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La mystérieuse machine d'Anticythère, plus vieux calculateur au monde, serait encore plus vieille que ce que l'on pensait

 The Antikythera Mechanism, au musée national d’archéologie d’Athènes.   par Tilemahos Efthimiadis | FlickR licence cc by

 The Antikythera Mechanism, au musée national d’archéologie d’Athènes. par Tilemahos Efthimiadis | FlickR licence cc by

Elle prédisait les éclipses...

Découverte en 1901 au large de l'île grecque d'Anticythère, la machine du même nom reste à ce jour l'une des découvertes archéologiques les plus intriguantes.

Personne ne sait avec certitude qui l'a construite, ni d'où elle provient, explique le New York Times. En revanche, les chercheurs savent que ce mécanisme, dont seule une partie subsiste, était révolutionnaire: il permettait de prédire les éclipses de la Lune et du Soleil, le mouvement des planètes, ou bien encore la date des prochains Jeux olympiques. Un appareil tel que beaucoup le compare au tout premier calculateur!

Mais le plus extraordinaire est qu'il a fallu attendre plus d'un millénaire, écrit le New York Times, avant de voir réapparaître sur Terre une technologie similaire à ce complexe assemblage de bronze.

Mieux encore: selon de récentes recherches, dont les conclusions ont été publiées en novembre dans la revue Archive for History of Exact Sciences, la machine d'Anticythère serait encore plus vieille qu'imaginé. Jusque-là, et malgré les maigres indices à leur disposition, les scientifiques dataient le plus souvent son apparition aux alentours de 87 avant Jésus-Christ, résume le site Science Alert, soit peu de temps avant qu'un navire la transportant sombre et l'entraîne aux fonds des mers, entre 85 et 60 avant Jésus-Christ.

Selon les nouveaux travaux de l'historien argentin Christián C. Carman et du physicien américain James Evans, la machine remonterait en réalité plus de 100 ans auparavant, à quelque 205 avant Jésus-Christ. Le calendrier du mystérieux mécanisme aurait en effet été programmé pour débuter à cette date, explique le New York Times.

Ce qui veut dire que la machine d'Anticythère n'est pas due au génie mathématique des Grecs, comme on le pensait jusque-là, mais à celui des Babyloniens, dont se sont inspirés les Grecs.

Pour vous aider à vous faire une idée de l'apport de la machine d'Anticythère à la science, le site I Fucking Love Science a une excellente illustration:

«Si un tel appareil avait survécu, Kepler aurait pu trouver la tâche d'expliquer les orbites des planètes bien plus facile à accomplir. Bien que les concepteurs [de cette amchine] n'avaient probablement pas compris pourquoi la Lune ralentissait ou accélérait dans son orbite, ils en étaient suffisamment conscients. En fait, le mécanisme le reproduisait précisément.»

Pour rappel, Johannes Kepler est mort en 1630. Soit plus de 1.800 ans après la machine d'Anticythère.

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