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Aux Etats-Unis, le lundi est le jour où vous avez le plus de risques d'être tué au bureau

Repéré par Léa Bucci, mis à jour le 24.11.2014 à 12 h 28

Repéré sur Vocativ, Vox

Winter June. Mish Sukharev via Flickr CC License by

Winter June. Mish Sukharev via Flickr CC License by

Si vous vous sentez d’humeur à trucider vos collègues ce lundi, sachez que ce n’est pas très original. Du moins, si vous habitez aux Etats-Unis. Le Bureau of Labor Statistics, qui dépend du Département du travail, a publié ses données partielles concernant les maladies, blessures et décès sur le lieu de travail au cours des douze derniers mois, à partir desquelles Vocativ a réalisé un graphique. Il s’avère que le lundi est le jour privilégié pour les homicides commis au travail aux Etats-Unis: en 2013, on en a dénombré 397.

Dans le pays, les meurtres constituent en effet la quatrième cause de mortalité la plus importante sur un lieu d’activité professionnelle. Les Américains ont même «plus de risques de mourir au travail des mains d'un meurtrier que d'y décéder d'une exposition à l’électricité, aux conditions, climatiques, aux drogues et à l’alcool, d’un feu ou d’une explosion, ou d’un accident chimique», note Vocativ.

Des pics de décès par homicides au travail ont été notés en juillet et en décembre, mais le mois le plus meurtrier reste celui de septembre. La plupart des décès au travail résultent d’une fusillade intentionnelle: on en dénombre 316 sur l’année écoulée (soit environ 80%), alors que «seulement» 38 personnes sont décédées agressions à l’arme blanche, 20 après avoir été frappées et deux dans une explosion.

Les travailleurs les plus touchés par ces homicides sont ceux qui exercent dans les domaines de la production, du transport et du déménagement de matériel. Les cadres, les forces de l’ordre, la police ou les vendeurs ont également du souci à se faire. En revanche, les officiers correctionnels, les geôliers, le personnel de santé, les religieux, les arbitres et autres officiels du milieu sportifs, les commerciaux, les agents immobiliers et les travailleurs du divertissement font partie des catégories les moins affectées par le phénomène.

Quoiqu’il en soit, les Américains ne doivent pas se sentir menacés par leurs voisins de bureau, qui ne représentent qu’une faible partie (37 cas, soit 9%) des meurtriers. La probabilité d’être assassiné par un ex-collègue est encore plus faible: 10 cas sont dénombrés en 2013. La plupart des meurtres ont en effet été commis par des inconnus, «y compris ceux commis pendant un vol», note Vox.

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