Sciences

Rosetta est aussi le jour où le monde a découvert l'agence spatiale européenne

Temps de lecture : 2 min

Il n'y a pas que la Nasa dans la vie! Depuis des dizaines d'années, en Europe, l'ESA travaille aussi à lever les mystères de l'espace. Le succès de la mission Rosetta n'est qu'un exemple parmi d'autres.

A force d'être imprégnés d'Armageddon, de Contact ou d'Interstellar, entre autres réjouissances cosmiques hollywoodiennes, nous avons tendance à prendre la Nasa, agence spatiale américaine, pour ce qu'elle n'est pas: l'agence spatiale mondiale.

Du coup, lorsqu'une mission aussi ambitieuse, coûteuse et risquée que celle des sondes Rosetta et Philae réussit, parvenant ainsi à capter l'attention mondiale, forcément, tout le monde se tourne vers la Nasa. Preuve en est son compte Twitter: en ce mercredi 12 novembre, l'agence spatiale américaine n'a pas arrêté de re-router les messages de félicitations à qui de droit, comme l'a repéré Guillaume Champeau. Répétant sans arrêt ce message (ou équivalent):

«En fait, nous devons l'atterrissage sur la comète à l'équipe de l'ESA»

Il faut dire qu'en dehors du cinéma, l'histoire même de la conquête spatiale se divise principalement dans les esprits entre Etats-Unis et Russie. Fondée en 1958, et dotée aujourd'hui d'un budget plus de quatre fois supérieur à celui de l'ESA (près de 18 milliards de dollars contre plus de 4 milliards d'euros), forcément, la Nasa fait un peu de l'ombre à sa voisine européenne.

Mais aujourd'hui, l'opposition des puissances dans la course à l'espace n'a de toute façon plus vraiment sens: pour Rosetta/Philae, la Nasa a développé plusieurs appareils, comme elle l'a justement rappelé sur Twitter.

De même, Nasa et ESA ont travaillé main dans la main pour la réalisation d'une mission tout aussi spectaculaire: Cassini-Huygens. Lancée en 1997, la sonde Cassini s'est placée en orbite de Saturne en 2004 (!) pour déposer une année plus tard un autre appareil, Huygens, à la surface d'un des nombreux satellites de Saturne, Titan. Un scénario qui ressemble à celui qui se déroule aujourd'hui sous nos yeux, et pour lequel la Nasa s'est chargée à l'époque de l'orbiteur quand l'ESA s'est occupée de la deuxième sonde.

Peut-être que cette dernière pâtit surtout d'un déficit d'image, mais là encore, l'agence tente d'y remédier. Il suffit de jeter un oeil au clip tourné pour faire la promotion de la mission Rosetta, Ambition, dont nous vous parlions il y a quelques jours: de la science-fiction, Littlefinger de la série Game of Thrones en guest, une réalisation ambitieuse et léchée... Bref! Tous les ingrédients d'une communication efficace pour l'espace.

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