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Au Sierra Leone, l'épidémie d'Ebola a presque éliminé l'excision

Temps de lecture : 2 min

A Freetown, le 21 octobre 2014. REUTERS/Josephus Olu-Mamma.
A Freetown, le 21 octobre 2014. REUTERS/Josephus Olu-Mamma.

Au Sierra Leone, où plus de 1.600 personnes sont mortes du virus Ebola depuis mai dernier, la peur de la contamination a fait nettement reculer la pratique de l'excision des filles, révèle un article d'Al Jazeera.

Il n'y a pas de statistiques officielles, mais aussi bien les militants anti excision que les «soweis», les femmes qui pratiquent cette mutilation génitale, affirment que ces opérations traditionnelles ont cessé.

Au cours des derniers mois, le ministère de la Santé a créé des campagnes d'information pour éduquer les exciseuses à propos de la transmission du virus. Une fille porteuse de la maladie pourrait en effet contaminer une «coupeuse» (ou l'inverse), et un couteau mal nettoyé pourrait transmettre le virus à d'autres filles. Depuis début novembre, la pratique de l'excision est donc passible d'une amende de 115 dollars, explique la journaliste Nina Devries.

En octobre dernier, les membres de la société secrète Bondo, qui pratique les rituels d'initiations au cours desquels les jeunes filles sont mutilées, ont promis de suspendre les excisions jusqu'à la fin de l'épidémie d'Ebola.

Les associations de défense des droits des femmes veulent tenter de profiter de cette pause pour encourager l'abandon de cette pratique dangereuse et dégradante, qui touche plus de 80% des femmes du Sierra Leone.

La journaliste d'Al Jazeera a interviewé Ann-Marie Caulker, une militante des droits des femmes qui a créé Namep, une association qui aide notamment les «soweis» à apprendre d'autres métiers, tels que la couture et la coiffure. Elle considère l'épidémie d'Ebola comme une occasion d'encourager un plus grand nombre d'exciseuses à se reconvertir, d'autant plus que certaines n'ont pas vraiment choisi d'exercer ce métier qui se transmet souvent de mère en fille.

Slate.fr

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