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Nous pleurons moins de 5 minutes lors d'une crise de larmes (mais certains disent tenir 1 heure)

Repéré par Andréa Fradin, mis à jour le 08.12.2014 à 11 h 43

Repéré sur The New York Mag

"My watery eye». par Mohammed Mustafa | FlickR

"My watery eye». par Mohammed Mustafa | FlickR

Une journaliste du New York Mag s'est demandé combien de temps, en moyenne, nous pleurions lors d'une crise de larmes. Une question sur laquelle les scientifiques se sont assez peu penchés, explique-t-elle, à l'exception d'un certain Ad Vingerhoets, psychologue à l'université de Tilburg aux Pays-Bas. Ce dernier a demandé à 5.000 jeunes adultes:

«Combien de temps a duré votre dernière crise de larmes? Et quelles émotions ont suscité ces larmes?»

Source: The New York Mag.

Le chercheur a partagé ses résultats avec la journaliste, et il apparaît que la grande majorité du panel, hommes et femmes, affirment en moyenne pleurer moins de cinq minutes. Certains, moins de 10% d'entre eux néanmoins, estiment la durée de leur dernière crise de larmes à plus d'une demi-heure, voire plus d'une heure. Ces derniers restent néanmoins très minoritaires, et il ne faut pas oublier que ces estimations reposent uniquement sur les déclarations des sujets de l'étude –qui peuvent avoir surestimé un gros chagrin.

De même, il est notable que les hommes déclarent pleurer moins longtemps que les femmes en moyenne. Là encore, le fait de devoir estimer et affirmer soi-même la durée de ses pleurs joue probablement dans l'équation, comme le remarque le New York Mag.

Ad Vingerhoets précise par ailleurs que pour les hommes, les pleurs durent plus longtemps lorsqu'ils sont associés à «la peur, l'humiliation et la frustration». Les deux premiers sentiments joueraient aussi le rôle de déclencheurs chez les femmes, la culpabilité se substituant néanmoins à la frustration, poursuit le psychologue.

Pleurer est un acte complexe, qui s'acquiert très tôt: c'est notamment «un important comportement de survie pour les bébés», écrivait le Research Digest début janvier, comme nous le relayions alors sur Slate. A ce titre, il permet aux nourrissons de transmettre des informations sur leur état émotionnel (quand ils ont peur, faim, etc.). Et peuvent tout aussi bien ne refléter aucune peine ou besoin

D’après une étude de l’université de Harvard, les crises de larmes des bébés pourraient même viser à «monopoliser l’attention de leurs parents, [pour] les épuiser nerveusement et physiquement, et les empêcher ainsi de préparer un deuxième bébé», écrivions-nous en avril dernier.

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