France

Les attaques électroniques sur le site de l'UMP peuvent-elles avoir des conséquences sur le résultat?

Repéré par Charlotte Pudlowski, mis à jour le 29.11.2014 à 11 h 22

Repéré sur France Info, Europe1

Nicolas Sarkozy pendant la campagne pour la présidence de l'UMP, le 7 novembre 2014. REUTERS/Philippe Wojazer

Nicolas Sarkozy pendant la campagne pour la présidence de l'UMP, le 7 novembre 2014. REUTERS/Philippe Wojazer

Depuis l’annonce d’attaques électroniques sur le site de l'UMP, sur lequels les adhérents doivent voter pour élire le nouveau président du parti, certains s'inquiètent d'une annulation possible du scrutin, ou d’un résultat faussé. Mais dans son interview à France info samedi matin, Luc Chatel, secrétaire général de l’UMP, qui a confirmé et expliqué ces attaques, a précisé:

«Nous savions que nous allions être attaqués, le prestataire que nous avions choisi nous l’avait dit(…).»

Le secrétaire général a fermement nié toute possibilité que cela engendre des doutes sur l’issue du scrutin:

«Tout ça avait été anticipé. (...) Ca fait des jours et des jours que nous nous préparons à ce scrutin, nous avions choisi un expert qui était rôdé, d’une société prestatrice de service, à ce type d’élections. Et nous l’avions encadré par un autre expert indépendant qui l’a audité depuis plusieurs jours, et qui avait paré à toute éventualité, qui avait fait des tests en amont. Ce type d’attaques que nous avons eu hier, [le deni de service] nous l’avions testé ces derniers jours. (…) Nous avions anticipé et pris des dispositions pour parer à cela.»

 

Les attaques de déni de servicequi «consistent à faire vaciller un site sous les demandes de connexions de millions de machine», telles que celle dont est victime l’UMP, sont d’ailleurs très courantes. Andréa Fradin l’expliquait sur Slate en avril 2013: 

«la mise en oeuvre de ces attaques ne demande pas de compétences très poussées: il y a même une application pour ça, revendiquée par certains Anonymous».

Le politologue Thomas Guénolé, qui a étudié la technique de l'élection pour la présidence de l'UMP, confiait d'ailleurs à Europe1 cette semaine: 

«Si vous me le demandez, je serais en mesure de pirater ce scrutin. La bonne volonté de la Haute Autorité de l'UMP n'est pas en cause. Les mesures prises rendent la triche difficile. Ils ont fait du bon boulot, et leur prestataire, la société Parangon, est au-dessus de tout soupçon. Mais en l'état actuel de la technologie, il est impossible de mettre en place un système de vote électronique inviolable. Ce n'est pas à la portée d'un amateur, mais si vous payez un hacker de bon niveau, il pourrait altérer les résultats. Certes, le scrutin ne dure que 24 heures, mais cela suffit largement.»

Un avis différent de celui de Luc Chatel.

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour réaliser des statistiques de visites, vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêt et nous suivre sur les réseaux sociaux. > Paramétrer > J'accepte