Tech & internet

Les Américains sont jaloux de notre connexion Internet

Temps de lecture : 2 min

Alors qu'en France la fibre s'installe lentement, mais sûrement, les Américains ont toujours du mal à instaurer un Internet haut débit et abordable.

Un câble de fibre optique allumé. Photo Wikimedia CC par Hustvedt
Un câble de fibre optique allumé. Photo Wikimedia CC par Hustvedt

Chris O’Brien est un journaliste américain, installé désormais à Toulouse. Dans un article pour le site Venture Beat, il compare l’accès à Internet en France et aux Etats-Unis. Quand il vivait encore en Californie, sa femme et lui payaient en tout 229 dollars par mois pour leur connexion Internet et leurs abonnements téléphoniques respectifs (avec connexion), soit 183 euros environ. Aujourd’hui en France, ils ne payent plus que 66 euros par mois, soit presque trois fois moins. Nous vous expliquions l'année dernière cette différence de coût entre nos deux pays.

Mais la comparaison ne s’arrête pas là. Aux Etats-Unis, leur débit s’élevait à 25 Mbps (mégabit par seconde), il est de 100 Mbps aujourd’hui en France. Et encore, la fibre optique, pas encore disponible dans leur immeuble, leur permettrait d’atteindre 1 Gbps. «Croyez-moi quand je dis qu’on ne sait pas, jusqu’au moment où l’on en part, à quel point les choses sont horribles aux Etats-Unis quand il s’agit de haut débit et d’Internet sans fil», raconte le journaliste.

Et en effet, si l’on compare les chiffres sur les deux territoires, le retard des Etats-Unis peut paraître étonnant. En mars dernier, le site The Week se demandait pourquoi l’Internet est si lent aux Etats-Unis:

«Le pays qui a inventé l’Internet est maintenant derrière l’Estonie en termes de vitesse de téléchargement», avec seulement 32 Mbps en moyenne (selon le site netindex.com).

Le Telecommucations Act, signé en 1996 aux Etats-Unis par Bill Clinton, devait encourager la compétitivité des fournisseurs d’accès et le développement du réseau. Mais 18 ans plus tard, l’échec est palpable. «Cela a permis aux compagnies de se diviser les marchés et de faire émerger des monopoles, et de faire payer les clients un prix toujours plus élevé sans investir en retour dans des infrastructures d’Internet, surtout pour la connexion par fibre optique nouvelle génération, comme c’est le cas dans d’autres pays», explique The Week.

Car pour le journaliste de Venture Beat, l’Etat français a mieux géré son implication dans le développement d’Internet en France et sa régulation. France Télécom (et donc Orange) a dû par exemple partager son infrastructure avec les concurrents. Et a maintenu son implication dans le développement d’Internet et de nouveaux fournisseurs comme Free (avec les problèmes que cela entraîne).

«Le gouvernement a joué un rôle important en assurant la compétition, et cela a développé la concurrence et fait baisser les prix. Vas-y l’Amérique, lis cette phrase plusieurs fois. Je sais que cela te fait mal à la tête», conclut le journaliste.

Newsletters

De la Bretagne à la Savoie, Instagram est la terre promise des mèmes régionaux

De la Bretagne à la Savoie, Instagram est la terre promise des mèmes régionaux

Le meilleur repaire des blagues entre patelins n'est plus le PMU, mais Instagram. Les mèmes régionaux y fleurissent et donnent aux querelles de clochers un côté cool.

Le safari aux influenceurs à Webedia commence à les agacer

Le safari aux influenceurs à Webedia commence à les agacer

Attendus quotidiennement devant chez eux ou leurs studios par des fans toujours plus jeunes, les nouvelles stars de YouTube sortent du silence pour évoquer un phénomène largement amplifié par les réseaux sociaux.

Clubhouse va-t-il bouleverser les règles de l'influence?

Clubhouse va-t-il bouleverser les règles de l'influence?

Personnalités politiques, marques et médias tentent de s'installer sur ce réseau social, non sans difficultés. Exit l'image et les faux-semblants, ici tout se veut authentique.

Podcasts Grands Formats Séries
Newsletters