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Sur Twitter, on suit plutôt des utilisateurs avec le même prénom que nous

Repéré par Léa Bucci, mis à jour le 01.12.2014 à 11 h 46

Repéré sur Technology Review

«So What is this Twitter Thing?»Alan Levine via Flickr CC License by

«So What is this Twitter Thing?»Alan Levine via Flickr CC License by

Nos homonymes nous attirent sur Twitter. Nous aurions tendance à les suivre plus volontiers que les autres utilisateurs, selon une étude menée par une équipe de chercheurs en science de l'information de l’Université de Californie du Sud à Marina Del Ray, que relaye Technology Review.

Pour cela, les scientifiques ont mis en place une base de données de 52 millions d’utilisateurs de Twitter basés aux Etats-Unis et inscrits avant 2009, qui inclut également les 1,9 milliard de liens qui existent entre eux. Ils ont pris en compte cinq prénoms courants aux Etats-Unis: Michael, John, David, Chris et Brian, et ont compté, parmi leurs abonnements, combien d’utilisateurs portaient le même prénom qu’eux.

Les résultats ont montré que les hommes sont à 30% plus susceptibles de suivre leurs homonymes sur Twitter.

L’expérience a également été réalisée sur cinq prénoms féminins courants: Jennifer, Jessica, Ashley, Sarah et Amanda. Cette fois-ci, il semble que les femmes soient à 45% plus susceptibles de suivre d’autres utilisatrices avec le même prénom qu’elles.

Les chercheurs ont aussi pris en compte le fait que des individus de même ethnie ou de même âge puissent avoir des prénoms similaires:

«Par exemple, le prénom Emma était très populaire pour les filles nées entre 2002 et 2012, mais moins populaire avant, ce qui signifie qu’une Emma aurait plus de chances d’aller à l’école avec une autre Emma et d’ici aurait une chance d’entrer en contact.»

Mais l’effet est valable même en tenant compte du sexe, de l’âge, de l’ethnie et de la position géographique de l’utilisateur. Pour l’instant, le phénomène est inexplicable, mais son utilisation pourrait s’étendre à d’autres domaines:

«Les bases derrière ces effets ont des répercussions au-delà de la psychologie, comme de comprendre comment le fait qu’une image positive de soi-même soit transférée à d’autres identités est important dans des domaines qui vont de l’étude de l’homophilie à la publicité personnalisées et à la formation de liens sur les réseaux sociaux.»

Par exemple, les publicités personnalisées de Coca-Cola mettent en avant l’identité de leurs consommateurs et attirent ainsi le client en flattant son ego.

Avant de tomber sur les résultats énoncés, les scientifiques cherchaient à étudier l’«effet nom-lettre», dans les marques que suivent les utilisateurs sur Twitter. Cet effet suggère que nous serions plus enclins à aimer des marques, des villes ou encore des emplois qui partagent une lettre en commun avec notre prénom, ce qui s’expliquerait par l’égoïsme implicite, une préférence inconsciente pour des choses que l’on peut rattacher à nous.

Mais cet effet nom-lettres serait très limité sur Twitter, puisqu’il n’a été constaté que pour huit des marques considérées par les chercheurs. Il s’est révélé non significatif pour trois marques et sans effet pour deux autres.

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