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[EN DIRECT] Finale de la Coupe Davis France-Suisse: tout ce que vous n'avez pas vu à la télé

Roger Federer, battu en simple hier, est aligné avec Stanislas Wawrinka, face au double français, cet après-midi.  REUTERS/Gonzalo Fuentes

Roger Federer, battu en simple hier, est aligné avec Stanislas Wawrinka, face au double français, cet après-midi. REUTERS/Gonzalo Fuentes

Notre paire d'yeux à Villeneuve-d'Ascq vous fait vivre France-Suisse comme vous auriez aimé le vivre: en tribunes.

Cédric Rouquette, mis à jour le 24.11.2014 à 10 h 18

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Les 6 infos à retenir du week-end de Coupe Davis


1. La Suisse a remporté la première Coupe Davis de son histoire, 3-1 en France, grâce à la victoire en trois sets de Roger Federer sur Richard Gasquet lors du dernier simple (6-4, 6-2, 6-2).

2. La France n’a plus gagné la Coupe Davis depuis 2001, enchaînant trois défaites en finale en 2002 (Russie à Bercy), 2010 (Serbie à Belgrade) et 2014 (Suisse à Villeneuve d’Ascq).

3. Jo-Wilfried Tsonga a réveillé vendredi une douleur à l’avant-bras qui avait perturbé sa préparation à Bordeaux. Incapable de «serrer la raquette» samedi matin, le numéro un français a du laisser jouer Julien Benneteau puis Richard Gasquet. Il assure ne pas avoir «le diagnostic exact» de sa blessure.

4. Le capitaine français Arnaud Clément conserve son poste et la confiance totale de la FFT après une préparation et une stratégie présentées comme optimales à chaud. S’il tirera un bilan à froid de tout ce qui a été entrepris avant la finale, Clément, son président (Jean Gachassin) et le DTN (Arnaud Di Pasquale) dressent le constat d’une simple infériorité tennistique contre les numéros 2 et 4 au classement mondial.

5. Roger Wawrinka et Stanislas Wawrinka ne se sont pas engagés à défendre la Coupe Davis en 2015. «Trop tôt pour en parler», a estimé le numéro 4 mondial, tenant du titre à l’Open d’Australie.

6. Roger Federer, 33 ans, vainqueur de dix-sept tournois du Grand Chelem, a assuré que le gain de sa balle de match dimanche avait été «définitivement» la plus grande émotion de sa carrière.

17h40: Wawrinka se paie les Français une dernière fois: 4-1 pour la Suisse?

Un petit moment de sérieux entre une euphorie à chaud et une qui nuit s'annonce très agitée. L'équipe de Suisse de Coupe Davis a donné le change en trois langues, en fin d'après-midi, et n'avait pas grand chose d'autre à communiquer qu'une joie énorme, collective et débridée. Comme la veille à l'issue du double. En mieux.

Entre les rires et les tentatives de concentration, Stan Wawrinka s'est débrouillé pour susciter deux «ooooh» parmi les journalistes des deux pays en asticotant l'équipe de France une dernière fois. Il ne s'en prive pas depuis son fameux «Les Français parlent trop de la Coupe Davis» lâché à Bercy. «Quand j’ai dit cela, ce n'était que mon avis. On a parlé avec la raquette et ça a donné ce résultat.» La rivalité du Romand avec les Tricolores lui fut par ailleurs très utile pour détourner quelques questions, notamment sur la consommation d'alcool envisagée. «Ils avaient mis les bouteilles de champagne dans le vestiaire des Français. Ils ont dû changer. Pour l'instant, nous sommes à l’eau.» Une dernière pour la route:

«En début de semaine, on ne parlait que des histoires de la Suisse, de la crise, du dos de Roger, ce qui se passait dans l’équipe [le "Mirka-gate", ndlr] alors que côté français, tout allait bien, tout était parfait. Ils étaient prêt à "aller à la guerre" pour reprendre leurs termes. Mais tout va vite, comme on a pu le voir.»

Roger Federer, lui, a confirmé que son dos avait bien failli le priver de son bonheur. «On a donné du temps à mon corps pour récupérer, mais mardi, je ne pensais pas jouer trois jours, a admis la star. En jouant vendredi, alors, j'ai commencé à y croire.» Son expérience l'a considérablement aidé, même si le numéro 2 mondial a toujours refusé le moindre bavardage sur le protocole suivi: «Il m'était arrivé d'être vraiment mal dans le passé, comme à Wimbledon 2003 ou 2012. Je me demandais si j’allais être capable de jouer et finalement, j'avais gagné le tournoi.» L'homme aux dix-sept Grands Chelems a quand même glissé que ce succès était «définitivement la plus grande sensation de [sa] carrière.» «Quand j'ai gagné Wimbledon en 2003, c'était le choc complet. Là ça me semblait plus de l'ordre du possible. Mais c'est surtout différent de le partager avec tout le monde.»

L'euphorie n'a pas suffi pour contraindre les deux hommes à prendre rendez-vous pour 2015. Ni Federer ni Wawrinka n'ont expliqué comment ils comptaient défendre le trophée l'année prochaine. Même sous la pression de journalistes belges, curieux de savoir s'ils auraient la Dream Team au premier tour. Même sous la curiosité de médias suisses désormais tournés vers un espoir: voir les deux hommes disputer une finale de Coupe Davis chez eux la prochaine fois.

16h50: Blessure de Tsonga, Clément refait tout le film

L’aveu d’une totale impuissance et l’absence de regret dans la gestion de la crise Tsonga. La conférence de presse des six représentants de l’équipe de France alignés au pupitre (Simon, Gasquet, Clément, Tsonga, Benneteau, Monfils) a tourné autour de ces deux sujets, juste après la cérémonie de remise du trophée.

L’absence de regret vient du niveau de jeu des Suisses en général, et de Federer en particulier lors du match décisif de dimanche. «Tennistiquement, la Suisse nous a été supérieure, a asséné Arnaud Clément. Des détails auraient pu tourner en notre faveur à certains moments, peut-être, et qui sait ce qui se serait passé? Mais les Suisses sont plus forts et plus réguliers. Ils sont numéro deux et quatre à l'ATP.» Richard Gasquet est allé jusqu'à affirmer que Roger Federer n'avait jamais évolué à un aussi haut niveau face à lui depuis leur premier face à face en 2005.

Sur la gestion de la crise liée à l’absence de Jo-Wilfried Tsonga samedi puis dimanche, Arnaud Clément a fini par dérouler le fil des événements tel qu’il s’est réellement produit. Tsonga a ressenti, en cours de stage à Bordeaux, une douleur au bras droit qu’il avait réussie à effacer avant d’affronter Wawrinka vendredi. Ce match, son intensité, ont réveillé cette douleur, beaucoup plus vive à froid dans la soirée de vendredi. Samedi matin, Tsonga a effectué un test avant le double mais il «ne pouvait pas serrer la raquette», a-t-il expliqué. D’où la décision d’aligner Benneteau, qui savait depuis la veille qu’il s’agissait d’une hypothèse plausible. Gasquet a su dès samedi soir qu’il aurait à affronter Federer en raison de la persistance de la douleur chez le numéro un français. Tsonga « n’a pas de diagnostic» sur la nature de sa blessure. Il sait simplement qu’il «n’aurait pas été la meilleure chance de l’équipe de France» ce dimanche.

Arnaud Clément a par ailleurs expliqué que le mystère maintenu samedi autour de ces événements avait pour but de conserver une incertitude auprès de la Suisse. «Cela ne me fait pas plaisir de vous donner de fausses informations en cours de week-end, je sais que vous ne m'avez pas cru, a indiqué Clément aux médias. On n'a pas d'informations à communiquer à l'équipe adverse à ce moment du week-end. Si incertitude dans leur tête, elle doit rester.» Elle n'a, évidemment, pas changé grand chose.

16h41: Stan, tu tweetes ou tu tweetes pas?

Presque deux heures après la victoire suisse, on attend toujours le premier tweet de Stanislas Wawrinka, le Twitter-addict du circuit. Surveillez-le ici si le coeur vous en dit.

16h00: Les confs de presse en direct

Les principales citations à retrouver sur mon compte Twitter / Synthèse ici dans la foulée.

15h45: Grand moment, pas de grand match

Le week-end de Coupe Davis de Villeneuve-d’Ascq a été historique. Parce que Roger Federer a écrit une page supplémentaire de sa légende. Parce que la Suisse a remporté son premier trophée. Mais il n’a pas eu la saveur escomptée et la défaite de la France n’a rien à voir avec ça. C’est l’absence de match de tennis serré, au couteau, tendu, qui va manquer à l’issue de ce week-end. On a vu trois cavaliers seuls suisses (deux en trois sets, un en quatre sets) et une remise en forme express de Federer par Monfils (trois sets aussi).

Monfils-Wawrinka portait en lui ce type de scénario. Les deux hommes ont donné l’impression d’évoluer sur un nuage vendredi (et aussi samedi pour Wawrinka). Ce match restera un fantasme. Les deux hommes, qui se seraient affronté lors du cinquième match en cas de 2-2, semblaient imbattables dans ce contexte.

La victoire de la Suisse a été exclusivement tennistique. C’est certainement l’essentiel et le signe d'un énorme écart entre les deux équipes. Mais la passion de la France pour la Coupe Davis se nourrit de quatrièmes ou cinquièmes matches suffocants, en quatre ou cinq sets. C’est le point commun de 1991, 1996, 2001 et même de défaites comme celle de 2002 à Bercy face à la Russie. C'est cet espoir que caressaient les 700.000 demandeurs de billets.

Maintenant, un aveu: ici, fans et journalistes suisses se moquent du sujet. Ils retiennent le retour de «l’étoile Federer». «Personne ne s'attendait à le voir à ce niveau, encore plus après ses problèmes de dos en début de semaine.»

15h15: Comment se remettre le public dans la poche

Question à Roger Federer sur le court: «Vous devenez le plus grand joueur de l’histoire du tennis?» Réponse: «Ouais, mais ça c’est pas important, l’important c’est que le public ait pris du plaisir.» Voici Federer résumé en quelques mots. Ovation de la salle. Le public tricolore a enlevé son écharpe et nettoyé son maquillage. On le sent prêt pour accompagner l’homme aux dix-sept Grands Chelems dans la dégustation d’un des plus grands moments de sa carrière.

15h02: «Jeu set et match Suisse, 6-4, 6-2, 6-2»

Capté en direct, le son de la balle de match ayant permis à Federer de battre Gasquet en trois manches. Dans votre dos, deux Suisses qui ont eu quelques secondes d’avance.

14h50: Richard, lève la tête, tu fais ton match

On vous avait parlé du body language (en français: messages non verbaux) sur un court de tennis vendredi lors de Wawrinka-Tsonga. C'est un vrai sujet aussi avec Richard Gasquet. Un spectateur l’avait soulevé samedi lors du double en lançant «Richard, quand tu veux, tu lèves la tête». Pas de cri aujourd’hui, mais toujours cette tête baissée.

Entendons-nous bien: ce que vit Gasquet en ce moment est le cauchemar du joueur de tennis et il n'y a pas grand chose qui puisse lui être reproché, en dehors de ne pas avoir le niveau de jeu de Federer, ce que chacun savait déjà. Il veut faire plaisir à tout le monde. Il ne lâche rien. Mais le joueur en face de lui fait tout mieux que lui, tout le temps.

Mais même à l’issue de chacun de ses points gagnants, tous, à ces moments où le public cherche l’étincelle, Gasquet, mécaniquement, baisse la tête. Le message reçu par l’adversaire est le suivant: j’ai accepté ma défaite.

14h35: «Richard n’a aucune solution»

Sébastien Petit (Eurosport.fr), se demande comme beaucoup d'entre nous ce que Richard Gasquet va pouvoir faire contre un Roger Federer qui lui est supérieur dans tous les domaines. Le Suisse vient de breaker dans le troisième set: 6-4, 6-2, 3-2.

 

14h20: Lille ou Villeneuve d'Ascq?


Un grand souvenir de Coupe Davis est rarement dissociable de l’endroit où le match a eu lieu. Dites Lyon et 1991, ça parlera à beaucoup de gens. Melbourne 2001. Etc… S’ils gagnent la Coupe Davis, les Suisses se souviendront-ils de leur séjour à Lille ou à Villeneuve-d’Ascq? Ce sont eux qui choisiront. Comme les Français, d’ailleurs, si la magie opère dans les minutes à venir (6-4, 6-2 Federer...).

De fait c’est bien la candidature de Lille qui a été déposée. Le stade Pierre-Mauroy (ancien maire de Lille), est celui de la communauté urbaine Lille Métropole. C’est l’endroit où joue le Lille Olympique Sportif Club. Et le lieu de rendez-vous des fans des deux camps a bien été Lille, noir de monde depuis trois jours.

Pourtant, ni la note de taxi, ni la demi-heure de trajet en métro ne mentent: nous ne sommes pas à Lille mais à Villeneuve-d’Ascq. Les quatre stations de métro qui entourent le stade sont situés sur le territoire de Villeneuve-d’Ascq. C’est bien le maire de Villeneuve-d’Ascq qui s’est vanté du record d’affluence officialisé vendredi.

Cela se joue à pas grand chose, mais les deux communes ne se touchent pas. Hellemmes (beaucoup), Ronchin et Mons-en-Baroeul (un peu), séparent, à l’est, le territoire de Lille l’historique et Villeneuve-d’Ascq la ville nouvelle, née de la fusion des trois communes Ascq, Annappes et Flers-lez-Lille en 1970.

C’est là que sont situées les Universités de Lille I et Lille III. Où sommes nous? Le mystère demeure.

13h55: «Federer a de la marge»

Notre confrère suisse Mathieu Aeschmann, du quotidien Le Matin, porte un regard expert et rassuré sur la première manche, remportée 6-4 par Roger Federer. Le Suisse breake d'entrée de set lors de la seconde manche.

13h40: Vous avez raté les hymnes? C'est normal

«Allez, je descends écouter les hymnes, à tout à l’heure.» Cher confrère, comment dire, ça ne va pas être possible. La Coupe Davis est LA compétition par équipe du tennis. C’est le moment où les tennismen pro peuvent entendre leur hymne avec leurs compatriotes et éventuellement –c’est très français en tout cas– verser la petite larme qui sacralise l’instant. Mais pas le dimanche. Non, pas le jour du match décisif.

La compétition est ainsi faite que les équipes sont présentées au public le vendredi. Hymne. Puis le samedi. Hymne. Et puis c’est tout. Dans l’esprit, les organisateurs semblent présumer que les gens savent désormais qui représente les couleurs de chaque pays avec deux simples et un double. C'est effectivement ce qui s'est produit avec ce France–Suisse. Dans les faits, la Coupe Davis est devenue plus compliquée que ça: il n’est plus rare de voir des joueurs sortir de la boîte le dimanche, comme Gaël Monfils en quart de finale contre l’Allemagne.

L’absence d’hymne au troisième jour d’une rencontre de Coupe Davis a quelque chose de discutable, pour peu que les rencontres soient décisives. Quel serait le risque, à part de solenniser davantage encore le moment pour ces joueurs? Un hymne va bien retentir à un moment de la journée, mais ce sera en l’honneur du vainqueur, quand celui-ci sera connu. L’ITF aura peut-être voulu éviter la double ration.

La Coupe Davis n’est cependant pas l’unique moment de la saison où les joueurs sont susceptibles d’être confrontés à leur hymne national. Chaque tournoi gère la question à sa discrétion. A titre d’exemple, l’hymne national est toujours joué en l’honneur du vainqueur de Roland-Garros. Comme à l'Open d'Australie. Mais pas à Wimbledon. Le Masters de Monte-Carlo gratifie aussi le gagnant de quelques notes de musique. A l’US Open, c’est différent. On joue l’hymne américain avant la finale, même si celle-ci oppose un Croate à un Japonais.

5-4 Federer premier set. Gasquet a sauvé trois balles de set. Une Marseillaise spontanée retentit dans les tribunes. Il n'y a pas de quota sur ces hymnes-là.

13h20: Break pour la Suisse

2-1 Federer; ça se voit, non?

13h00: Sa Majesté Federer huée, sifflée, intimidée

L'une des grandes énigmes du week-end de Coupe Davis a livré une tendance intéressante, samedi lors du double: le public français arriverait-il à jouer son rôle à l'encontre de Roger Federer, chouchouté ici comme ailleurs? Réponse: oui. Au grand étonnement du plus grand nombre, le Suisse a été ouvertement sifflé à deux reprises, au lendemain de l'ovation monstre reçue lors de la présentation des équipes, et n'a eu droit à aucun hommage particulier d'aucune forme au jour du réveil des fans français. Ses fans absolus désireux de le voir remporter le dernier grand trophée du tennis qui lui manque –ils existent, nous les avons rencontrés– choisissent pour l'instant la voie du silence. Mais Federer n'est pas seul. S'il fallait se risque à quantifier l'inquantifiable, la part suisse du public représente 30 à 40% du volume sonore du stade Pierre-Mauroy en configuration tennis. Pendant l'échauffement de son simple contre Richard Gasquet, le Suisse a été notoirement hué à chaque impact, comme le montre le document ci-dessous.

12h30: Cérémonie pour les vainqueurs de 1991, 1996 et 2001, sans Noah ni Grosjean

La FFT honore en ce moment sur le court, à titre individuel, les vainqueurs français en Coupe Davis de l'ère contemporaine, à savoir Guy Forget (1991, 1996, 2001 comme capitaine), Henri Leconte (1991), Olivier Delaître (1991), Arnaud Boetsch (1991, 1996), Cédric Pioline (1996, 2001), Nicolas Escudé (2001), Fabrice Santoro (1996, 2001) et Guillaume Raoux (1996). Sébastien Grosjean (2001) est absent, probablement en souvenir de sa double défaite en simple lors de la finale contre l'Australie. Yannick Noah, capitaine en 1991 et 1996, ne se trouve pas non plus sur le court. Si cette cérémonie fait office de baromètre pour l'ambiance à venir sur le quatrième simple, Roger Federer ne croulera pas sous la pression de l'événement. La France attend de voir. Forget et Leconte avaient déjà fait l'objet d'une reconnaissance individuelle de la part de l'ITF hier (photo ci-dessous).

12h05: Gasquet-Federer en ouverture à 13h

Confirmation officielle de l'ITF et de la FFT à l'instant. Le rapport de forces du double d'hier penche largement en faveur de la Suisse. Mais les deux hommes en sont à 2-2 sur terre battue. Voici toutes les stats de leur face-à-face.

12h00: Souvenirs pour la route

Un vrai parfum de dernier jour –de jugement ultime, disent les plus pessimistes– plane sur les premiers moments de ce dimanche 23 novembre. Beaucoup de déplacements en tribunes, beaucoup de selfies, de photos, voire de moments de contemplation. Ma modeste contribution prendra la forme de deux images captées en bas des tribunes.

11h50: Brouillage de piste, vraiment?

Un frémissement s'empare des travées  au moment où Jo-Wilfried Tsonga pénètre sur le court pour participer à son tour à l'échauffement. Il est le troisième Tricolore en vingt minutes à rejoindre Arnaud Clément et Lionel Roux après Julien Benneteau (sélectionnable en simple) et Gaël Monfils (aligné contre Wawrinka lors d'un éventuel cinquième match). Devant les yeux de quelques milliers de spectateurs, la thèse du bluff semble très fragile. Richard Gasquet a pris part à un véritable échauffement de matin de match à 10 heures et Arnaud Clément a jusqu'à midi pour changer le nom de son joueur inscrit. Si on le voit sprinter vers un officiel de l'ITF, on vous fait signe.

11h20: Un mot avec le capitaine qui a fait débuter Roger Federer en Coupe Davis

Claudio Mezzadri est l'homme qui a fait débuter Roger Federer en Coupe Davis en 1999, contre l'Italie. La future star avait 17 ans et évoluait au-delà de la 100e place mondiale. Aujourd'hui consultant pour la télé suisse, il était au premier rang, à Lille, pour observer les balles d'échauffement de son ancien poulain. (le son est interrompu brutalement, nos excuses).

11h00: Vers un Gasquet-Federer en match 1

Bonjour à tous. Comme disent les gens bien, j'ai l'honneur et l'avantage d'ouvrir cette dernier journée de direct pas comme les autres à une dizaine de mètres de Roger Federer, qui a débuté il y a quelques minutes son échauffement matinal dans la perspective du premier simple de la journée à 13 heures. Il demande à Chiudinelli de lui faire faire l'essuie-glace au fond du court, afin de le confronter à des séquences inédites par rapport au match de double d'hier. L'info du matin, c'est que le numéro 1 suisse devrait affronter Richard Gasquet. C'est le numéro 26 mondial qui a précédé Federer sur le court, côté français. Cela accrédite l'idée, répandue mais non confirmée hier soir, que Jo-Wilfried Tsonga souffre d'un problème physique qui l'empêche de défendre ses chances.

Rendez-vous dimanche, début des matches à 13 heures

Deux simples sont programmés dimanche, mais un seul aura lieu si la Suisse remporte celui de 13 heures. Sont programmés dans l'ordre : Federer-Tsonga puis Wawrinka-Monfils. Mais les capitaines peuvent modifier leurs options pour raisons médicales jusqu'à une heure du match. La place de Tsonga est clairement en suspens suite à la douleur au coude qui l'a empêché de jouer samedi en double.

A 12h30, une cérémonie sera organisée par la FFT en l'honneur des Français vainqueurs de la Coupe Davis en 1991, 1996 et 2001. Pour les heureux possesseurs de billet: ouverture des portes à 11 heures.

20h30: Les 6 infos à retenir de la journée de samedi

1. La Suisse mène 2-1 face à la France et il ne lui reste plus qu’à remporter l’un des deux derniers simples, dimanche, pour gagner la première Coupe Davis de son histoire.
2. Le double composé de Roger Federer et Stan Wawrinka a évolué à un niveau de jeu qualifié d’exceptionnel par les Suisses comme par les Français. Richard Gasquet, partenaire de Julien Benneteau pour la France, a assuré n’avoir jamais affronté d’équipe si forte (6-3, 7-5, 6-4).
3. Rien ne dit que Jo-Wilfried Tsonga sera en mesure de disputer le simple programmé à 13 heures contre Roger Federer. Ecarté du doublé à 90 minutes du match samedi, le numéro un français «souffre du coude» selon le président de la FFT Jean Gachassin.
4. Gachassin a cassé la communication du capitaine Arnaud Clément et de toute l’équipe de France en se prononçant ainsi sur i-Télé. Les Bleus ont cherché à protéger l’idée d’un malaise autour de JWT, pourtant entretenue par plusieurs faisceaux depuis l’entraînement du matin: Tsonga avait multiplié les gestes de puissance comme pour se tester, il avait interrompu la séance avant Gasquet, parlé longtemps avec le staff dont le docteur Montalvan, a craqué lors de la cérémonie de présentation des équipes, a longtemps déserté le box pendant le double (hypothèse admise: pour suivre un protocole de soins) et ne l’a retrouvé qu’avec la mine abattue. Une photo de Tennis Magazine établit la réalité de la gêne.
5. Aucun souci, au contraire, pour Roger Federer. Le numéro un suisse a réalisé un double magnifique, proche de son meilleur niveau, sans problème de mobilité, très clinique au service et à la volée. «Je suis à 100%», a-t-il assuré en conférence de presse. Stanislas Wawrinka joue lui aussi au niveau d’un quatrième mondial, son classement en simple.
6. Passif la veille, le public de Villeneuve-d’Ascq s’est réveillé dès le début de la journée. S’il a eu du mal à nourrir la même flamme jusqu’à la fin d’un double dominé d’un bout à l’autre par les Suisses –avec un deuxième set équilibré–, il a donné à la rencontre un véritable écrin de Coupe Davis. 4 sur 6 sur l'échelle de Gerland 1991, avec des pics à 5 sur 6 entre la cérémonie et les trois premiers jeux.

19h45: Gachassin casse la com' de son équipe: Tsonga «a une douleur au coude»

«Oui, Jo a une douleur au coude.» Antoine Benneteau ne portera pas seul la responsabilité d'avoir fendu la communication rôdée de l'équipe de France. Le président de la FFT l'a fait lui-même en reconnaissant, sur i-Télé, la réalité d'une douleur qui a empêché Tsonga de jouer le double. Vu son abattement dans le box quand il a assisté au double, la capacité de JWT à représenter la France en simple dimanche contre Roger Federer est elle aussi remise en cause.

19h40: La conf des gens heureux

Il est extrêmement rare que, lors d’une conférence de presse lambda, les photographes dégainent leur appareil tous en même temps pour donner à entendre le son si caractéristique de leurs déclics en rafale. Cela s’est produit au cours de la prestation des Suisses.

De gauche à droite: Federer, Lüthi, Wawrinka. Un journaliste italien demande au capitaine ce qui l’a le plus impressionné entre les neuf points de service perdus par Federer (seulement) et le niveau exceptionnel de Wawrinka en retour. Drôle de question, mais Lüthi est poli. Il répond, en noyant le poisson, en parlant de l’effort de l’équipe, tout ça, tout ça. Pendant sa litanie, Wawrinka et Federer se reculent légèrement, sourient, chuchotent et leurs gestes finissent par conduire au partage de leur petit dialogue. «C’est moi, c’est moi!» Les photographes mitraillent les sourires des winners.

Au cours de cette prestation tripartite, il y avait plus de choses à voir –des sourires, une forme d’euphorie rentrée– qu’à entendre. Roger Federer n’a été questionné qu’à deux reprises sur son état physique. Ses réponses furent aussi limpides que ses jeux de service: «Je me sens à 100% et je donnerai 100%.» Autant être clair: s'il progresse autant d'ici demain qu'entre son simple de vendredi et le double, il boira du punch dans un beau Saladier dimanche à l'heure du goûter.


19h30: Clément protège son secret

«Vous pensez bien que s’il y avait quelque chose, je ne vous le dirais pas. Il a été préservé pour certaines raisons. Tout ira bien pour demain.» En trois phrases, Arnaud Clément a résumé l’étendue du mystère qui plane autour de l’absence de Jo-Wilfried Tsonga en double et de sa disponibilité potentielle pour le simple de demain contre Roger Federer. La version officielle est que Benneteau et Gasquet savaient dès hier qu’ils joueraient, comme annoncé lors de la composition des équipes. Si Tsonga et Gasquet se sont entraînés ensemble, et si Monfils et Benneteau ont suivi, c’est parce que leurs préférences individuelles sur l'heure du lever, du petit déj' et de l'échauffement n’étaient pas les mêmes. Avant d’asséner la petite phrase reproduite en tête de post, Arnaud Clément avait développé cette version avec, pour conclusion, un large sourire officialisant quasiment son mensonge. L’équipe de France a quelque chose à cacher sur l’état (physique ou mental) de Jo-Wilfried Tsonga.

Le frère de Julien Benneteau a, de toute façon, vendu la mèche à la télévision en affirmant que son frère avait été averti à la dernière minute. Au-delà du mystère que l'équipe a, semble-t-il, envie de protéger, l'information n'est pas neutre: le joueur que la France devra aligner dimanche en ouverture contre Roger Federer devra être capable de jouer le match de sa vie. Au terme de deux jours de compétition, le fait qu'il est difficile d'envisager que Tsonga, Benneteau ou Gasquet soient capables de le faire dessine une réponse.

19h00: Tsonga absent du double, pas de commentaires (pour l'instant)

Ce regard… Vide. Perdu. Assommé par la douleur d’un défaite à chaud. Julien Benneteau et Richard Gasquet sont arrivés ensemble, se sont assis ensemble et portaient sur le visage la même frustration intime d’avoir éloigné la France de sa victoire en Coupe Davis. Les deux, lors de leur conférence de presse, ont insisté sur la valeur de la paire formée par Stanislas Wawrinka et Roger Federer. Richard Gasquet a cherché à bien se faire comprendre: «Je n’ai jamais joué un double aussi fort.» Sur ce deuxième set au cours duquel ils se sont procurés six balles de break pour n’en convertir aucune (perdu 7-5), Julien Benneteau a assuré qu’il n’y avait «pas grand chose à changer» dans les options tactiques de l’équipe. «Peut-être avoir un meilleure deuxième coup, et bien retourner ensemble en même temps.» Les deux joueurs ont été pilonnés de question sur la composition de l’équipe. Quand a-t-elle été déterminée? Pourquoi Tsonga et Gasquet se sont-ils entraînés ensemble ce matin? Benneteau était-il prêt? Officiellement, il n’y a pas de débat. La paire annoncée jeudi lors du tirage a joué.

18h28: Quel Bleu contre Federer demain?

Normalement, ce sera Jo-Wilfried Tsonga qui sera aligné face à Roger Federer demain en simple. Mais Arnaud Clément peut faire le choix qu'il souhaite, surtout si JWT a renoncé au double en raison d'un souci physique. Après la spectaculaire montée en puissance du numéro un suisse ce samedi, c'est l'unique sujet de conversation à Villeneuve-d'Ascq. Arnaud Clément donnera peut-être quelques indices dans quelques minutes en conférence de presse.

18h15: «Si on m'avait dit ça ce matin...»

Pour notre dernière "bulle" de la journée en tribune de presse, nous sommes allés revoir Arnaud Cerutti (Tribune de Genève), qui n'imaginait pas la France perdre dans cette ambiance en début d'après-midi.

 

17h56: «Jeu, set, match, Suisse: 6-3, 7-5, 6-4»

2-1 pour la Suisse à l'issue du double. Federer et Wawrinka étaient supérieurs dans tous les compartiments du jeu. L'explosion de joie dans la salle montre que le contingent suisse ne s'est pas laissé intimider par le réveil du public français. C'est très net sur le son que nous publions ici.

 

17h30: La terre battue vue du ciel (ou presque)

Le troisième set ayant confirmé tout ce que nous nous étions racontés plus tôt –domination de la Suisse, public français dans son rôle–, je suis allé tenté l'expérience consistant à suivre quelques jeux au point le plus éloigné du terrain de l'enceinte. Premier constat évident: dans ces stades contemporains confortables mais aérés, l'impression d'extériorité à l'action s'impose au bout de quelques minutes. Le son remonte mais repart aussitôt. Le son le plus familier est celui des quelques centaines de personnes autour de soi. Et le mythe qui entoure le dernier étage du central Arthur-Ashe à New-York s'applique aussi ici: quelques fractions de secondes s'écoulent entre l'impact de la balle tel qu'il est vu et l'impact tel qu'il est entendu.

En revanche, la perception du jeu est extrêmement agréable. La géométrie du court est beaucoup plus perceptible qu'au quinzième et au trentième rang. Elle épouse impeccablement la géométrie du stade. Le jeu près des lignes est plus intelligible. Et le spectacle de la foule, s'il n'est pas entendu dans des proportions spectaculaire, est un spectacle à lui tout seul. Il prend 80% du champ visuel. Autant dire que ça compte.

17h15: «Federer de plus en plus chaud»

Après Arnaud Cerutti, un autre confrère, Samuel Pétrequin (AP), pose 30 secondes son regard sur la deuxième manche. Pour lui, l'info du moment, c'est la montée en puissance de Roger Federer.

17h05: La Suisse mène deux sets à zéro

Stanislas Wawrinka remporte son jeu de service. La Suisse mène deux sets à zéro (6-3, 7-5). «Richard, quand tu veux tu lèves la tête», a hurlé quelqu'un à l'étage. Les Frenchies ont un niveau de jeu inférieur aux Suisses depuis que les six balles de break ont été gaspillées.

16h54: François Hollande est content: Benneteau a conservé son service

La France mène 5-4 au deuxième après avoir perdu le premier set. Service Federer à suivre. Comme annoncé, le chef de l'Etat assiste à la rencontre au premier rang de la tribune présidentielle aux côtés de Jean Gachassin. Il s'est entretenu ce midi avec Martine Aubry, maire de Lille, ouvertement sceptique sur la politique du gouvernement. Mais ouvertement pour la France elle aussi dans cette finale.

16h48: La charte d'une ambiance Coupe Davis en cinq points

Nous avions promis la définition d’une ambiance qui «fait» Coupe Davis. La voici. Elle tient en cinq points clefs. Celle du jour respecte la charte en tout point.

1. La règle des 25 secondes entre chaque service est quasiment impossible à respecter. Soit le serveur prend le risque d’y aller dans une forme de brouhaha. Soit il attend. Longtemps. L’abritre prend un tic: «Merci» ou «S’il vous plaît». Personne ne l’entend, tandis que les joueurs repoussent leur seuil de tolérance au bruit au moment d’engager.

2. Chaque point se conclut par une clameur comparable à celle qui suit les  balles de match d’une rencontre normale. Chaque point est un gain de territoire. Chaque point a son pouvoir d’intimidation. Dans la guerre des nerfs qu’est un Coupe Davis, le moindre 15-0, le moindre 30-30 est un soulagement et une conquête. Même une faute adverse. Et cela s’entend à tous les coups. Si vous entendez parler du mot «tension» propre à la Coupe Davis, c'est sa manifestation la plus évidente.

3. Après chaque point, une vague. Visuellement, une partie des spectateurs ne parvient pas à tenir en place et se lève pour extérioriser sa joie éphémère. Un coup l’un, un coup d’autre. Il y a des gens debout en permanence. En tennis, cela n'arrive quasiment jamais. (Bon, ça arrivait souvent lors de l'US Open 1991 avec Jimmy Connors; pour ceux qui ne l'ont pas vu, trouvez une façon de visionner This Is What They Want, l'incroyable docu d'ESPN).

4. En Coupe Davis, on a le droit d’être vache au moins une fois par jeu; en tout cas, quelqu’un est toujours là pour s’octroyer ce droit. Siffler, intimider, crier au moment d’un service ou d’un smash. Les compétitions par équipe, au tennis, sont ces moments où les règles du fair-play les plus strictes se perdent dans l’importance de l’enjeu.

5. Cela est parfois allé si loin, notamment en Amérique du sud, que l’ITF a mis en place un règlement punitif spécifique à la compétition. Celui-ci est rappelé avant chaque rencontre. Il stipule que si le public abuse de son pouvoir d’intimidation, si cela débouche sur une gêne manifeste pour l’équipe adverse, le joueur qui le représente sur le terrain peut faire l’objet de la panoplie complète des sanctions prévues dans le code disciplinaire: avertissement puis point de pénalité puis disqualification.
 

16h22: «Pour la première fois, une ambiance exceptionnelle»

Olivier Maillard est un journaliste très impanté dans le Nord, où il a travaillé entre autres pour L'Equipe et Radio France. Il a vu le Stadium Nord sortir de terre et la plupart des événements qui s'y sont déroulés. A n'en pas douter, son tweet est un message subliminal sur ce qu'y propose le LOSC depuis trois saisons. Mais il documente de façon intéressante ce qui se produit en ce moment. 6-3, 1-2 pour la Suisse sur le terrain. Julien Benneteau est un peu en-dedans côté français.

16h10: «La France ne peut pas perdre dans ce contexte»

Premier set pour la Suisse (6-3), mais Arnaud Cerutti (La Tribune de Genève) n'imagine pas que les Bleus en restent là.

 

15h55: Premier break, mais un vrai potentiel de thriller

Premières impression: ce double est d’un excellent niveau. Il a beau opposer trois joueurs majoritairement issus du simple (seul Benneteau est un spécialiste, 5e mondial), la balle part remarquablement bien de la raquette des quatre joueurs (service, retours, passings, smashes). Le son de la balle, dont nous vous parlions hier, est indiscutable pour tout le monde. Les joueurs pratiquent un vrai jeu de double, fait d’agressions, de montées au filet et de petit jeu. Federer, sur quelques volées à bout portant, a signé la fin de ses problèmes de mobilité. Et l’ambiance électrique nourrit les acteurs. Tous. 5-2 Suisse dans le premier set à l’heure où ce post est publié.

15h30: Cette fois, c'est électrique

Bon Dieu que ça «sent» la Coupe Davis, enfin! En m'appuyant –espérons le– sur ce qui se produira pendant le double, je reviendrai sur ce que cela veut dire, «sentir la coupe Davis», expression déjà employée dans ce live blog hier. Les réactions à fleur de peau de la foule à la présentation des équipes, aux récompenses remises à Forget et Leconte (au bord des larmes Riton, encore une fois), aux hymnes, semblent avoir montré que cette fois nous y sommes. La Marseillaise a résonné comme dans un stade de foot ; nous sommes dans un stade de foot, c'est vrai. Juste avant l'éhauffement, une autre Marseillaise spontanée est partie des tibunes hautes. Celles qui semblaient les plus étrangères vendredi.

L'échauffement se termine à l'heure où j'écris ces lignes, dans un brouhaha indistinct. La «ola» est partie à la première tentative. Les quatre joueurs ont été présentés avant la rencontre. Roger Federer a été ovationné. Julien Benneteau et Richard Gasquet l'ont été davantage.

15h00: Une demi-heure de saine lecture pour patienter

A une demi-heure du coup d’envoi du double, nous avons ratissé la toile pour vous. Voici les contenus que nous vous recommandons de consulter pour patienter et, éventuellement, briller en société à chaque début de set pendant le double. C'est toujours long, les débuts de sets...

Pour clore le sujet, lire l’analyse de la journée de vendredi par Christophe Thoreau, sur Yahoo.fr.

Suisse contre Suisse. Nationaux contre exilés fiscaux. Pour voir ce sujet sensible avec des yeux a priori neutres et documentés, l’article de Chris Clarey dans le New York Times (en anglais).

La Coupe Davis, «ça compte toujours» pour les meilleurs. C'est encore en anglais et c'est l’excellent Carl Bialik du site 538. Merci Federer.

Quelques contenus multimédia: Libération s’est penché sur la carrière de Roger Federer en 17 endroits-clefs (carte interactive), Eurosport.fr explore votre psychologie avec un quiz interactif: êtes-vous réellement pour la France, franchement?

Jusqu’à demain au moins, Federer reste le plus grand joueur de tennis de l’histoire à ne pas avoir gagné la Coupe Davis. Découvrez qui sont les neuf autres du Top 10, toujours avec Eurosport.fr.

Le reportage de lequipe.fr auprès des supporters suisses. Mais comment font-ils pour être presque à domicile? Réponse en textes, images et sons.

Le double, en finale, ça compte énormément. Trente-cinq des quarante dernières finales ont basculé lors du double. TennisActu vous raconte.

Il n’est jamais trop tard pour être au contact des bonnes choses. Si vous l’avez raté cet été, l’exploration du revers à une main par le New York Times, avec le concours de Stan Wawrinka. Un document exceptionnel.

Et puis qu’on n’est jamais mieux servi que par soi-même: Yannick Cochennec explique pourquoi les tennismen français ont pris de mauvaises habitudes techniques et décrypte le jeu de jambes de Roger Federer. Et votre serviteur vous démontre en quoi la star globale Roger Federer reste profondément enracinée en Suisse.

14h39: Compo officielle, Benneteau-Gasquet contre Wawrinka-Federer

Légère surprise côté français. Ce sont Julien Benneteau et Richard Gasquet qui représenteront les Tricolores lors du double de 15h30. Côté suisse, ce sera bien Roger Federer avec Stanislas Wawrinka.

14h01: La Coupe Davis n’est pas prête de changer de formule

La Coupe Davis relève de la responsabilité de l’ITF, la Fédération internationale de tennis. Son président, l’Italien Francesco Ricci Bitti, vient d’achever une conférence de presse au cours de laquelle il ne lui a pas été difficile de faire comprendre que bien peu de choses allaient changer à court terme dans le calendrier de l’épreuve, même si ses quatre rendez-vous annuels –dont deux à l’issue de deux tournois du Grand Chelem disputés loin d’Europe (Australie, US Open)– conduisent les stars du jeu à calculer leur investissement; et la formule est soft. Nous en reparlerons sûrement d'ici demain, mais l’exceptionnelle dimension de la finale France-Suisse est un cadeau offert à tous ceux qui refusent de considérer la baisse de prestige et d’impact de la compétition au cours des vingt dernières années.

L'Italien se montre beaucoup plus mordant sur les règles du jeu, la durée des matches. Il appelle à davantage d'expérimentations et garde une nostalgie pour la tentative des sets à quatre jeux entreprise il y a douze ans. «Les pics de tension sont en fin de set. Et cela multiplierait les pics de tension. Mais les joueurs sont contre.»

13h50: Federer a douché les fans suisses

Les fans suisses ont, semble-t-il, vu leur optimisme sur l’issue de la finale atténué par la prestation de Roger Federer face à Gaël Monfils. Nous avons veillé tard hier soir dans les établissements lillois pour vous le certifier; et uniquement pour ça, c'est entendu.

Là où Federer s’est décrit comme en manque de rythme, ils ont vu un joueur handicapé. Là où nous avons pris au sérieux la faculté autoproclamée du champion à monter en puissance, ils ont perçu un Federer désormais accessible pour n’importe quel joueur français. Là où ils ont acquis la certitude qu’il était improbable de voir Federer en double, nous avons, comme beaucoup de confrères suisses, l’intuition contraire (vérifiée semble-t-il). Si Federer est beaucoup monté en filet en fin de match contre Monfils, c’était probablement en partie pour se tester en vue du double. C’est une façon de lire son soulagement en conférence de presse.

Notre avis: Federer était bien moins gêné dans ses déplacements que nos amis supporters suisses ont bien voulu le dire. Les images sont nettes sur le sujet. La thèse du manque de forme due à cinq jours d'inactivité tient la route. Sauf sur un coup, le revers. Au-dessus de l’épaule comme au niveau du genou, Federer jouait manifestement avec le frein à main. Que cela soit le résultat de la «crainte» confessée hier, ou d'un reste de douleur, le résultat est le même. Il ne serait pas surprenant de voir le numéro un suisse jouer côté gauche du double.

13h30: Ouverture des portes, «le public nordiste veut sortir de sa retenue»

La capacité de la France à vraiment «jouer» à domicile est l’une des grandes questions de la journée. Le principal quotidien local, La Voix du Nord, offrait ce matin un double message à ses lecteurs. «Et l’arène s’enflamma» barre la «une». Affirmation fort discutable, comme nous l’avons vu hier. «Du bleu, que diable, du bleu», demande Sébastien Darnaux en pages intérieures, dans un article plus en rapport avec nos constats de la veille. «Bon, OK, on va dire que c’est un galop d’essai, écrit-il. Mais s’il vous plaît, (oui vous les 54.000 spectateurs à venir), faites l’effort vestimentaire nécessaire pour faire du Grand Stade le futur Grand Bleu.» Le quotidien lillois parle d’un «public nordiste qui ne demande finalement qu’à sortir de sa retenue. Supporters tricolores, l’avenir de cette finale est entre vos mains.»

– Sur lavoixdunord.fr: Le stade Pierre-Mauroy, une boîte à spectacles à la hauteur?

13h15: Du sang neuf en tribunes

Il suffit de laisser traîner ses yeux dans le métro menant au Stade Pierre-Mauroy pour comprendre que la moyenne d'âge de la foule sera plus jeune que vendredi. Il suffit de laisser traîner ses oreilles pour entendre quelques jeunes gens prêts à en découdre.

La finale est partout

Le centre-ville de Lille est totalement annexé par la rencontre. Tard dans la nuit d’hier et ce matin, riverains et touristes marchent au pas autour de la Grand Place. Comme en tribunes, le rouge domine largement.

Double: ce sera (semble-t-il) Tsonga-Gasquet contre Wawrinka-Federer

Bonjour à tous. Cet après-midi (15h30), la France et la Suisse disputent le double de la finale de la Coupe Davis, alors que les deux simples d'hier placent les deux nations à égalité (1-1). La rencontre sera très probablement Gasquet-Tsonga côté français (L'Equipe l'assure depuis midi) et Federer-Wawrinka côté suisse (ils se sont entraînés ensemble ce matin).

Rendez-vous samedi 15h30

On se retrouve samedi. Le double commence à 15h30. Sa composition sera officialisée dans l'heure précédente. Le match annoncé Benneteau-Gasquet contre Lammer-Chiudinelli semble pour l'heure assez fantaisiste. Guy Forget et Henri Leconte recevront un «Davis Cup Award of Excellence» à 15h15 avant la présentation des deux équipes. Pour ceux qui ont un ticket: ouverture des portes à 13h30.

Bien entendu, nous commencerons ce direct avant le match. Rendez-vous à midi. Bonne finale à toutes et tous.

Les 7 infos-clefs de la journée de vendredi (relire le direct pour avoir plus d'infos)

1. La France et la Suisse sont à égalité 1-1. Wawrinka a été très supérieur à Tsonga (6-1, 3-6, 6-3, 6-2) et Monfils a réalisé l'un des meilleurs matches de sa carrière contre un Federer en manque de rythme (6-1, 6-4, 6-3), assez proche, dans le souvenir, de la prouesse de Leconte face à Sampras en 1991. Les deux N.2 ont battu les deux N.1. Tout se jouera dimanche et le point du double sera crucial samedi.

2. Roger Federer n’est pas blessé au dos. Il dit n’avoir souffert d'aucune douleur et s’être senti de plus en plus à l’aise dans son tennis au fil de son simple. Il a payé son manque de rythme, d'entraînement et de pratique de la terre battue.

3. Roger Federer est disponible pour le double de samedi. Stan Wawrinka aussi. Arnaud Clément, le capitaine français, se dit certain que la paire suisse sera composée des deux joueurs. Officiellement, le double suisse est composé de Chiudinelli et Lammer.

4. Le double français annoncé est officiellement composé de Gasquet et Benneteau. Mais Tsonga se dit disponible pour jouer. Monfils aussi. Le double est un exercice qui lui correspond moins, mais sa forme du jour et son physique exceptionnel ouvrent la tentation.

5. Avec 27.438 spectateurs, l’ITF a annoncé ce vendredi que le record d’affluence pour un match de tennis en compétition avait été battu.

6. Jo-Wilfried Tsonga s’est dit déçu d’avoir constaté que les Suisses faisant plus de bruit que les Français. Arnaud Clément a reconnu diplomatiquement qu’il manquait quelque chose à l’élan que donnent les spectateurs à la rencontre. Gaël Monfils et Roger Federer ont trouvé la foule beaucoup plus démonstrative...

7. La logistique de l’événement n’a posé aucune difficulté. L’étage supérieur a dû se protéger du froid, comme prévu, mais la température était normale ailleurs, notamment sur le terrain. L’odeur de putréfaction de jeudi avait disparu. Le court en terre battue a été adoubé par les joueurs. «Peut-être un peu sec», a simplement relevé Federer. Probablement inévitable en salle.

Bonus Track: l'info baroque de la journée

Gaël Monfils a indiqué, lors de sa conférence de presse, que sa victoire en trois petits sets contre Roger Federer était située dans le Top 3 de sa vie. Les deux autres? «Le jour où j'ai battu mon père pour la première fois.» Et «une défaite»: «Contre Hewitt à Bercy en 2004. Le meilleur match de ma carrière en ambiance, en souvenir et même en niveau...»

 

20h15: Monfils: «Hyper dur de savoir si Federer est blessé»
 





 


«Je ne pense pas forcément jouer le double. On va en parler. Honnêtement, je ne pense pas mais on ne sait jamais.» (sourire)

«Je n'ai pas forcément envie de jouer le match décisif. Si on gagne le double, il faudra pourtant fermer ensuite.»

«C'est hyper dur de savoir si Federer est blessé, je ne le regarde pas forcément. Mais s'il est là, c'est qu'il pense te battre.»

«J'ai regardé le radar. Il servait à 200. Bon... Aujourd'hui, j'ai eu plus de réussite. Il a dû avoir moins de sensations au début. Je suis au couteau, je joue très bien et je ne le laisse pas rentrer dans ce match.»

«Les matches à Cincinnati et l'US Open m'ont aidé contre Roger. Je l'avais dominé à New York et avais été nerveux à la fin. J'ai été meilleur. J'avais plusieurs plans de jeu.»

«Pour être très honnête, j'étais très nerveux et sous pression au début, surtout après la défaite contre Jo.»

20h00: Clément ne lâche rien sur le double mais s'attend à Federer-Wawrinka
 


 


Clément: «Ma vision du double n'est pas vraiment modifiée. Mais bon, comment je vais pouvoir vous faire cette réponse? (sourire) J'ai ma petite idée, mais on doit en parler entre nous, voire comment est Jo, laisser tomber un peu la tension de la journée puis relancer la machine. Je suis quasi sûr que ce sera Federer-Wawrinka côté suisse.»

Clément: «On a vu un Federer qui a fait des fautes et était imprécis, mais dans son déplacement, aucune gêne par rapport à son dos.»

Clément: «Le stade est immense mais les Suisses sont nombreux. 2.700 ça fait du bruit. C'est le chiffre officiel. Je pense qu'ils sont plus.»

19h45: Fin de la conf de presse suisse: Federer prêt à jouer trois jours

Federer: «Difficile de jouer sans penser au dos. C'est comme un fantôme, c'est là, dans l'esprit. Attention, fais attention.» Mais il assure ne pas avoir ressenti de douleur et être prêt à enchaîner.

Federer: «Le plus gros problème est mon inactivité sur terre. Plus que mes soucis dorsaux. Tout n'est pas négatif. Je me suis senti mieux au fil du match. C'est le point positif. C'est comme ça, je dois l'accepter, je n'ai quasiment pas bougé pendant cinq jours.»

Federer: «J'attends autre chose de moi ce week-end. Je ne suis pas venu pour jouer des matches de ce type là.»

19h20: Affluence record, mais sans le son

1-1 entre la France et la Suisse à l'issue de la première journée. Le point du double vaudra très cher, samedi, comme d’habitude. Et nous sommes sûrs de voir du tennis jusqu’à dimanche, où s’annonce un Monfils-Wawrinka sympathique en ouverture. Parfait.

La grande affaire de la journée aura cependant été le poids insuffisant et la passivité relative du public français. C’est entendu, Jo-Wilfried Tsonga n’en a pas fait assez pour sublimer la foule (et vice-versa) lors de son premier match perdu en quatre manches. En dehors d’un pic à la fin du troisième set où on a pu croire à l’allumage de l’étincelle, l’ambiance lors du premier simple fut si ordinaire que Tsonga avoua une réelle déception en conférence de presse de voir les Suisses (10% des places vendues) faire plus de bruit que les Français. Sans animosité, avec un sourire amusé plus qu'avec des yeux vengeurs, mais quand même.

Gaël Monfils a très vite réchauffé la température en s’envolant contre Roger Federer puis en le dominant largement en le harcelant son revers. Ce qu'il déteste en général, et quand ses vertèbres grincent en particulier. Mais même aux moments clefs, même à l’issue de la balle de match, le demi-stade Pierre-Mauroy qui fait office de court exceptionnel n’a jamais totalement «senti» la Coupe Davis. Quarante secondes après la fin de la rencontre, ne restait plus qu’une vague excitation, tout de suite retombée. Cinq minutes après, le stade était vidé à 90%, et quand le speaker a lâché un «Je vous demande de raccompagner Gaël Monfils», celui-ci a débouché sur des résidus d’applaudissements polis comme on en voit sur les ATP250 disputés en France. Sur l'échelle de Gerland, ce moment enivrant de la finale de 1991 contre les Etats-Unis où on comptait seulement 11.000 spectateurs, on a atteint le 3 sur 6 aujourd'hui, et à de rares moments seulement.

L’équipe de France restait sur la lancée de sa demi-finale contre la République tchèque à Roland-Garros où, dès les premiers coups de raquette entre Gasquet et Berdych, il s’était réellement passé quelque chose de l'ordre d’une communion. Le court nordiste est très impressionnant. Il porte en lui, potentiellement, un boucan fou, comme cela s’est senti lors des quelques pics d’excitation enregistrés. Mais il est très évasé. A l’échelle d’un match de tennis, cela se paie et installe le public dans une position de spectateurs. Même le club officiel des supporters des Bleus, celui qui forme un bloc monocolore face aux bancs, n’est pas au contact du court comme il l'était à Roland-Garros.

Le facteur public est un paramètre sur lequel les hommes d’Arnaud Clément comptaient fort. Ils doivent remettre leur logiciel à jour. Si la foule nordiste s’embrase, ce sera la conséquence de leur performance. Il serait dommage que les 27.432 chanceux ne se saisissent pas de la chance qui leur est offerte de devenir acteurs. Ce chiffre représente un record pour du tennis en compétition.

19h04: Dieu a bon dos
 

18h57: «Jeu, set et match, France, 6-1, 6-4, 6-3»

Gaël Monfils replace la France et la Suisse à 1-1 sur un dernier revers long de ligne qui a raison d'un Roger Federer gêné dans sa mobilité. A l'issue des deux premiers simples, les deux N.2 ont battu les deux N.1. C'est un signe parmi d'autres que ce week-end porte en lui encore quelques surprises. C'est à la fois:
– La première victoire de Monfils contre Federer sur terre battue;
– La première défaite de Federer en trois sets en Coupe Davis depuis ses débuts en 1999, soit 45 matches en indivuduel et 20 doubles;
– Sa première défaite en simple en Coupe Davis depuis 2012 et sa deuxième seulement depuis 2003.
– La deuxième défaite de Federer contre la France après celle de 2001 contre Escudé, à l’issue de laquelle il avait obtenu le départ du capitaine Jakob Hlasek.

18h50: Si Federer perd...

Première «ola» de la journée en hommage à la perf en cours de Gaël Monfils (il mène alors deux sets à zéro et 4-3). Si Roger Federer perd, ce sera sa première défaite en simple en Coupe Davis depuis 2012 (Isner, déjà sur terre battue) et seulement sa deuxième depuis sa défaite en dmei-finale en 2003 contre Hewitt, soit 23 matches sur la période (celui du jour exclu). Enfin, Roger Federer n'a jamais perdu en trois sets en Coupe Davis. Il a perdu une fois en deux sets contre Pozzi en 1999, pour ses débuts à 17 ans, alors que le match comptait pour du beurre. Tous ses matches ici.

18h30: Chaud!

Alors que l'ambiance est clairement montée d'un cran côté français (6-1, 6-4, 4-2 pour Monfils), un petit point technique sur les conditions climatiques dans la salle de Villeneuve-d'Ascq. Vous avez probablement lu que les heureux possesseurs d'un billet devaient sortir couverts en raison d'une température qui, jeudi, n'excédait pas les 12° C. En réalité, sous les plaques chauffantes en forme de soucoupe volante que vous voyez ici, tout va bien. Ceux qui sont venus au stade emmitouflés sont comme dans un sauna, merci pour eux. Au-dessus, c'est effectivement un peu la vie au grand air. Quant à l'odeur de pourriture reportée le jour du dernier entraînement, due au confinement de la pelouse, il n'en reste plus rien.

18h00: Wawrinka, «je l'ai poussé, bousculé, je lui suis rentré dedans»

«Le public français n'aurait pas pu faire grand chose pour Tsonga. J'étais le meilleur sur le terrain.»

«Hier soir, je n'étais pas beau à voir. J'avais besoin d'en parler. J'accepte ma nervosité. Lui aussi était nerveux, peut-être plus que moi. Je me suis concentré sur le jeu et ça s'est bien passé.»

«Le soir de ma défaite contre Roger au Masters, j'étais détruit par le résultat, mais j'avais tout donné et essayé. Le dimanche, tu es fond du trou. Et le lundi, quand tu pars disputer une finale de Coupe Davis, tu mesures ta chance.»

«Roger a tapé 20 minutes puis 30 minutes. C'est dur de commencer contre un bon Gaël avec cette intensité! C'est Roger. Il lui faut du temps de jeu... Plus le temps passera, meilleur il sera contre Gaël.»

«Physiquement, je me sens bien. Je suis prêt à jouer les trois jours.»

«Sur le plan du niveau de jeu, c'est mon meilleur match de Coupe Davis.»

«C'est pour ça que j'aime et déteste le tennis. Les émotions négatives te détruisent. Mais quand tu gagnes, c'est tellement bien.»

17h40: Tsonga regrette la passivité du public

pendant sa conférence de presse

 

 

«J’ai fait mon match, ce n’était pas facile. Stan a été bon. Rien d’autre à dire, il était meilleur. Le premier match est important. Je suis un peu déçu, mais je reste confiant pour mes partenaires. On peut le faire.  Et j'espère que nous serons à 1-1 ce soir.»

«Pendant la présentation des équipes, on applaudit plus Stan que nous, plus Federer que nous. On entend plus les Suisses que nous. Je me fais siffler par les Suisses parce que je vais vérifier une ligne et personne ne dit rien. Chez nous, oui c'est un peu énervant. A nous d'aller chercher le public. J'espère que ça va tourner.»

«Je ne vais pas commenter ce genre de choses [ses échanges avec Clément, ndlr]. Sinon, on va dire que je cherche des excuses. On essaie de dire ce qu'on ressent pour qu'il trouve une solution. Ce que je pourrais dire, c'est dans le feu de l'action, on n'est pas toujours très lucide.»

«J'ai donné tout ce que j'avais. C'était insuffisant par rapport à mon adversaire. J'espère que j'aurai un autre match.»

«Peut-être que je jouerai le tennis de ma vie demain, dimanche. Et peut-être que je ne jouerai plus. Je vous dirai à la fin.»

La corbeille est pleine

Du beau monde au beau milieu de la tribune présidentielle. Si on entreprend de parler orientation politique entre Manuel Valls et Martine Aubry, l'autorité d'un demi de mêlée expérimenté ne sera pas superfle.

17h23: 3-1 Monfils, le show commence

L'identité des deux protagonistes, l'enjeu et le nombre de points gagnants font que le volume est monté d'un cran dès les tous premiers jeux de la rencontre. La loyauté du public nordiste pour Monfils est pour l'instant totale. En salle de presse, les journalistes moins sensibles que les autres à l'aura du Suisse –il y en a...– commencent à sourire. «Je lui donne un quart d'heure pour appeler le kiné...»

17h02: Villeneuve-d'Ascq arrache un sourire à Federer

C'est le visage extrêmement fermé (le dos? l'enjeu?) que Roger Federer a pénétré sur le court du stade Pierre-Mauroy. Il a fallu que le stade réserve une ovation-hommage au numéro 2 mondial pour que celui-ci se déride et adresse un sourire, ainsi qu'un salut, à la foule venue assister au deuxième simple. Vous aurez remarqué sur les images que la Coupe Davis trône dans un coin du court, impeccablement lustrée.

Prochain match à 16h55: Federer-Monfils

C'est officiel : Roger Federer disputera la rencontre face à Gaël Monfils. Le numéro un suisse a la sensation d'avoir gagné sa course contre la montre avec son dos. En revanche, vous me raconterez le début du match pendant que je serai aux conférences de presse de Tsonga et Wawrinka.

16h35: «Jeu, set et match Suisse, 6-1, 3-6, 6-3, 6-2»

Sur la balle de match qui scelle sa victoire lors du premier simple, Stan Wawrinka regarde son capitaine Severin Lühti et place l'index sur sa tempe. Message clair: «J'ai été fort dans ma tête.» Jeudi, Tsonga s'était souvenu que tous ses matches avec Wawrinka avaient été serrés, notamment sur terre. «La différence se fera dans la tête», avait-il prophétisé. Vu le niveau de jeu des deux hommes, elle s'est plutôt faite sur le tennis pur. C'est peut-être la vraie défaite du numéro un français ce vendredi.

Gilles Simon, Richard Gasquet et Edouard Roger-Vasselin devant le match Wawrinka-Tsonga, le 21 novembre 2014 à Lille. Reuters/ Gonzalo Fuentes

16h20: Tsonga perd le match du body language

Le son du coup de raquette n’est pas le seul indice que nous donnent les matches de tennis sur le rapport de force entre les joueurs (voir post de 14h26). Un autre facteur qui ne trompe pas est le body language, le langage du corps, ou en d’autres termes encore, les messages non verbaux adressés par les joueurs. Avec Wawrinka-Tsonga, on tient deux specimens, rarement capables de tenir leurs «corps» au moment de cacher leur état mental. Tsonga surtout.

Si le deuxième set s’est plutôt bien goupillé pour lui, «Jo» est globalement dans le dur depuis le début du match. Chaque point perdu précède des pas de grande lassitude, un peu déglingués. Tsonga possède dans sa panoplie tous les petits signes d’agacement possibles. Il a toujours beaucoup de choses à montrer avec ses bras quand quelque chose ne sort pas. Certains trahissent une forme d’impatience, même au moment où Clément tente de lui donner quelques clefs. Tsonga refait ses gestes dans le vide, parfois de façon fort étrange, comme ces services manqués accompagnés d’une répétition du geste… de revers.

Cet après-midi, Tsonga a le corps qui parle beaucoup. Il a déjà gagné des rencontres dans cet état de stress manifeste. Mais en face, aujourd’hui, il n’y en a pas beaucoup.

15h55: Le public passe la troisième...

... et c'est grâce à Jo-Wilfried Tsonga. Il est mené 5-3 au troisième (un break de retard), mais en sauvant deux balles de set, dont une sur ace, et en conservant son service, il s'est senti assez fort pour soulever la foule de ses bras (ou faire comme si...) en hurlant un énorme «Come ooon» puis en lançant une invitation claire à se réveiller. Les trente secondes assourdissantes qui ont suivi furent un vrai moment de Coupe Davis. La mèche semble allumée. Il va falloir: Wawrinka mène deux manches à une (6-1, 3-6, 6-3).

15h50: Les capitaines: cool et bavards

L’un des spectacles les plus étonnants de ce début de rencontre est celui des capitaines.

D’un côté, ils ont l’air des types les plus cool du monde. Ou du stade. A ma gauche, Severin Lühti, capitaine de la Suisse. Jambes croisées comme au bar. Bras gauche sur l’accoudoir. Main droite sur la cuisse. L’air d’apprécier le luxe d’être ici. A ma droite, Arnaud Clément, patron de la France. Capitaine de poche, dans le sens où il était aussi un joueur de poche (plus petit que la moyenne), jambes espacées, légèrement penché vers l’avant, un «oui» quasi systématique entre chaque point.

De l’autre, ils parlent, bavardent, haranguent. Beaucoup, vraiment. C’est leur travail? En début de rencontre, les capitaines de Coupe Davis mettent généralement du soin à ne pas «saoûler» leurs joueurs de consignes. Mais c'est une finale, et deux joueurs qui se connaissent par coeur. Le contenu des discussions semble technico-tactique. Des gestes de la main, les bras qui battent l’air, un doigt pointé vers une zone du court... Nous ne sommes pas encore dans la gestion des émotions extrêmes propre à ce genre de rencontre et au rôle de psychologue parfois dévolu à ces «papas».

A l’instant, Arnaud Clément commence à mimer la position de son prédécesseur Guy Forger: juste devant son joueur, jambes écartées, buste en avant, distributeur d’ondes positives. Tsonga vient de céder son service. Premier break du set. 5-2 Wawrinka.

15h21: 27.432 spectateurs, record annoncé

27.432 spectateurs à Villeneuve-d'Ascq, chiffre officiel. «Record du monde battu» (pour un match de tennis) assure le speaker sur fond de techno, alors que Tsonga égalise à un set partout. Le précédent chiffre porté à ma connaissance était un chiffre rond (27.400) et était détenu par Séville (Espagne) depuis 2004. Notre voisin nous signale la tenue d'une exhibition à Bruxelles le 8 juillet 2010 entre Kim Clijsters et Serena Williams rassemblant plus de 35.000 personnes.

15h10: «She's old enough to know better...»

Tennis Mag nous donne une piste intéressante pour comprendre la baisse de régime notoire de Wawrinka (5-2 Tsonga au deuxième à l'heure de ce post). Au début de son jeu précédent, un spectateur très haut perché a hurlé quelque chose d'assez peu intelligible, mais assez provocant pour susciter la réprobation du dernier étage. «Cry baby cry». C'était moins un hommage à l'Album Blanc des Beatles qu'à la vexation infligée à Stan par Mirka Federer lors de la demi-finale («crybaby» peut être traduit par pleurnichard).

15h05: Le public passe la seconde

Fallait-il l'écrire pour que tout rentre dans l'ordre? Wawrinka vient d'exécuter une double faute permettant à Tsonga de réaliser son premier break de sa partie. 3-1, puis 4-1 à l'heure où je poste. Deux points gagnants puis le gain du jeu ont suscité exactement ce qui manquait à la partie. Un public acteur, des drapeaux qui flottent, et l'influence diffuse de ces vibrations sur les deux joueurs. Wawrinka se met à «boiser», Lühti commence à beaucoup lui parler. Et même le rapport de force «sonore» commence à s'inverser (voir le post de 14h26). Notamment sur la première balle de service de JWT. Lui ne ment jamais.

14h45: Le public «ne joue pas» encore son match

A une question que je lui posais récemment à Bercy sur l’hypothèse de voir un public français endolori par la présence de son chouchou Roger Federer, Guy Forget m’avait répondu: «Non, impossible. C’est la Coupe Davis. Ce match, tout le monde en tribunes va le jouer. Moi je vais le jouer. Même vous vous allez le jouer.» J’avais déjà assisté à des matches de Coupe Davis. Pas de finale. Forget en a connues cinq. Il fallait lui faire confiance.

Pour l’instant –je dis bien, pour l’instant–, nous sommes bien dans une relation classique entre un public français et son sportif. L’embrasement du public, il faut aller le chercher. Le soutien actif de la foule, c'est le spectacle qui le suscite (ou pas) et non l'inverse. Le public nordiste est pour l’instant influencé par Tsonga, plus que le contraire. Il est fébrile. Il attend de voir. Il espère. Il fait un peu de bruit pour manifester les quelques heureux événements. Mais il laisse l’avantage à la Suisse. Dans son match à lui, cela veut dire que le volume sonore vient des coins peinturlurés en rouge.

Dans le premier jeu du troisième set, toujours en galère, Tsonga a lâché un énorme «Come oooon» de soulagement et d'encouragement à l’issue d’un point douloureux qui lui donnait l’avantage. Le public s’est immédiatement embrasé. Avant de redescendre. Comme Tsonga.

14h35: Tsonga «frigorifié»

Mon voisin en tribune de presse est Christopher Clarey, l'une des grandes signatures du journalisme de tennis. Il travaille pour le New York Times. Son tweet résume le premier set perdu 6-1 par Tsonga: «Wawrinka en feu, Tsonga frigorifié.»

14h26: Premier break pour la Suisse

3-1 pour la Suisse. Wawrinka vient de prendre le service de Jo-Wilfried Tsonga. On ne va pas vous interpeller à chaque break pendant ces trois jours. Si tout se passe bien, il y en aura quelques-uns. Vous avez bien vu que Tsonga faisait plus de fautes que Wawrinka, frappait moins fort, moins précis, et haussait beaucoup plus les épaules...

Mais ce break, un aveugle aurait pu le sentir venir. En tennis, il y a un facteur qui ne trompe jamais quand on y assiste en direct, c’est le son. Le bruit de la balle. Le bruit de l’impact. Son volume. Sa durée. Ils disent beaucoup de la qualité de frappe du joueur. Des deux joueurs. Pas de surprise possible: plus c’est fort et plus ça va vite, plus c’est sec et plus c’est centré, c’est-à-dire que la balle perd peu d’énergie et dégage de la puissance.

Il y a bien des cas particuliers liés aux effets, mais même si nous sommes sur terre battue, ce n’est pas ça qui frappe depuis le début du match entre ces deux puncheurs. Ils jouent pour l’essentiel à plat. Le son de qui sort de la raquette n’offre pas la même musique. Il dit tout de la détresse de Tsonga et de la confiance de Wawrinka. Le Français est mené 5-1, double break, au moment où je finis ce post.

14h00: Le plus grand stade de tennis du monde

27.000 places (sources FFT) ou 27.600 (source mairie de Villeneuve-d'Ascq)? Personne n'est certain. Ce n'est pas neutre car dans la deuxième hypothèse, nous serions, ici au stade Pierre-Mauroy, face au plus grand stade de tennis de l'histoire. Dans la première hypothèse, face au second, seulement; l'Espagne aurait fait mieux en 2004, à Séville. C'était déjà un stade de football reconfiguré.

Une chose est certaine: il est, comme prévu, extrêmement impressionnant. La sensation d'amplitude est vertigineuse pour un court de tennis. Il a été écrit quelque part ce matin que ce stade n'était pas plus impressionnant à vue de nez que le central de Roland-Garros. Il faut changer de lunettes. Il l'est probablement moins que le court Arthur-Ashe de New-York (24.000 places), car beaucoup de Lillois sont plus loin du court encore qu'aux Etats-Unis. Mais c'est bel et bien un spectacle à couper le souffle que de contempler cette arène provisoire du haut des tribunes.

Le volume sonore est prometteur. Sans qu'aucun point n'ai été joué, ça a vibré fort lors de l'entrée des équipes et des ovations réservées aux joueurs. L'échantillon prélevé au moment de la présentation des équipes en dit long sur la schizophrénie de cette finale: huées pour Lammer et Chiudinelli, mitigé pour Wawrinka, indifférence pour Lühti, ovation monstre pour Federer.

13h10: Officiel, le premier match sera Tsonga-Wawrinka

L'ITF officialise la composition des équipes du premier simple (14h): Tsonga - Wawrinka. En somme, cela veut dire qu'aucun des deux n'est blessé. Le principal enjeu est évidemment de savoir si Roger Federer n'aura pas d'ennui de dernière minute. Vu son échauffement matinal, ça a l'air d'aller.

13h05: Mirka ou pas Mirka?

Le Telegraph, Eric Salliot (RMC) et Chiara Gambuzza (tennisworlditalia.com) ont des infos sur la présence de Mirka Federer auprès de l'équipe suisse. Si celles-ci se vérifient –elle est à Lille, mais ne sera pas en tribune à Villeneuve-d'Ascq– Wawrinka devrait en concevoir une certaine quiétude pendant son simple contre Tsonga. Fin du suspense insoutenable dans une petite heure. Rappel des données du problème aux plus distraits.

12h20: Les portes viennent d'ouvrir

Ambiance de folie à moins de deux heures du premier simple!! Non, non, on se calme. On ne va pas vous survendre ce qui peut se passer dans un stade français à deux heures d'un grand événement. Finale de la Coupe Davis ou pas, la température a tout le temps de monter. Nous sommes vendredi. Les enfants sont à l'école. L'assistance sera visiblement composée de personnes en âge de poser des RTT ou qui n'ont plus ce problème depuis quelques années.

En dehors du stade, les Suisses sont de loin les plus visibles (drapeaux rouge tous les 20 mètres) et les plus folkloriques (on vous épargne la photo des chapeaux en forme de fromage). Les forces vont s'équilibrer dans les tribunes: des drapeaux français ont été disposés sur les fauteuils. 10% des places ont été vendues aux compatriotes de Roger Federer, soit 2.700 au total. La «une» du bi-mensuel Grand Chelem représente un tablette de chocolat noir mordue à pleines dents. Titre: «On va les croquer». Nos amis suisses préfèrent en rigoler. «Ils ont vraiment écrit ça?»

12h00: Wawrinka tweete encore

Pour une vision encore plus embarquée de la finale, on vous recommande aussi le compte Twitter de Stanislas Wawrinka. Le numéro 2 suisse est probablement le joueur de tennis le plus actif sur le réseau social. Au jour d'un des matches les plus importants de sa carrière –le deuxième après sa finale de l'Open d'Australie contre Nadal en janvier?– il n'a pas failli à sa réputation. Dès 8 heures et des poussières ce matin, il vous invitait au petit dej' de l'équipe suisse. Il faut dire qu'il se sentait seul.

Jusqu'à midi, c'est-à-dire à deux heures de sa rencontre contre Jo-Wilfried Tsonga, il retweetait encore quelques-uns des messages postés par les médias suisses et sa fédédation. «Stan the man» est attendu sur le court à 13h45 pour la présentation des équipes.

La finale, comme si vous n'y étiez pas

Vous faites probablement partie des 2,5 millions de Français (chiffre non officiel mais très réaliste ; 700.000 ont fait officiellement une demande à la FFT) qui, une fois n’est pas coutume, ont harcelé tous les gens de leur entourage ayant un vague rapport le tennis pour savoir si –«allez, ce serait trop cool»– ils n’avaient pas une place ou deux à revendre pour aller faire un petit week-end à Villeneuve-d’Ascq. Franchement, si on vous avait dit cet été que trois jours dans le Nord fin novembre étaient susceptibles de vous faire baver d’envie, vous ne l’auriez pas cru. Depuis, la France s’est qualifiée pour la finale de la Coupe Davis et le Stade Pierre-Mauroy a été élu pour l'accueillir. Son adversaire sera la Suisse. Autant dire: la mégastar Roger Federer et ses amis. Bref, c’est notre finale de Coupe du monde à nous.

Tout se mêle dans ce fantasme de finale qui va clouer la France devant la télé comme même Roland-Garros n’a pas réussi à le faire depuis longtemps: la passion française pour la Coupe Davis, la présence de sa Majesté Federer-chouchou-des-Français, la capacité dudit Federer à remporter le dernier trophée qui manque à sa légende, le niveau irréel de la Suisse sur le papier (le 2e et le 4e mondial), la mise en place du plus grand stade de tennis au monde (27.000 places!), le sommet de la carrière des nouveaux Mousquetaires français. Et aussi la drôle d’ambiance entre Federer et Wawrinka depuis leur demi-finale du Masters perturbée par Mirka Federer, femme de… Et aussi la présence toujours prometteuse du showman Monfils… Et aussi le suspense entourant la blessure au dos de Federer… Et beaucoup de choses par nature imprévisibles dans la compétition la plus irrationnelle de l’histoire du tennis.

Dialogue avec un confrère suisse la semaine dernière à Londres, avant même le forfait de Federer en finale contre Djokovic:

«De toute façon, cette finale, tu peux en parler dans tous les sens, elle est imprévisible. Le seul truc pour la France, c’est si la Suisse mène 1-0 en trois petits sets avant que Federer joue. Elle ne s’en remettra pas.
— Heu, ça dépend. En 1991, Agassi plie Forget après avoir perdu le premier set, avant Sampras-Leconte. Et la France gagne 3-1.

— Tu as raison. Donc, c’est imprévisible.»

Pendant que vous aurez les yeux fixés sur l’écran, nous aurons les nôtres partout ailleurs. En tribunes, en coulisses, en salle de conférence de presse, auprès des joueurs, auprès des fans, auprès des Suisses, auprès des Français, en ville. Slate.fr est votre premier écran. Tentez-le pour une fois en second écran; ça devrait vous plaire.

Début des matchs à 14 heures. On ouvre à 12h30.

Bonne finale.

Cédric Rouquette
Cédric Rouquette (77 articles)
Journaliste
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