Culture

Qui se souvient du quatrième chasseur de fantômes de «Ghostbusters»?

Repéré par Vincent Manilève, mis à jour le 12.12.2014 à 9 h 52

Repéré sur Entertainment Weekly, The Guardian, The Telegraph

Trente ans après la sortie du premier «SOS Fantômes», les quatre acteurs principaux ont connu des carrières différentes. Alors que Bill Murray, Dan Aykroyd et Harold Ramis ont connu le succès, Ernie Hudson garde un goût amer de cette expérience.

Les quatre acteurs principaux (Ernie Hudson, deuxième en partant de la gauche) Via Allociné

Les quatre acteurs principaux (Ernie Hudson, deuxième en partant de la gauche) Via Allociné

Quand on regarde l'affiche et les trailers de promotion du premier SOS Fantômes, sorti il en France il y a trente ans jour pour jour ce 12 décembre, quelque chose frappe: on ne voit presque pas le quatrième larron de la bande, Winston Zeddemore, recruté sans véritable entretien par l’équipe de chasseur de fantômes. Toujours au second plan dans les deux films de la saga, Ennie Hudson, l’acteur qui l’interprète, ne comprend toujours pas pourquoi l’importance du rôle a été minimisée au dernier moment.

Dans le numéro de début novembre d’Entertainment Weekly, Ernie Hudsons confie cette période de sa vie qui le hante encore.

«Trente ans après, je regarde en arrière et je me dis que mon personnage marche tel quel. Mais je me dis toujours: "Mec, si tu avais pu jouer le personnage d'origine..."»

Il faut savoir que, jusqu’à la veille du tournage, Winston Zeddemore devait être un ancien Marine avec de nombreux diplômes… Le plus brillant de la bande en quelque sorte.

«Mais la nuit avant le tournage, je reçois le nouveau script et je suis sous le choc. Le personnage était parti. Au lieu d’arriver au début du film, genre à la page 8, il n’apparaît qu’à la page 68, après que les chasseurs de fantômes se sont établis. Tout son background élaboré a été enlevé, remplacé par moi en train de dire "S’il y a une paye stable, je croirai tout ce que vous me direz”. C’était assez dévastateur.»

La production lui dira qu’il fallait donner plus de place à Bill Murray, déjà populaire depuis son passage par le Saturday Night Live. Certaines personnes, et surtout les fans, diront que ce rôle était à la base prévu pour Eddy Murphy, ou que le studio était raciste. Ernie Hudson n’y croit pas, il l’a dit dans une interview au Guardian. S'il reconnaît qu'Eddie Murphy n'aurait pas eu ses problèmes, il est hors de question pour lui de parler de racisme:

«Si je met ça sur le dos du racisme, le message que j'envoie à mes enfants devient flou. Je leur dis qu'ils peuvent grandir, devenir quelqu'un et faire des choses, et d'un coup je dis que c'est à cause du racisme qu'on a minimisé ma place. Je me dis qu'il y avait d'autres raisons.»

S'il restera toujours reconnaissant pour cette aventure, sa hantise est d'autant plus grande que ses trois comparses ont par la suite connu de (très) jolies carrières. Dan Aykroyd, ancienne vedette du Saturday Night Live dans les années 1970, restera célèbre pour son rôle dans le film Blues Brothers, et continue à grappiller quelques seconds rôles dans des films et des séries télés. Le nom d’Harold Ramis, décédé cette année à l’âge de 69 ans, restera pour toujours associé à la comédie Un jour sans fin, où son ami Bill Murray se réveille chaque matin pour revivre la même journée. Bill Murray, pas besoin d’en parler, continue de cultiver son statut de papy le plus cool d’Hollywood. Et ce n’est pas Slate qui dira le contraire.

De son côté, Ernie Hudson s’est fait remarquer en 1997 pour son rôle dans la série Oz, mais depuis ne tourne presque plus qu’à la télévision. Hanté par ce film, il est même allé jusqu'à reprendre son rôle dans un épisode de la série How I Met Your Mother.

 

 

 

 

 

 

Il a récemment fait parler de lui, mais pour les mauvaises raisons. Un nouveau SOS Fantômes est en préparation, avec une toute nouvelle équipe. L’équipe du film envisage d’ailleurs de recruter quatre femmes pour les rôles titres. Une idée qui n’a pas vraiment plu à Ernie Hudson, et qui l’a fait savoir au Telegraph, quitte à tomber dans le sexisme:

«J’aime les femmes. J’espère qu’elles seront au moins drôles, et si elles ne sont pas drôles, j’espère au moins que ce sera sexy.»

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