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Le Mexique a aussi une grande population de sans-papiers: les retraités américains

Temps de lecture : 2 min

Cancun Beachfront / Ricardo Diaz via FlickrCC License by
Cancun Beachfront / Ricardo Diaz via FlickrCC License by

Le décret de régularisation temporaire annoncé le 21 novembre par Barack Obama va bénéficier en majorité aux sans-papiers mexicains (qui représentent plus de la moitié des immigrés vivant illégalement sur le territoire américain).

Mais, comme le rappelle un article du Washington Post, les migrations vont dans les deux sens: environ un million d'immigrés américains vivent actuellement au Mexique. Ils représentent de loin la majorité des étrangers au Mexique, devant les Guatémaltèques.

Comme il s'agit souvent de retraités aisés, on les appelle des «expatriés», pas des migrants. Le Mexique a même créé un visa spécialement pour eux: les personnes qui n'ont pas l'intention de travailler et qui ont des revenus jugés suffisants (environ 2.000 dollars par mois ou la possession d'un patrimoine important) peuvent obtenir un visa de résidence temporaire (Residente Temporal).

Ces résidents attirés par le climat et le coût de la vie abordable se retrouvent notamment autour du Lac de Chapala, à San Miguel Allende ou encore Puerto Vallarta. Ceux qui ne restent que six mois pour fuir l'hiver sont surnommés oiseaux des neige (snowbirds).

Les autorités mexicaines expliquent que, pour éviter la paperasse, ils sont nombreux à rester dans le pays au-delà de la date d'expiration de leur visa de tourisme, sans faire de demande de visa temporaire. Il n'y a pas de chiffres officiels, mais certains agents de l'immigration pensent qu'ils représentent la grande majorité des personnes installées illégalement dans le pays. Ils sont rarement inquiétés pour cette infraction. Comme les «gringos» dépensent beaucoup d'argent au Mexique, ils sont bien accueillis. Si les autorités se rendent compte que certains n'ont plus de visa, ils doivent juste payer une amende, mais ne sont pas expulsés (sauf s'ils ont commis des crimes).

La situation n'est pas la même pour les immigrés sans papiers venus d'Amérique centrale, qui eux, sont massivement reconduits à la frontière.

Avant d'être expulsés, ces sans-papiers venus du Guatemala, du Honduras et du Salvador sont souvent agressés et volés par des membres de gangs ou des policiers corrompus. Lorsque l'immigré est un «expatrié» américain, pas un «migrant», les policiers ont une attitude très différente.

Slate.fr

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