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Bientôt la fin des «captchas», ces gribouillis qui vérifient que vous êtes bien humain

Temps de lecture : 2 min

Captcha par MS | FlickR
Captcha par MS | FlickR

Fini les gribouillis incompréhensibles que bon nombre de sites Internet vous demandent de déchiffrer, et de retaper sur votre clavier, avant d'envoyer un formulaire, ou d'accéder à une autre page. Cette étape pénible, appelée «CAPTCHA», et développée par Google en 1997, devrait progressivement disparaître du web, indique le site Vox.

Sur son blog consacré à la sécurité, Google a annoncé ce 3 décembre avoir mis sur pied une nouvelle technique, moins contraignante. Pour rappel, le but des CAPTCHAs n'est pas seulement d'embêter les internautes, mais de vérifier que telle ou telle requête sur une page web provient bien d'un humain, et non d'un bot informatique (une tâche automatisée qui peut par exemple se connecter à un site pour spammer les commentaires).

Problème: les gribouillis que l'internaute devait déchiffrer pour prouver son humanité «étaient toujours plus complexes et déformés, ce qui rendait la connexion à un site de plus en plus pénible», écrit Vox.

Désormais, Google explique qu'il se contentera de directement demander à l'internaute s'il est un robot. Un membre de l'équipe en charge des CAPTCHAs, Vinay Shet, a expliqué à Wired que le simple mouvement du curseur sur la page peut aider à révéler un robot automatisé. Le site ajoute que «les adresses IP et les cookies apportent des preuves que l'utilisateur est le même humain sympathique que Google se rappelle avoir vu ailleurs sur le web». D'autres techniques seraient utilisées, mais l'entreprise préfère les garder secrètes, pour éviter que les tentatives de spam, par exemple, ne se sophistiquent.

Si la simple question «êtes-vous un robot?» ne suffisait pas à déterminer l'origine de la requête, une autre étape, là encore moins pénible que la retranscription d'un texte tordu, est susceptible de s'activer. Il s'agirait d'un simple jeu d'images, dans lequel il faudrait identifier celles qui sont similaires à une première, qui sert de référence. Par exemple, trouver des petits chats ou des dindons. Pas trop compliqué, donc.

Certains esprits chagrins ne manqueront pas d'accueillir cette nouvelle par un cinglant «il était temps!», tant l'agacement provoqué par les captchas était fort. Et a en plus déjà généré des propositions alternatives.

En 2009, Slate.com racontait même que Moni Naor, un informaticien, avait suggéré dès 1996 neuf tests différents et bien plus marrants pour prouver l'humanité des internautes, comme «un quiz où il faut identifier l'individu qui ne porte aucun vêtement».

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