Monde

Il ne manquait qu'elle dans le monde de la data: la carte des cacas

Repéré par Vincent Manilève, mis à jour le 21.11.2014 à 16 h 01

Repéré sur Citylab, SFgate, The Bold Italic

La ville de San Francisco est envahie par les excréments, et une jeune développeuse a décidé de cartographier les zones à risque.

Extrait de la carte des cacas de Jennifer Wong.

Extrait de la carte des cacas de Jennifer Wong.

Plus connue pour sa Silicon Valley et ses maisons bleues, San Francisco traîne pourtant une sale réputation sur un domaine bien particulier: les déjections, qui inondent ses trottoirs. Et contrairement à ce que l’on pourrait croire, nos amis les bêtes ne sont pas les seules responsables.

La ville a peur. Dans les rues arpentées de «Frisco», difficile de déambuler et d’admirer le ciel en même temps. Sur le sol, prolifèrent des excréments de toute sorte. Le site SFgate explique que «depuis des décennies, les déjections sur les trottoirs sont depuis longtemps l’un des gros problèmes de qualité de vie pour les habitants de San Francisco et ses visiteurs».

A tel point que Jennifer Wong, une développeuse habitant dans la ville a décidé de se saisir du problème et s’est lancée dans un projet un peu particulier: géolocaliser les cacas dans chaque rue de la ville. C’est le site Citylab qui relaie son projet, réalisé grâce aux données du département des travaux publics de la ville, qui garde une trace de tous les nettoyages de trottoirs.

 

 

 

 

 

 

 

 

Crédits : Jennifer Wong.

Les habitants de la ville peuvent rentrer leur adresse et avoir une réponse précise à la question: «Vais-je marcher dans une crotte?»

Mais le problème est en réalité plus humain que canin, comme le rappelle le SFgate. Et particulièrement dans le quartier de Tenderloin, lieu de rassemblement pour de nombreux sans-domiciles qui viennent chercher des repas et des vêtements gratuits. Mais face au manque de toilettes publiques et accessibles gratuitement, les plus démunies n’ont pas d’autres choix que de faire leurs besoins dans la rue et dans les parcs. Ce qui pose de gros problèmes de santé publique.

En juillet dernier, la mairie avait pris le sujet très au sérieux, à la suite de nombreuses plaintes. Elle a alors décidé de mettre en place des stations de toilettes mobiles à disposition des sans domiciles. «N’importe où dans le monde, occidental ou pas, vous avez assez de toilettes pour les sans-abris, pour les touristes, pour le public, explique au site The Bold Italic Jennifer Friedenbach, d’une association d’aide aux sans domicile fixe. Mais pas ici. C’est assez brutal.»

 

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