Sciences

La drôle de bataille d'astronomes pour l'attribution de la découverte de la première planète semblable à la Terre

Temps de lecture : 2 min

Un coucher de soleil vu depuis la planète Gliese 667 Cc. Vue d'artiste.  L. Calçada via ESO CC License by

Gliese 667Cc. Son nom ne vous dit peut-être rien (mais Slate vous en a déjà parlé), pourtant c'est l'une des découvertes les plus importantes dans l'histoire de l'astronomie.

Dans un long et très intéressant article de Lee Billings publié sur Wired et repéré par Reader, on apprend que la découverte de cette première planète semblable à la Terre est l'objet d'intenses débats entre deux équipes d'astronomes, une européeenne et une américaine qui revendiquent toutes deux la paternité de cette super-Terre.

En 2011, Guillem Anglada-Escudé, un astronome espagnol (qui travaille avec l'équipe américaine) commence à fouiller dans les données des instruments mises à disposition par l'équipe européenne. Et là, il met le doigt sur une exoplanète, de type terrestre, à côté de laquelle tout le monde était passé.

Avant de publier son article, Guillem Anglada-Escudé veut être sûr de ce qu'il a découvert, et essaie d'obtenir de nouvelles données, ce qui alertent les Européens. Ils le doublent et c'est un Français, Xavier Bonfils, qui publie un article, avec son équipe, et devient le premier astronome à avoir officiellement découvert la planète.

On apprend un peu plus loin qu'en fait, les Européens travaillaient sur le sujet depuis beaucoup plus longtemps et que c'est une relecture un peu trop longue qui leur a fait perdre du temps.

Gliese 667Cc est située à 22 années-lumière (en voyageant à la vitesse de la lumière, il faudrait 22 ans, pour la rejoindre), soit un peu plus de 200.000 milliards de kilomètres de notre Terre.

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