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Un Indien part faire le djihad en Irak et se retrouve à nettoyer les toilettes

Temps de lecture : 2 min

Un militant de l'Etat islamique, dans la ville syrienne de Tabqa, le 24 août 2014. REUTERS
Un militant de l'Etat islamique, dans la ville syrienne de Tabqa, le 24 août 2014. REUTERS

Il ne s'attendait pas vraiment à ça. Quand il est parti avec trois autres personnes il y a six mois pour rejoindre les rangs de l'organisation Etat islamique, un jeune étudiant en ingénierie indien imaginait qu'il irait au combat... pas qu'il passerait la plupart de son temps en Irak à faire les corvées, parmi lesquelles, nettoyer les toilettes utilisées par les djihadistes.

C'est l'histoire que raconte le Washington Post, qui se base sur plusieurs articles de médias indiens. Après six mois passés en Irak, Areeb Majeed est désormais retenu par les autorités antiterroristes indiennes. Selon ZeeNews, il a été arrêté le 28 novembre à son retour à Bombay. Il est accusé de «conspiration en vue de commettre un acte terroriste et d'être membre d'un groupe terroriste étranger banni ainsi que de [...] "se livrer à la guerre contre la nation"».

Sur place, il aurait cependant vite découvert que le djihad n'était pas aussi cool que ça. Selon des détails divulgués par des sources anonymes de l'agence de renseignements nationale indienne (NIA), le jeune homme de 23 ans a dû aller chercher l'eau, s'occuper des autres combattants et laver leurs toilettes.

The Times of India rapporte qu'Areeb Majeed a également été blessé par balle –mais aucun détail n'est donné sur les circonstances– au niveau du cou:

«Ce n'est qu'après les avoir suppliés que j'ai été emmené à l'hôpital. Je me soignais moi-même, mais la blessure empirait, vu que nous n'avions pas de véritables traitements ou de nourriture dans les campements militaires.»

Areeb Majeed avait été recruté six mois plus tôt sur Internet. Il a donné les noms de contacts locaux qui lui auraient permis de rejoindre le groupe en Irak. Il détaille également les exactions du groupe terroriste:

«Il n'y a jamais eu de guerre sainte et aucune des prédications des livres saints n'était suivie. Les combattants de l'organisation Etat islamique ont violé beaucoup de femmes, là-bas.»

S'il est revenu, raconte ZeeNews, c'est à cause de la pression parentale, a-t-il expliqué à la NIA. Et, malgré son expérience, «il aimerait rejoindre le groupe s'il en a la possibilité».

Slate.fr

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