Sciences

Passer un examen un jour de forte pollution, c'est 15 euros en moins sur son salaire mensuel plus tard, selon une étude

Temps de lecture : 2 min

Alfred Palmer smokestacks/Wikimedia

Si vous avez un locus de contrôle externe particulièrement développé, vous allez être ravi par cette étude publiée par le National Bureau of Economic Research, menée par Victor Lavy, Avraham Ebenstein et Sefi Roth et relayée par le Huffington Post. On y découvre notamment l’impact hautement négatif de la pollution sur la réussite des étudiants à leurs examens les plus stressants.

Les chercheurs soutiennent dans leur étude (qui n’a pas encore été soumise à l’évaluation de leurs pairs) que les résultats qu’ils ont pu apporter démontrent l’impact déterminant de facteurs aléatoires sur les résultats scolaires et combien il est nécessaire de ne pas uniquement se fonder sur ceux-ci pour déterminer le niveau d’un élève. Pour arriver à cette conclusion, ils ont comparé les résultats obtenus au baccalauréat israélien (le Bagrut) de plus de 55.000 étudiants issus de milieux socio-professionnels hétérogènes, recoupant ces notes avec l’apparition de pic de pollution.

Les chercheurs ont par la suite essayé de démontrer l’impact d’un tel facteur sur la future vie des étudiants. Selon eux, chaque point perdu à cet examen représente une perte d'à peu près 18 dollars (environ 15 euros) mensuel plus tard dans leurs vies professionnelles. A ce titre, l’étude explique que:

«Cela suggère que les étudiants qui passent un examen durant un pic de pollution s’exposent à des conséquences non négligeables à long terme, tant sur le plan académique qu’économique.»

Par ailleurs, le Huffington Post rappelle qu’une autre étude avait mis récemment en lumière un second facteur pouvant avoir un effet négatif sur la scolarité: la violence dans le voisinage des élèves.

A n’en pas douter, cette étude viendra nourrir l’impressionnant corpus de texte déjà existant en matière de docimologie, et fera le bonheur des aspirants bacheliers apeurés en quête d'excuses.

Slate.fr

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