professionnelles (NBA, MLB, NFL, NHL); et marié depuis 2013.

A l’inverse, du côté des personnalités françaises, RAS. Seule Adèle Haenel, actrice révélée par La Naissance des pieuvres –de la réalisatrice out Céline Sciamma–, L’Apollonide et plus récemment Les Combattants, a tenté un timide coming-out lors de la cérémonie des César en février dernier, presque passé inaperçu. Interviewée en juin par le magazine Têtu, elle s’en tiendra à une petite justification politique:

«Je me suis surtout dit que je ne voulais pas faire chier les gens. Franchement, je n’ai pas envie d’entrer dans l’intime, ça me saoule. Mais pour moi, il y a juste un endroit où c’est politique et ça s’arrête là, et c’est cet endroit-là. Je ne vais pas faire des déclarations, je ne suis pas à l’aise. Par ailleurs, c’était aussi sincère. […] Je n’ai pas envie d’être un porte-drapeau, moi, j’ai envie de faire des films et du cinéma plus que de faire de la politique, mais c’est quand même mélangé.»

Au lendemain du coming-out du patron d’Apple, Didier Lestrade, chroniqueur pour Slate et co-fondateur d’Act Up-Paris en 1989, regrettait d’ailleurs cette situation. «Personne pour émettre le moindre avis sur l'impossibilité d'un coming-out équivalent en France», observait l’ancien rédacteur en chef de Têtu. «La France est donc isolée sur ce sujet. Personne ne fait du coming-out son agenda. Pas de journée particulière, pas de dynamique sur cette question. Tous les mois, on apprend qu'une célébrité a fait son coming-out à l'étranger, mais personne en France.»

Un effet boule de neige 

Alors, comment comprendre cette vague de coming-out qui semble épargner le rivage français? Mais déjà, est-elle aussi exceptionnelle qu’on pourrait le penser? «Si on prend les sportifs, par exemple, il n’y a pas tant de coming-out que ça en proportion, tempère Bénédicte Mathieu, ancienne journaliste sportive au Monde, qui anime désormais la chronique «Terrains de Jeux» sur le média LGBT Yagg.  Mais ce qui est intéressant, c’est que cela touche des sportifs dans des sports emblématiques. Ça nous parle énormément parce que ce sont également des sports mondiaux et mondialisés.»

Reste que les coming-out successifs de Megan Rapinoe (football, 2012), Jason Collins (basketball, 2013), Robbie Rodgers (football, 2013), Brittney Griner (basketball, 2013), Michael Sam (football américain, 2014), Derrick Gordon (basketball, 2014), Pat Patterson (catch, 2014), Dale Scott (baseball, 2014) et bien d’autres attestent d’un véritable effet boule de neige qui ne semble pas prêt de s’arrêter. «Le terrain est plus défriché qu’en France, poursuit Bénédicte Mathieu. Je suis persuadée que les sportifs français ont peur de se retrouver porte-drapeau et de perdre des sponsors.»

Interrogé par 20minutes.fr au lendemain du coming-out de Michael Sam et à la veille des Jeux Olympiques de Sotchi, en février dernier, Jacques Lizé, porte-parole du Paris Foot Gay, déconseillait carrément à tout joueur de Ligue 1 de sortir du placard.  Un comble pour une association sportive qui lutte contre l’homophobie et pour la visibilité dans le sport. L’association Les Dégommeuses, par l’intermédiaire de sa présidente Cécile Chartrain, a répondu par un appel collectif au coming-out, laissé sans réponse…

A l’inverse, aux Etats-Unis, Nike se veut aujourd’hui une marque inclusive et signe des contrats avec des athlètes out comme Brittney Griner, basketteuse des Mercury de Phoenix, sélectionnée en équipe nationale depuis 2011. Les ligues professionnelles et les sponsors s’engagent contre l’homophobie et les coming-out sont encouragés et salués. 

Un contexte politique et social beaucoup plus favorable

Le contexte politique et social y est évidemment pour beaucoup. Alors que, depuis les débats autour de l’ouverture du mariage aux couples homos, la société française s’est crispée sur la question des identités sexuelles et de genre, aux Etats-Unis, la bataille pour l’égalité des droits a pris une tournure extrêmement positive. Elle se joue dans les tribunaux et non plus au niveau politique –le Parti Républicain n’en fait même plus un sujet de débat, mis à part quelques élus réfractaires– et l’opinion publique est aujourd’hui majoritairement en faveur du l’extension des droits. «Je pense que le contexte américain est plus favorable. On n’est pas aidé par le clivage qui s’est installé en France sur la question du mariage», commente Bénédicte Mathieu.

Car faire son coming-out, c’est aussi un geste politique qui crée de la visibilité. «Le contexte politique et social permet de déplacer la conversation, explique Michael Stambolis-Ruhstorfer, doctorant en sociologie à l’université de Californie à Los Angeles (UCLA). Aux Etats-Unis, il y a des réactions encore plus tranchées, ce qui peut inciter les gays et lesbiennes à sortir du placard puisque on voit l’intérêt de faire son coming-out pour contrer les discours homophobes.» D’un autre côté, si le coût du coming-out reste élevé, il a fortement diminué dans certaines sphères alors qu’à l’inverse, le coût de l’homophobie a pour sa part augmenté ces dernières années. Le succès d’une carrière ne dépend plus du placard.

«Aujourd’hui, on voit clairement que les gays et les lesbiennes peuvent être haut placés et exercer des métiers respectables: Ellen Page et Neil Patrick Harris sont deux célébrités qui en sont l’exemple incarné», confie Matthew Breen, rédacteur en chef du magazine LGBT américain The Advocate. Côté français, «les faiseurs de carrière déconseillent à leurs poulains toute révélation sur leur sexualité, tout juste bonne selon eux à nourrir la presse people et les réseaux sociaux», décryptait Oscar Héliani dans un dossier sur l’impossibilité du coming-out dans le showbiz, publié en février 2014 dans Têtu.

Rôle déterminant des associations

Le rôle des institutions et des associations LGBT est déterminant pour comprendre la situation américaine. «Le National Coming-out Day, d’abord», souligne Michael Stambolis. Célébrée tous les 11 octobre en Amérique du Nord depuis la seconde marche à Washington pour les droits des gays et des lesbiennes en 1987, cette journée du coming-out pour tous et toutes est un appel à la visibilité des LGBT. Même chose du côté de la campagne It’s Get Better contre le suicide des jeunes homos, qui a progressivement mis en scène des personnalités out.

«Le milieu associatif n’est pas le même non plus. Les assos américaines sont très riches, très institutionnalisées et très liées aux partis politiques, ce qui aide à la mise en scène des coming-out et des personnes connues, poursuit le jeune chercheur en sociologie. Comme l’Etat fédéral ne joue pas son rôle dans la protection des personnes LGBT à l’égard des discriminations, il y a la place pour les voix des homos connus.» «Et puis, le sport américain est blindé d’associations pour les droits des homos, comme le You Can Play Project, qui mène beaucoup de campagnes contre les discriminations», renchérit  pour sa part Bénédicte Mathieu.

Sans compter le Victory Fund, une fondation politique créée en 1991, qui soutient et coache les candidats ouvertement homos ou trans aux élections locales et nationales, et dont le slogan parle pour son action: «Out to Win»«Out pour gagner». La fondation a notamment mis en lumière David Cicilline, représentant de Rhode Island depuis 2011 au Congrès américain et ancien maire de Providence, ou Lupe Valdez, shérif du comté de Dallas depuis 2005. Preuve d’un vent nouveau, cet été, d'anciens membres de l’administration Bush révélaient au site Politico les coulisses d'un pouvoir imprégné par la philosophie du placard.

Le coming-out, un langage proprement américain?

Plus nuancé, Tim Joanny Madesclaire, rédacteur en chef de Prends-moi, le site des sexualités gays, relativise la tendance au coming-out pour les personnalités publiques américaines. «Le contexte français ne rend pas très pertinent le coming-out. On le vit comme une imposition du modèle anglo-saxon.» Et d’ajouter: «En France, ce n’est pas un enjeu légal, alors qu’aux Etats-Unis, ça l’a été. Jusqu’aux années 1970, le coming-out était illégal à Hollywood, dans la fonction publique, etc.»


The Celluloid Closet, documentaire sur l'homosexualité à Hollywood.

Geste politique et symbolique, le coming-out prendrait ainsi tout son sens dans le contexte américain, notamment en raison d’un modèle politique national particulier fondé sur la reconnaissance des communautés. «La question de l’homosexualité ne rentre pas dans le logiciel républicain universaliste», commente Bruno Perreau, professeur de sociologie au Massachusetts Institute of Technology (MIT) et ancien professeur de gender studies à Sciences Po Paris. «Le modèle assimilassionniste de la France produit des politiques qui minimisent les différences entre les minorités et la majorité», analysent de leur côté Michael Stambolis et Abigail Saguy dans leur article «Pourquoi le terme de coming-out signifie différentes choses aux Etats-Unis et en France», publié dans le numéro de décembre 2014 de la revue Sociological Forum.

Inversement, le modèle multiculturel américain suppose que les minorités –dont les lesbiennes, les gays et les bisexuels– créent des communautés distinctes et se battent pour leurs droits en tant que membre d’un groupe. Les deux sociologues poursuivent:

«Chacun des deux modèles peut être vécu comme contraignant. En France, les membres des minorités sexuelles peuvent se sentir obligé de cacher leur sexualité pour faire ressortir leurs similarités, alors qu’aux Etats-Unis, ils peuvent se sentir contraint d’être ouvertement eux-mêmes.»

Et Bruno Perreau de prolonger sa réflexion:

«La façon dont le sentiment d’appartenance au groupe a été posé est très différente aux Etats-Unis par rapport à la France. Aux Etats-Unis, être un bon citoyen, c’est être intégré dans des plus petits espaces que la nation: les communautés. L’identité est donc fondée sur "appartenir" ou "ne pas appartenir" au groupe, le terme de "communauté" n’est pas tabou. Alors qu’en France, l’identité est fondée sur "savoir si on en est" ou "savoir si on n’en est pas", c’est-à-dire clarifier sa situation, se mettre en règle avec son identité.

 

Aux Etats-Unis, le coming-out, cela ne veut pas dire se révéler publiquement, c’est surtout entrer dans une communauté donnée, et comme être un bon citoyen, c’est être un bon citoyen dans sa communauté, le coming-out fait sens. Lors de son coming-out, Ellen Page intervient pour les autres, mais aussi pour se donner un espace de vie.»

Auteur de Queer French. Globalization, Language and Sexual Citizenship in France en 2007, Denis Provencher aborde lui le coming-out sous l’angle du langage et du discours. «Le coming-out témoigne de la facilité de dire "Je" dans le modèle anglo-américain», affirme ce professeur de French Studies à l’université du Maryland à Baltimore. Mais cet individualisme du discours n’explique pas tout. «Le coming-out de Michael Sam n’est pas seulement un acte individuel, il se fait en réponse, en dialogue, avec l’expression des formes de répression dans le sport.»

Une frontière floue entre vie publique et vie privée

Car la plus grande propension au coming-out chez les personnalités américaines repose peut-être aussi sur un storytelling, un récit de soi, qui rend opaque la frontière entre vie publique et vie privée. «Au niveau juridique comme au niveau psychologique, il y a un rapport à soi qui n’est pas formulé de la même manière, décrypte Bruno Perreau. Les Etats-Unis, c’est une culture du témoignage, de la déposition. Quand on s’exprime, le rapport aux identités est donc plus totalisant qu’en France.»

Professeur au Wellesley College, près de Boston, Scott Gunther a travaillé sur ce qui, d’un point de vue juridique, pouvait expliquer l’histoire particulière de la libération homosexuelle en France. Son livre Le Placard élastique. Une histoire de l’homosexualité en France de 1942 à aujourd’hui montre notamment comment la République française à la fois protège et contraint ses citoyens gays à rester au placard. Un système toujours à l’œuvre dans les mécanismes de protection vis-à-vis l’outing –le fait de révéler publiquement l’homosexualité d’un individu sans son consentement, comme cela est arrivé, en France, à des personnalités politiques comme Jean-Luc Roméro, Steeve Briois ou dernièrement Florian Philippot–, qui n’existent pas aux Etats-Unis.

Sur le rapport à la vie privée, Scott Gunther est catégorique. «La distinction entre les sphères privée et publique est plus forte en France qu'aux États-Unis, dissèque-t-il. Aux États-Unis, la séparation privée/publique est plus floue. Il est intéressant de noter que la protection de la vie privée [en anglais "privacy"] n'est jamais mentionnée dans notre Constitution. Elle est ce qu'on appelle un "penumbral right", c'est à dire un droit qui n'est pas mentionné explicitement mais un droit qui existe dans les "ombres" de la Constitution.»

Mais l’autre différence, c’est surtout «l'importance de la parole dans le système américain», ajoute-t-il.  «Prêter serment n'a pas la même importance en France qu'aux Etats-Unis, par exemple. Aux Etats-Unis, il y a une liste de ce qu'on appelle "crimes of veracity", c'est à dire les crimes de mensonge, qui entraînent des peines bien plus sévères qu'en France. Dans un climat où la parole prend une telle importance, le besoin de faire son coming-out est plus grand aussi», conclut le chercheur.

Dans la vie politique américaine, la mise en scène de soi est primordiale, notamment celle de sa propre vie familiale pour apparaître comme un bon représentant. «La maire de Houston, au Texas, Annise Parker, va dire qu’elle est lesbienne et mariée», constate Michael Stambolis. «Mais pas tant pour parler de sa sexualité que de sa vie familiale.» Bref, être «out» pour paraître «honnête» avec soi, mais surtout avec ceux qu’on compte administrer.

Des arènes médiatiques plus accueillantes 

Mais si les coming-out des personnalités publiques sont si relayés et salués, c’est que les médias et la presse nord-américaine sont également plus attentifs au sujet. «La presse française n’a pas beaucoup d’appétence car l’homosexualité n’est pas un enjeu», estime Tim Joanny Madesclaire. «Le coming-out est un phénomène médiatique, ajoute Denis Provencher, un récit universel dans le sens où les médias eux-mêmes renforcent certaines de ces histoires et on peut se reconnaître dedans.» Les personnalités LGBT qui sortent du placard deviennent ainsi des role models, incités à défendre la communauté.

Et, à chaque coming-out ces dernières années, les soutiens médiatiques, des people ou du personnel politique, ont été très nombreux outre-Atlantique, jusqu’à Barack Obama lui-même. «Quand le basketteur Jason Collins et le footballeur Michael Sam sont sortis du placard, le président Obama les a félicités et a souligné leur courage», se rappelle Matthew Breen, également rédacteur en chef adjoint de Out Magazine, un mensuel qui célèbre la visibilité LGBT dans ses tops 50 des LGBT les plus influents ou top 100 des LGBT de l’année –c’est d’ailleurs Ellen Page qui a remporté la palme en 2014.

«L’étendue des pouvoirs des médias est telle que l’étendue de la mise en scène de soi est différente», relève également Bruno Perreau. Et les shows télévisuels sont pour beaucoup dans la meilleure appréhension du coming-out, car on peut plus facilement y parler de soi. Prenons The Ellen DeGeneres Show, animé par la comédienne considérée comme la lesbienne la plus influente des Etats-Unis par Out Magazine. Si on ose l’analogie, difficile de voir dans l’émission de Laurent Ruquier, ouvertement gay, un espace médiatique équivalent où on peut parler et faire son coming-out.

Au contraire, Ellen DeGeneres, comme Stephen Colbert ou Oprah Winfrey, n’hésitent pas une seule seconde à revenir allégrement sur le sujet –comme dernièrement avec le chanteur britannique Sam Smith, multi-nominé aux Grammy Awards cette année. «Oprah Winfrey a accueilli Jason Collins sur son plateau pour discuter de la difficulté de faire son coming-out, de la force et du courage qu’il fallait pour le faire dans le sport, etc, note le rédacteur en chef de The Advocate. Ce genre d’écho montre aux jeunes que le coming-out, c’est être vraiment soi, se dresser contre les forces d’oppression et être honnête.»


Néanmoins, pour les chercheurs, sous l’effet de la globalisation et de l’uniformisation de la culture gay et lesbienne sur le modèle nord-américain, les différences s’estompent. Notamment sur la compréhension du coming-out. «La culture française est en train de changer. Pendant longtemps, ça a été une culture de séparation de la vie privée et de la vie publique, jusqu’à ce que Sarkozy arrive. Aujourd’hui, les journalistes posent plus de question», retient Michael Stambolis. Et Bruno Perreau de conclure: «Reste à savoir combien de temps encore les blocages dureront.» Et qui sera le Ellen Page ou le Tim Cook français.

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