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Les amateurs de dino s'en prennent déjà à «Jurassic World»

Repéré par Andréa Fradin, mis à jour le 26.11.2014 à 16 h 58

Repéré sur Gizmodo

Il a changé, Willy. | Extrait de la bande-annonce de «Jurassic World», diffusée le 25 novembre 2014.

Un méga-reptile antédiluvien qui jaillit hors de l'eau pour bouffer un requin, Chris Pratt (Guardians of the Galaxy) qui s'enfuit sur une moto au milieu de ce qui ressemble à des vélociraptors, le tout au coeur d'un parc façon Marineland du jurassique...

Pour nombre d'enthousiastes, ces scènes se suffisent à elles-mêmes pour attendre avec impatience Jurassic World, suite prévu pour juin 2015 de la saga Jurassic Park. Pour les vrais amateurs de dinosaures en revanche, c'est une toute autre histoire.

Comme le relève Gizmodo, certains experts du sujet se sont d'ores et déjà émus du manque d'acuité scientifique du film, en se fondant sur la toute première bande-annonce diffusée ce 25 novembre (voir ci-dessus).

Premier problème: les pouces. Brian Switek, auteur de My Beloved Brontosaurus, note que le gros monstre méchant (et évidemment carnivore) de Jurassic World sera doté de pouces opposables. Or si cet appendice qui permet de saisir des objets nous semble banal, à nous autres humains, cette capacité est pourtant vue comme déterminante dans l'évolution de notre espèce. Comme l'a très bien résumé l'astrophysicien Neil de Grasse Tyson lors de l'une de ses interventions:

«Si les dinosaures avaient eu des pouces opposables, ils auraient eu un programme spatial.»

On comprend mieux la critique, même si, comme d'autres observateurs l'ont aussi remarqué sur Twitter, le gros méchant dino du film semble précisément provenir d'une manipulation génétique, comme l'indique très clairement le trailer. De ce point de vue, il semble presque logique de précisément doter un super-dino de ce qui lui manque.

De façon générale néanmoins, les scientifiques qui critiquent le film regrettent que ce dernier n'ait fait appel à aucun spécialiste pour recréer les dinosaures. Comme le note Gizmodo, les chercheurs contribuent pourtant volontiers à un projet hollywoodien (gracieusement ou non), comme l'a par exemple démontré récemment Interstellar, qui s'est appuyé, comme d'autres avant lui, sur l'astrophysicien Kip Thorne.

Résultat: les dernières découvertes des paléontologues ne semblent pas du tout être prises en compte –si l'on en croit toujours le trailer. Et en particulier l'une des plus marquantes: les plumes. Comme l'écrivait Science Mag en juillet dernier, une grande partie des dinosaures (peut-être tous?) disposaient peut-être d'un petit duvet. Bien loin donc de la représentation classique du bon vieux dinosaure à la Denver. Ou façon Jurassic Park.

«Message de base de Jurassic World: "Va te faire voir la science, on n'a pas besoin de tes plumes puantes! C'est le futur alternatif de 1993!"»

 

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