Monde

Etats-Unis: Michèle Flournoy sera-t-elle la première femme secrétaire à la Défense?

Repéré par Grégor Brandy, mis à jour le 24.11.2014 à 17 h 25

Repéré sur The Daily Beast, The Washingtonian, The Guardian

Michèle Flournoy, le 7 septembre 2011, à Pékin. REUTERS/Andy Wong/Pool

Michèle Flournoy, le 7 septembre 2011, à Pékin. REUTERS/Andy Wong/Pool

Michèle Flournoy. Son nom ne vous dit peut-être rien, mais elle pourrait devenir l'une des personnes les plus influentes de l'administration Obama, ces prochaines semaines.

Avec la démission de Chuck Hagel, ce lundi 24 novembre, pour «des différends sur la stratégie à adopter contre le groupe djihadiste de l'Etat islamique (EI), qui progresse actuellement en Irak et en Syrie», l'ancienne sous-secrétaire à la politique de la défense (entre 2009 et 2012) pourrait devenir la première femme à occuper le poste de secrétaire à la défense.

En novembre 2012, déjà, après la réélection de Barack Obama à la tête du pays, son nom avait commencé à circuler, avec le probable départ de Leon Panetta. Comme le résumait alors le Daily Beast:

«Elle est impeccablement qualifiée. Elle a les diplômes requis pour un tel job d'Harvard et Oxford, un passage à la Kennedy School et Army War College. Sous l'administration Clinton, elle travaillait au Pentagone et avait pour mission de développer et surveiller la stratégie et la réduction des menaces. En 2007, elle a confondé le Centre pour un Nouvelle Sécurité Américaine (CNAS), un think-tank dont la mission annoncée est de "développer une séurité nationale forte, pragmatique et avec des principes et des politiques de défense qui promeuvent et protègent les intérêts et valeurs américaines".»

Le Washingtonian rappelait ainsi que:

«Flournoy est installé dans le firmament de la politique de défense démocrate depuis deux décennies, amassant régulièrement le prestige et le respect pour son expertise en tant que stratège.»

Mais alors qu'elle partait favorite pour prendre la tête du Pentagone, Michèle Flournoy avait finalement vu le poste lui échapper, au profit de Chuck Hagel. Pourtant, ce choix apparaissait presque comme une évidence. Ce raté n'est cependant pas un problème pour l'ancien porte-parole du département d'Etat, P. J. Crowley qui estimait en 2012:

«A un moment, on demandera à une femme de prendre la tête du département. Et quand vous vous demandez qui sera cette figure historique, Michèle fait forcément partie de l'équation.»

Dans Politico, il confirmait ses dires:

«Je suis persuadé qu'elle sera secrétaire à la défense un jour. Que ce soit dans cette administration ou une autre. Ce serait un choix judicieux pour un président que de la choisir.»

Et comme le soulignait Jezebel, «très peu de femmes occupent des postes important dans la défense. Ce serait révolutionnaire si Obama venait à la nommer.» Il faudrait ensuite que le Sénat confirme ce choix.

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