Des cartes pour mesurer la pollution sonore

Aperçu de WideNoise Map.

Aperçu de WideNoise Map.

Le bruit est une question sérieuse. Il serait même identifié par les Européens comme l'un des «problèmes environnementaux majeurs», explique l'agence européenne en charge de l'environnement, qui compte dans ses rangs un organisme, le bien-nommé NOISE, précisément chargé de relever les données sur la pollution sonore sur le continent.

Ce dernier les présente sous la forme d'une carte, mais il est loin d'être le seul. Comme l'indique le blog Google maps mania, de nombreux services tentent de mesurer et de représenter la pollution sonore dans le monde. A l'aide d'outils de cartographie tels que Google Maps, ces plateformes s'appuient le plus souvent sur des données récoltées collectivement. Pour en faciliter la collecte, ils existent également parfois sous forme d'application mobile: c'est par exemple le cas de WideNoise Map ou de AirCasting.

Chacune de ces apps représentent l'intensité de la pollution sonore selon une progression de couleurs (le plus souvent du vert au rouge), et AirCasting permet notamment d'enregistrer directement le son, pour l'annoter sur une carte, à partir de son téléphone.

WideNoise Map compte parfois plusieurs milliers de contributions par ville: Paris en totalise près de 2.000, pour un volume de décibels moyen de 60 (quelque part entre le bruit d'une voiture en ville et le ronronnement d'un ordinateur). A noter que rares sont celles qui dépasse ce volume sonore.


Aperçu des cartes d'AircAsting. Plus la zone est rouge, plus le volume sonore est élevé.

Une autre plateforme, NoiseWatch, croise «des sources scientifiques officielles et des observations crowdsourcées», indique Google maps mania. Cette dernière semble avoir une certaine popularité, puisque des sites tels que El Correo ou ABC de Sevilla, mentionnent des initiatives citoyennes visant à mesurer les bruits des villes espagnoles en s'appuyant précisément sur ce site, qui, là encore, dispose d'une version mobile. 

Moins anxiogènes, d'autres initiatives cherchent également à cartographier le monde via le prisme de nos cinq sens, mais dans une optique plus poétique que pratique.

Ainsi, nous vous parlions il y a quelques semaines de ces scientifiques qui dressent la carte sonore de la Terre, entre ses bruits de forêts, de vagues, mais aussi ses variations urbaines. 

D'autres encore s'amusent à représenter les odeurs des grandes villes du monde: c'est le cas de Kate McLean, une Britannique qui se définit comme «artiste et designer multisensorielle», écrivions-nous fin septembre, et qui a déjà cartographié Amsterdam, ou Edimbourg.

Partager cet article