Culture

Voici des vêtements en fourrure... fabriqués de manière éthique

Repéré par Charlotte Pudlowski, mis à jour le 07.12.2014 à 14 h 12

Repéré sur Modern Farmer, Washington Post, Le Monde

Lors de l'exposition Enfance royale, à Londres, des bottines portées par le Prince Albert Edward en 1842 à Buckingham Palace; le 24 juillet 2014. REUTERS/Toby Melville

Lors de l'exposition Enfance royale, à Londres, des bottines portées par le Prince Albert Edward en 1842 à Buckingham Palace; le 24 juillet 2014. REUTERS/Toby Melville

Cette année, la fourrure était de retour sur les podiums, mais en synthétique, comme l'expliquait Le Monde en octobre dernier: 

«Puisque la mode a décidé de revisiter les années 1970, elle s'est acharnée sur l'une des matières-phares de la décennie: la fourrure synthétique à poils longs, qui commençait alors à faire concurrence à la vraie. Comble du snobisme, même les marques de luxe se sont emparées de l'acrylique sauvage. La seule vraie bonne nouvelle de cette affaire, c'est qu'il est inutile de tuer un animal innocent pour obtenir un manteau en poils de synthèse. Il suffit d'empoisonner quelques mètres cubes d'atmosphère à coup de produits chimiques sophistiqués.»

Petite Mort

Paquin appréciait la polysémie française de Petite mort: l'orgasme est pour elle un état «qui requiert la participation du corps entier, c'est dans cette entièreté que je voulais mettre mes clients» explique-t-elle.

Depuis, la vraie, vraie bonne nouvelle, c'est qu'une créatrice a trouvé une option pour ne torturer les animaux ni n'empoisonner l'atmosphère: la fourrure faite à partir d'animaux morts. Le site Modern Farmer explique: «Le terme "fourrure éthique" peut avoir l'air d'un oxymore (...) mais la fondatrice de la marque Petite Mort, Pamela Paquin, a réussi à légitimer le terme, créant de luxueuses pièces en peau, faites à partir –attention– d'animaux écrasés sur la route, aux Etats-Unis». Une sorte de fourrure accidentelle, résume le Washington Post. 

Paquin se sert des victimes animales des routes de Nouvelle-Angleterre, pour en faire des accessoires vendus plus de 1.000 dollars chaque. Elle ne risque pas de manquer de matière: selon Culture Change, citée par Modern Farmer, environ 1 million d'animaux sont tués sur la route, chaque jour aux Etats-Unis. Alors que, selon Born Free USA, 50 millions d'animaux y sont tués chaque année pour en faire de la fourrure. Il était d'ailleurs déjà question, dans le pays, de se servir de ces morts accidentelles pour en faire de la viande.

Richesse et éthique

«Mais son but n'est pas seulement de faire de l'argent, assure le Washington Post. Elle veut faire avec la fourrure une déclaration de mode éthique et durable». Avant de se lancer dans la fourrure, Paquin travaillait d'ailleurs comme consultante pour le développement durable, pour combattre la mauvaise utilisation des ressources naturelles. 

Sa méthode résoudrait les problèmes soulignés par les virulents associations de défense des animaux, comme Peta. Leur problème concerne la maltraitance des animaux pour prendre leur fourrure: notamment leur dépeçage alors qu'ils sont encore vivants, les conditions dans lesquelles ils sont gardés, élevés, alimentés etc.  

Cela permettrait aussi d'échapper à la fourrure synthétique, qui n'est pas tout à fait idéale pour l'environnement... 

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