Sciences

Quand vous essayez d'être drôle, voilà comment s'active votre cerveau

Temps de lecture : 2 min

Louis C.K. fait visiblement une blague sur son ventre. Le 21 December 2008, sur une base militaire en Irak. | Domaine public
Louis C.K. fait visiblement une blague sur son ventre. Le 21 December 2008, sur une base militaire en Irak. | Domaine public

«La genèse neuronale d'une blague», rien que ça. Voilà ce que prétendent avoir découvert deux chercheurs de l'université de Southern California, rapporte The Guardian. Une expérience dont les détails sont attendus ce 15 novembre, lors d'une rencontre de la Society for neuroscience, à Washigton.

En étudiant les cerveaux d'une vingtaine de comédiens spécialisés dans l'improvisation, Irving Biederman et Ori Amir auraient en effet déterminé les zones qui s'activent dans le cerveau au moment de faire une blague.

Ainsi, quand Louis C.K., Jerry Seinfeld et les autres balancent une réplique efficace, leur cervelle irait d'abord chercher des liens «entre des idées opposées ou distinctes», écrit le journal anglais. La zone du cerveau qui s'y rapporte verrait ainsi son activité s'intensifier. Mais ce n'est pas tout.

Une autre région cérébrale, le striatum ventral, s'affolerait aussi: comme l'explique toujours The Guardian, c'est la zone associée aux récompenses. Et plus les sujets pensent que leurs blagues sont drôles, plus cette zone s'échauffe.

Les chercheurs précisent par ailleurs que toutes ces régions cérébrales impliquées dans le processus humoristiques sont «riches en récepteurs opiacés». Certaines des neurohormones produites dans le cerveau correspondent à des opioïdes et «dans le cas où on apprécie tel humour, une explosion d'activité dans ces régions pourrait mener au rire», à en croire Ori Amir cité par The Guardian.

Ce n'est pas la première fois que les neurosciences se penchent sur l'humour et ses effets sur notre corps. Sa capacité à réduire le stress, par exemple, permettrait même de prendre soin de sa mémoire, selon une étude de la même université, dont ABC News se faisait le relai en avril dernier. Et il paraît même que rigoler, ou même juste sourire, est une activité «bonne pour le coeur», écrivions-nous en 2012.

Mais Irving Biederman et Ori Amir affirment être les premiers à avoir «mener l'enquête sur les bases neuronales de la création humoristique», rapporte The Guardian. Peut-être d'ailleurs parce que le deuxième de la paire est lui-même un comédien qui exerce ses talents comiques au Flappers Comedy, en Californie. Qui le décrit en ces termes:

«neuroscientifique le jour, comédien de 21 à 22h»

Slate.fr

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