Economie

Un Noël sans Amazon: l'entreprise pourrait «perdre» près de 4 millions d'euros en Grande-Bretagne

Repéré par Claire Levenson, mis à jour le 04.12.2014 à 9 h 38

Repéré sur The Guardian

Des employés d'Amazon en Californie, le 30 novembre 2014. REUTERS/Noah Berger

Des employés d'Amazon en Californie, le 30 novembre 2014. REUTERS/Noah Berger

Depuis l'appel du groupe Amazon Anonymous lancé le 18 novembre en Grande-Bretagne, plus de 11.000 personnes ont signé une promesse en ligne dans laquelle ils s'engagent à ne pas faire leurs courses de Noël sur Amazon, rapporte The Guardian. 

Selon les organisateurs de la campagne, cela signifie que ces consommateurs «éthiques» dépenseront plus de 3 millions de livres sterling (soit 3,8 millions d'euros) dans d'autres boutiques, et que leur argent n'ira donc pas dans les poches d'Amazon. Chaque signataire indique en effet combien il prévoit de dépenser pour son shopping de fin d'année, et les sommes sont additionnées pour arriver au total d'argent qu'Amazon aura «perdu» à cause du boycott.

Amazon Anonymous est un collectif de consommateurs créé en 2013 qui tente de faire pression sur le géant du commerce Internet pour qu'il améliore les conditions de travail de son personnel.

Dans plusieurs pays, Amazon est en effet accusé de traiter ses employés comme du bétail, avec pauses chronomotrées, bas salaires et, aux Etats-Unis, un système de sécurité draconien qui impose aux travailleurs de faire des queues de 30 minutes (non rémunérées) afin que l'entreprise puisse vérifier que rien n'a été volé. Le groupe britannique critique aussi la politique fiscale de l'entreprise, qui est officiellement domiciliée au Luxembourg afin de payer moins d'impôts au Royaume-Uni.

Le fondateur de l'initative explique au Guardian qu'il pense pouvoir doubler le nombre de promesses de boycott dans les deux semaines à venir. Les organisateurs reconnaissent que se passer d'Amazon peut être difficile, et ils ont donc créé un guide de shopping éthique qui recommande plusieurs magasins alternatifs qui traitent mieux leur personnel.

La multinationale américaine est habituée à être boycottée, et dans certains cas, ces campagnes ont permis quelques améliorations limitées. Le magazine Time rappelle notamment qu'en 2011, un journal local avait révélé que des employés de Pennsylvannie travaillaient dans des hangars où la température montait parfois à 37,7 degrés. L'entreprise avait même installé des ambulances à la sortie, en cas de déshydratation. Plus de douze mille personnes avaient alors boycotté Amazon pendant les fêtes de fin d'année, et l'entreprise avait finalement décidé d'installer l'air conditionné...

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour réaliser des statistiques de visites, vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêt et nous suivre sur les réseaux sociaux. > Paramétrer > J'accepte