Life

Les animaux répugnants sont utiles

Slate.com, mis à jour le 28.08.2009 à 12 h 34

De la méduse au vautour en passant par la limace.

Durant l'été 2008, Constance Casey de Slate.com a commencé à réaliser des portraits - et éventuellement réhabiliter - des animaux les plus dégoûtants qu'une personne puisse rencontrer. En examinant la vie de ces vilaines bêtes, elle explique leur place dans notre monde. Alors, pourquoi le bon Dieu a-t-il créé les tiques? Pourquoi existe-t-il des méduses?  Des extraits de chacun de ses articles se trouvent ci-dessous, avec des liens vers les textes originaux.

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La tique

Les tiques ne se contentent pas de pomper le sang, elles transmettent aussi des agents pathogènes par leurs glandes salivaires dans la blessure qu'elles ont faite avec leurs petites pinces et avec les parties acérées de leurs bouches.

Je suis arrivée à contacter Willy Burgdorfer, le chercheur qui a identifié le spirochète Lyme en 1982 et lui ai demandé «Pourquoi Dieu a-t-il créé les tiques»?

«Je n'ai pas la réponse», a répondu le Docteur Burgdorfer. «Il y a beaucoup de choses dont on tient le Seigneur pour responsable et nous nous posons alors la question, pourquoi? Tout ce que je peux vous conseiller à propos des tiques, c'est de bien vous surveiller et de les enlever vite.»

Pour en savoir plus, lisez le texte complet «A Tick's Life» (La vie d'une tique)

La méduse

Une profusion de méduses est souvent qualifiée d'attaque ou d'invasion. Ce qui est risible, étant donné la motivation principale du comportement de la méduse: rien. Pas de cervelle, pas d'épine dorsale; elles n'ont pas la capacité de planifier une invasion de plage. On les croise, et puisque les hommes sont trop grands pour être mangés, elles nous perçoivent comme des prédateurs.

La planification n'est pas leur point fort. A la place d'une cervelle, les méduses ont un réseau de nerfs. Elles sont les parents flottants des anémones de mer et des coraux, sont beaucoup plus anciennes que les poissons, et elles ont très peu évolué depuis 600 millions d'années. Elles ont régné sur l'océan, à leur manière - passive - quand il n'y avait guère qu'un océan. Maintenant elles dérivent à la rencontre de leur nourriture, ou leur nourriture dérive à la leur. Leur pulsation crée un courant qui attire leur proie à leur portée.

Pour en savoir plus, lisez le texte intégral de «The Life of a Jellyfish.» (La Vie d'une méduse).

Le vautour

Dans des circonstances dangereuses, cet oiseau en colère peut vous projeter des vomissements verts à une distance pouvant atteindre six pieds (1,8 mètre). Cependant, un vautour-dinde est normalement aussi sociable envers les humains que les autres membres de son espèce. Les personnes qui s'occupent des oiseaux sauvages blessés rapportent que les vautours sont doux, curieux et plus intelligents que les faucons et les aigles. Au fond, selon un expert: «Une fois qu'ils vous connaissent, ils ne vont pas régurgiter sur vous».

Pour en savoir plus, lisez le texte complet «Vulture World» (Le monde des vautours)

La limace

Pour la plupart des limaces, le pénis est d'une taille représentant à peu près la moitié de la longueur de leur corps. («Tu as une kalashnikov dans ta poche, ou tu es simplement heureux de me voir»?) On ne sait pas pourquoi une telle longueur anatomique est importante pour leur survie: les experts ne pensent pas que ce pénis énorme fonctionne comme la queue d'un paon, comme un signe de virilité - ils indiquent que les messages de séduction chimiques sont émis avant que l'organe majestueux ne se déploie. De toute manière, il est peu probable que la partenaire choisie soit impressionnée, car la plupart des limaces possèdent des organes sexuels à la fois masculins et féminins. Lors d'une rencontre, les limaces peuvent s'accoupler réciproquement - chaque partenaire inséminant et étant inséminée - ou bien une seule peut-être inséminée.

Pour en savoir plus, lisez le texte intégral de «Feeling Sluggish» (La vie intime d'une limace)

La tortue serpentine

Elles sont timides, mais elles ne sont pas belles, ces bêtes de la boue, et je les ai vues de près. Il y a trois ans, je nageais dans un étang au nord de New York et j'ai vu, à quelques mètres de moi, sur la surface de l'eau, une combinaison curieuse et mouvante de parties de corps. Il y avait un dos lustré sur la crête, puis un deuxième dos lustré, une patte écaillée avec des griffes d'ours et une partie d'une queue épaisse et épineuse.

Puis j'ai battu le record du monde de nage libre en étang.

Pour en savoir plus, lisez le texte complet de «These Dirty Filthy Mud-Turtles» (Ces tortues de boue dégoûtantes)

Traduit par Holly Pouquet

Crédits photo: Tique de cerf par Scott Bauer/U.S. Department of Agriculture; Méduse par Sandra Leidholt, Flickr, CC; Vautour par hans s, Flickr, CC; Limace par photogirl7, Flickr, CC; Tortue par James Harding, Michigan State University.

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