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EN DIRECT. Elections américaines de mi-mandat: une vague républicaine contre Barack Obama

Barack Obama à la descente d'Air Force One, le 1er novembre 2014. REUTERS/Jonathan Ernst.

Barack Obama à la descente d'Air Force One, le 1er novembre 2014. REUTERS/Jonathan Ernst.

Vote, polémiques, sondages de sortie des urnes, résultats et analyses... Suivez la journée et la nuit des midterms en direct avec nous.

• Sans surprise, les Républicains ont repris le contrôle du Sénat lors des élections de mi-mandat, avec au moins 52 sièges selon les estimations des médias américains.
• Ils vont également accroître leur majorité à la Chambre des représentants, dont ils avaient repris le contrôle en 2010.
• Plusieurs États américains élisaient aussi leur gouverneur, notamment dans le Wisconsin, où le Républicain Scott Walker a remporté une réélection très symbolique en vue de 2016.

Cet article est mis à jour régulièrement, pensez à cliquer ici pour voir sa version la plus récente.

4h30 à New York / 10h30 heure française
Message officieux: Barack Obama est se-rein!

Le New York Times publie un long article sur l'état d'esprit du président américain à l'orée de ses deux dernières années de mandat, qu'il va devoir traverser sans majorité à la Chambre des représentants ni au Sénat. Voici quelques citations (anonymes, évidemment) émises par son entourage:

«Il ne se sent pas répudié»
 

«Il va être agressif. Il se sent prêt à l'être. [...] Nous avons beaucoup de choses importantes à faire durant les deux années qui restent. Il est impatient de s'y mettre.»

2h55 à New York / 8h55 heure française
La pire séquence de midterms pour un président depuis les années 1950

Avec une perte nette (différence entre les sièges conquis et les sièges perdus) d'au moins 6 sièges à la Chambre des représentants –même dans le meilleur et très improbable des cas, les Démocrates ne dépasseront pas les 195 sièges, contre 201 en 2012–, Barack Obama réalise la pire performance sur deux élections de mi-mandat pour un président américain depuis Harry S. Truman, en 1946 et 1950.

Avec déjà 63 sièges perdus en 2010, il atteint en effet au moins 69 sièges perdus en total cumulé, contre 83 pour son prédécesseur démocrate. Eisenhower (1954, 1958) avait vu son camp en perdre 66, Reagan (1982, 1986) 31, Clinton (1994, 1998) 49 et George W. Bush (2002, 2006) 22, selon les calculs du site Roll Call.

Un calcul qui est néanmoins à nuancer car il conduit à additionner les pertes des deux midterms en faisant abstraction des élections législatives qui ont lieu au milieu, en même temps que la présidentielle. Si l'on compare simplement la situation du parti du président au début de son mandat (257 sièges en 2008) et six ans après, Obama peut encore espérer faire légèrement mieux que Eisenhower mais fera bien pire que Truman. Les républicains avaient vu leur représentation diminuer de 68 sièges entre 1952 et 1958 (ils avaient en effet perdu des sièges même lors de la réélection de leur leader en 1956) tandis que les démocrates n'avaient vu la leur baisser que de 7 sièges entre 1944 et 1950, grâce à une victoire écrasante l'année de la réélection de Truman, en 1948. Bref, quel que soit le mode de calcul, cette séquence de midterms est la pire pour un président depuis les années 50.

2h30 à New York / 8h30 heure française
Le point sur les résultats

À cette heure, voici ce qu'on peut dire avec certitude en se basant sur les dernières estimations:
– pour la première fois depuis dix ans, les Républicains vont contrôler le Sénat, avec au moins 52 sièges sur 100 et des victoires symboliques dans le Colorado et l'Iowa, des États qui avaient voté Obama en 2012.
– ils vont également accroître leur majorité à la Chambre des représentants: les résultats partiels les donnent déjà à 239 sièges, cinq de plus qu'en 2012, avec 24 sièges encore non attribués.
– ils ont également remporté une large victoire du côté des postes de gouverneur, avec au moins 31 États contrôlés et, là encore, quelques victoires symboliques, dont celle du sortant républicain Scott Walker dans le Wisconsin.

2h10 à New York / 8h10 heure française
De nombreuses premières

Ces élections de mi-mandat sont marquées par de nombreuses premières:
– première élection de vétérans de la guerre en Irak au Sénat: les républicains Tom Cotton dans l'Arkansas et Joni Ernst dans l'Iowa.
– premier sénateur noir élu dans le Sud depuis la fin de la guerre de Sécession: il s'agit du républicain Tim Scott en Caroline du sud.
– première femme noire républicaine élue au Congrès: Mia Love, dans l'Utah
– première attorney générale ayant annoncé publiquement son homosexualité: Maura Healey, dans le Massachusetts –elle faisait partie des juristes qui s'étaient battus pour l'ouverture du mariage aux couples de même sexe dans l'État.
– à noter également: le Texas a élu comme gouverneur un homme en chaise roulante, le républicain Greg Abbott, qui souffre d'une paralysie partielle après avoir été blessé lors de la chute d'un arbre en 1984.

1h15 à New York / 7h15 heure française
Le Congrès va (provisoirement?) compter 100 femmes

C'est un évènement historique, mais peut-être provisoire, qui s'est produit avec l'élection de la démocrate Alma Adams dans le 12e district de Caroline du Nord. Comme il s'agissait d'une élection partielle causée par la démission du sortant en janvier, la nouvelle élue va prendre immédiatement ses fonctions et rejoindra les 99 élues du Congrès encore en fonctions jusqu'à début janvier, qui comptera donc, pour la première fois, 100 femmes sur 535 (soit moins de 19% –en France, la proportion est d'environ un quart). Reste à savoir, note Slate.com, si ce chiffre historique sera toujours d'actualité dans le Congrès élu cette nuit...

00h45 à New York / 6h45 heure française

Restriction de l'avortement dans le Tennessee

Trois Etats avaient des référendums visant à restreindre le droit à l'avortementDans le Colorado, c'était la troisième fois que les militants anti-avortement tentaient de faire passer une loi qui donnerait des droits constitutionnels aux foetus. Encore une fois, elle a été rejetée (63% ont voté non). Ils ont aussi échoué dans le Dakota du Nord.

Dans le Tennessee, les électeurs ont en revanche approuvé un amendement à la constitution de l'Etat qui stipule que «rien dans cette constitution n'assure le droit à l'avortement ou n'exige le remboursement d'une IVG».

Avec un tel ajout aux textes législatifs, le Tennessee pourra mettre en place une série de restrictions, comme l'ont déjà fait certains Etats voisins, notamment l'Alabama et le Texas, où des lois votées par les tribunaux locaux imposent des mesures de sécurité complexes qui forcent de nombreuses cliniques d'avortement à fermer.

00h30 à New York / 6h30 heure française

Le retour du grand méchant impeachment

Très énervés par la politique d'Obama, et notamment son programme d'action par décrets sur les immigrés sans-papiers,  certains ultra-conservateurs pourraient tenter d'impeacher le président. Mais commencer une procédure d'impeachment ne veut pas dire la mener à terme... Explications.

00h20 à New York / 6h20 heure française

L'Oregon légalise la possession et le commerce de cannabis

Après le Colorado et le Washington, l'Oregon devient le troisième Etat américain à légaliser la possession et le commerce de cannabis à usage récréatif. 55% des électeurs ont dit oui à la vente de cannabis taxée et régulée par l'Etat. La possession de 28 grammes dans la rue devient légale, et il sera même possible de stocker légalement chez soi jusqu'à 226 grammes de marijuana! Les résultats d'un référendum similaire dans l'Alaska devraient être connus mercredi matin.

Plus de 60% des résidents de la ville de Washington DC ont aussi approuvé la légalisation de la possession de cannabis. Dans la capitale, le commerce de marijuana ne sera pas légalisé, mais deviennent légales la possession de 56 grammes de cannabis (pour les plus de 21 ans), ainsi que la culture d'un maximum de six plantes chez soi.

En Floride, un référendum sur la légalisation du cannabis à usage médical a en revanche été rejeté.

23h35 à New York / 5h35 heure française

Les Républicains remportent la majorité au Sénat

Les Républicains ont bien remporté la majorité au Sénat, confirmant les projections du  New York Times:

Le journaliste Nate Silver, de Fivethirtyeight, le résume ainsi: le parti républicain n'avait plus besoin que d'un siège pour avoir la majorité, là où le parti démocrate aurait eu besoin de remporter cinq Etats. C'est la victoire républicaine en Caroline du Nord qui a permis d'annoncer cette victoire générale, tandis que les dépouillements sont toujours en cours dans plusieurs Etats.

23h05 à New York / 5h05 heure française

Retenez le nom de Scott Walker

Scott Walker, le gouverneur radicalement anti syndicats du Wisconsin, vient d'être réélu dans un Etat qui vote pourtant démocrate aux présidentielles depuis 1984. La loi qu'il a fait passer en 2011 a presque annihilé le pouvoir de négociation des syndicats du secteur public. Vu que les dirigeants syndicaux n'ont pratiquement plus le pouvoir de négocier contrats, salaires et assurance maladie, leurs membres cessent petit à petit de payer les cotisations, et les organisations syndicales deviennent quasiment inutiles. Ce que Walker a fait est un peu le rêve de nombreux conservateurs du pays, et il est devenu un véritable héros du Tea Party.

Un article de Slate.com expliquait que cette élection est la plus importante de la soirée car la victoire de Walker envoie le message qu'il est possible de radicalement transformer le rapport de force avec le secteur public. Pour le président du comité national des Républicains, «Walker n'est pas seulement le futur du Wisconsin, c'est le futur de notre parti». Sa victoire renforce en effet la probabilité qu'il se présente en 2016.

 

22h35 à New York / 4h35 heure française

Scott Brown, sénateur voyageur

Scott Brown, le candidat au Sénat républicain qui vient de perdre dans le New Hampshire face à Jeanne Shaheen, a une particularité étonnante: avant de vouloir être sénateur du New Hampshire, il était sénateur du Massachusetts.

Lorsqu'il n'a pas été réélu en 2012 (il a perdu face à Elizabeth Warren, la nouvelle star de la gauche américaine), il a déménagé dans le New Hampshire et a voulu devenir sénateur de ce nouvel Etat d'adoption (avec une campagne très forte en Ebola et Etat islamique). Suite à sa défaite, les journalistes politiques s'interrogent: dans quel Etat va-t-il faire campagne la prochaine fois?

 

22h15 à New York / 4h15 heure française

Le point sur la Chambre des représentants

Les Républicains ont actuellement 233 sièges à la Chambre des représentants (sur 435) mais ils pourraient étendre leur majorité de 15 sièges supplémentaires. Pour l'instant, ils en ont 171 contre 98 pour les Démocrates, mais on ne connaît pas encore les résultats de 166 courses... Le but des Républicains est de gagner douze sièges supplémentaires, ce qui ferait de cette Chambre la plus républicaine depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Quant aux Démocrates, il est possible qu’ils se retrouvent avec le nombre de sièges le plus bas depuis 1949. 

Sur les 435 élections de la Chambre, seules 40 sont un peu serrées. Mais une des questions importantes sera de savoir quel type de Républicain sera élu: il y aura probablement une augmentation des représentants ultra-conservateurs susceptibles d’être en désaccord non seulement avec les Démocrates, mais aussi avec le président de la Chambre, John Boehner.

21h45 à New York / 3h45 heure française

Sénat: second tour pour la Louisiane, quid de la majorité?

Selon les premiers dépouillements, il pourrait bien avoir un second tour en Louisiane (l'un des Etats américains à exiger un second tour si aucun candidat n'obtient plus de 50% des voix au premier). En fonction des résultats des autres élections, il est du coup possible qu'on ne sache pas qui a la majorité au Sénat avant ce deuxième tour, qui sera tenu début décembre.

21h à New York / 3h heure française

Sénat: et de deux Etats clés pour les Républicains

Le Républicain Tom Cotton a pris le siège du Démocrate Mark Pryor dans l'Arkansas. Une grosse victoire pour le parti dans l'Etat de Bill Clinton, note le New York Times.

Pour l'instant, sur les 11 sièges très disputés, les Républicains en ont obtenu deux: l'Arkansas et le Kentucky. Il leur en manque quatre pour emporter la majorité.

20h30 à New York / 2h30 heure française

Data, Legos... C'est beau une élection sénatoriale

Les dépouillements se déroulent un peu partout aux Etats-Unis, l'occasion de prendre quelques minutes pour regarder les très jolies initiatives de plusieurs médias américains.

Mashable propose de visualiser très simplement la bataille pour le contrôle du Sénat avec une mise en scène de Legos mise à jour à chaque nouvelle victoire:

Le New York Times a mis au point un modèle de projection qui se veut plus précis que les projections habituellement données alors que peu de bulletins ont été dépouillés (et notamment peut dans les centre urbains, généralement plus démocrates). C'est très utile et très beau:

20h à New York / 2h heure française

Saura-t-on si les Républicains emportent le Sénat dès aujourd'hui?

Les Républicains ont besoin de gagner six sénatoriales pour obtenir une majorité au Congrès, mais dans trois Etats décisifs, on ne connaîtra peut-être pas les résultats ce soir (ni demain). 

En Louisiane, où trois candidats sont en lice pour les sénatoriales, il pourrait y avoir un second tour en décembre. Même scénario pour la Géorgie, sauf que le second tour aurait lieu en janvier.

La sénatrice démocrate de Louisiane, Mary Landrieu, défend son poste contre deux Républicains: Bill Cassidy, soutenu par l’establishment, et Rob Maness, le candidat du Tea Party, célèbre pour sa vidéo dans laquelle on le voit museler un alligator. Si aucun des candidats n’obtient 50%, un second tour sera requis. Pour l’instant, le candidat du Tea Party est credité de 15% d’intentions de vote, assez pour que la perspective d’un second tour soit réaliste. 

Ce ne sera probablement pas le cas en Géorgie, où une candidate libertarienne s’est ajoutée à l’affrontement entre la Démocrate Michelle Nunn et le Républicain David Perdue, puisqu'elle ne devrait obtenir qu’un très faible pourcentage du vote.

En Alaska, les résultats ne seront certains que vers une heure du matin mercredi sur la côte Est, tout simplement parce que le territoire est énorme et que de nombreux bureaux de vote sont dans des villages isolés.

19h30 à New York / 1h30 en France

Sénat: les Républicains l'emportent dans le Kentucky

Signe de bon augure pour les Républicains: les premiers dépouillements d'une des treize élections sénatoriales sont rendus et ils suffisent pour dire que le sénateur du Kentucky Mitch McConnell s'accroche à son siège.

Si les Républicains obtiennent la majorité au Sénat, McConnell deviendrait probablement leur chef de file (il est déjà le "minority leader" au Sénat en ce moment). Son opposante démocrate, Allison Lundergan Grimes, était devenue célèbre pour avoir plusieurs fois refusé de dire si elle avait voté pour Obama en 2008 et 2012, au point de se ridiculiser...

Fun fact, rapporté par le journaliste de l'AFP Ivan Couronne: l'un des plus proches collaborateurs de Mitch McConnell est francophile:

18h40 à New York / 00h40 en France

Kanye West appelle à voter

Son dernier tweet, il y a 13 jours, était une déclaration d'amour pour sa femme Kim Kardashian, à l'occasion de son anniversaire. Le rappeur Kanye West s'est fendu de quatre tweets pour appeler ses followers à aller voter, reconnaissant s'y prendre au dernier moment, et précisant que les midterms sont "extrêmement importantes", et que lui-même voterait pour démocrate:

 

Les rapports entre le rappeur et le président américain sont fluctuants: Barack Obama l'avait traité d'idiot après sa sortie sur la pop star Taylor Swift en 2009, ce que Kanye West avait plus que moyennement apprécié. Le rappeur avait ensuite dit qu'il ne parlerait plus d'Obama, avant d'affirmer qu'en fait il n'y avait aucun problème entre eux.

18h à New York / 00h en France

Les noirs attendent deux fois plus que les blancs au bureau de vote

Cette triste statistique est relevée par nos confrères de Slate dans un long article de Mother Jones sur l'inégalité face au bulletin de vote. Sans même parler des lois passées pour restreindre l'accès au vote -et plus particulièrement à celui des minorités-, les noirs américains et les blancs américains n'ont pas la même expérience du vote.

En 2012, les africains-américains ont attendu en moyenne 23 minutes pour voter, contre 11 pour les blancs:

Les blancs qui vivent dans des quartiers où 5% des résidents appartiennent à une minorité avaient le temps d'attente le plus court, 7 minutes. Dans le conté de Richland, en Caroline du Sud, qui est composé à 48% d'habitants noirs (et représente 14% des noirs enregistrés sur les listes électorales de l'Etat), des gens ont dû attendre cinq heures avant de pouvoir voter. La raison? Les quartiers où vivent le plus de minorités sont ceux dont les bureaux de vote sont les moins organisés ou ont le moins de machines par habitant pour voter.

 

17h à New York / 23h en France

Piscine, musée... Les bureaux de votes les plus improbables

La plupart des Américains votent dans une école, une mairie ou -plus exotique déjà pour les Français- une église.

Mais le Washington Post a recensé les bureaux de votes encore plus étranges: certains électeurs de Brooklyn vont ainsi voter au musée, d'autres de San Francisco au milieu d'urnes funéraires, d'autres de Los Angeles sur les bords du bassin d'une piscine!

16h40 à New York / 22h40 en France
Jack Sparrow candidat

Anecdote amusante relevée par nos confrères de Mashable: dans une circonscription du Minnesota, un certain «Captain Jack Sparrow» (c'est son vrai nom) est candidat. Il s'était d'ailleurs déjà présenté pour être maire de Minneapolis l'an dernier, ce qui lui avait valu quelques longs portraits.

16h à New York / 22h en France
Un même électeur élit des dizaines de personnes

Le Washington Post dresse la liste, impressionnante, des postes qu'un électeur du Maryland est amené à pourvoir: gouverneur, lieutenant-gouverneur, représentant, sénateur au Sénat de l'État, représentants à la Chambre de l'État, président du comté, conseiller du comté, juges, juges de court d'appel, procureur de l'État, shérif...

15h35 à New York / 21h35 en France
La campagne, c'est jusqu'à la dernière minute

On le sait, une des grandes différences entre les campagnes électorales américaines et françaises, c'est qu'aux États-Unis, il est vraiment possible de faire campagne jusqu'à la fermeture des bureaux de vote. Nouvelle illustration avec cet article du Washington Post qui raconte comment des candidats démocrates lancent encore des appels de fonds en pleine journée électorale.

15h10 à New York / 21h10 en France
Des problèmes signalés dans plusieurs États

Sans grande surprise, des problèmes sont rapportés par des médias dans les bureaux de vote de plusieurs États, dans le Connecticut par exemple, en Géorgie ou encore dans le Maine. Plus généralement, comme le rappelle Mother Jones, les délais d'attente les plus longs sont constatés dans les bureaux de vote où les minorités représentent une part importante de l'électorat.

14h20 à New York / 20h20 en France
«Selfies dans l'isoloir», la version américaine

Vous vous souvenez du débat français autour des «selfies dans l'isoloir», au printemps dernier? La version américaine existe, et elle est illégale dans la plupart des États. Le Washington Post publie un intéressant article sur le sujet, qui avance notamment plusieurs arguments pour le selfie dans l'isoloir: aide à la mobilisation des électeurs, moyen d'information sur la régularité des élections dans les très petites circonscriptions, moyen de protestation...

14h à New York / 20h en France
Le problème des Démocrates résumé en une phrase

Le site Vox a relevé une phrase très intéressante dans un article du National Journal, qui résume bien le problème des Démocrates dans cette élection:

«De 2008 à 2010 [c'est à dire entre la présidentielle et les dernières midterms, ndlr], la participation a baissé d'un tiers chez les Afro-Américains, de près de 40% chez les Hispaniques et de 55% chez les 18-24 ans, contre une baisse d'un quart chez les Blancs et de seulement un huitième chez les seniors.»

Bref, leur coalition électorale est moins stable que celle de leurs adversaires: Ron Brownstein, l'auteur de l'article, parle d'une «coalition feu de paille», qui se mobilise très bien pour la présidentielle mais est absente lors des autres élections.

13h05 à New York / 19h05 en France
Voici les endroits des États-Unis où l'on a déjà voté

Facebook a mis en ligne une carte des États-Unis, mise à jour en temps réel, qui montre les zones du pays où l'on compte le plus de gens ayant posté un statut indiquant qu'ils avaient voté.

13h à New York / 19h en France
#AngelinaJolie2024?

Oublions un instant les candidats des midterms 2014 pour nous intéresser à une autre (possible) candidate: Angelina Jolie. L'actrice fait la une de Vanity Fair ce mois-ci est est notamment interrogée sur l'idée de faire une carrière politique ou diplomatique plus tard: «Quand vous travaillez dans l'humanitaire, vous avez conscience que la politique doit entrer en considération, car si vous voulez vraiment impulser un changement substantiel, il vous faut être en responsabilité», explique-t-elle. «Mais je ne sais honnêtement pas dans quel rôle je pourrais être la plus utile –je suis consciente de ce que je fais pour vivre, et du fait que cela pourrait le rendre moins possible.» Mais réinterrogée quelque temps plus tard (l'entretien a eu lieu à plusieurs époques) sur l'idée de poursuivre une carrière politique ou diplomatique, elle répond: «Je suis ouverte.»

12h50 à New York / 18h50 en France
L'environnement, grand oublié de l'élection

Slate.com consacre un très intéressant article à la façon dont les lobbies engagés dans la prise de conscience du changement climatique par le grand public ont échoué: ils ont investi pas moins de 85 millions de dollars pour aider des candidats, mais l'environnement ne se retrouve pourtant, selon un sondage du Pew Research Center, qu'en huitième position des thèmes de campagne qui préoccupent le plus les Américains. Loin du chômage, du terrorisme ou encore de la réforme du système de santé...

12h30 à New York / 18h30 en France
Tuons le temps avec des photos de bureaux de vote

Pour tuer le temps en attendant les premières estimations, les médias américains (notamment Buzzfeed et nos confrères de Slate.com) s'intéressent évidemment aux photos des visites des élus au bureau de vote.

Ici, l'influent sénateur Mitch McConnell se fait méchamment photobomber.

Avant de faire diffuser par son équipe une photo de son vote, le gouverneur du Missouri Jay Nixon aurait dû faire plus attention à sa voisine de bureau...

La candidate démocrate au poste de gouverneur du Texas Wendy Davis aime elle beaucoup le logo du Wu-Tang Clan.

11h50 à New York / 17h50 en France
Déjà une victoire pour les Républicains

On ne vote pas que dans 50 États aux États-Unis ce mardi, mais aussi dans certains petits territoires qui ne sont pas représentés au Congrès. Le New York Times fait ainsi état de la victoire pour le poste de gouverneur, dans le territoire de Guam, du sortant républicain Eddie Calvo. Les Républicains devraient aussi conserver le poste de gouverneur dans les îles Mariannes du Nord.

11h45 à New York / 17h45 en France

Pourquoi les midterms n'intéressent pas les Américains

Le journaliste de Vox Ezra Klein le résume en une seule phrase:

«Les Démocrates ne deviendront pas majoritaires à la Chambre des représentants, ce qui continue de bloquer leur capacité à faire avancer un agenda progressiste. Et si les Républicains gagnent le Sénat, ils pourront continuer à faire... ce qu'ils font déjà.»

11h25 à New York / 17h25 en France
La rengaine anti-Obama de la campagne

Si les Républicains raflent le Congrès, ils auront un mandat sans équivoque pour soutenir la proposition de toutes leurs campagnes: l'aversion généralisée pour le président Obama. Et c'est tout.

Quant aux Démocrates, ils auront passé leur campagne à fuir le président comme un pestiféré«Ils l’évitent comme s’il était le méchant dans le film Massacre à la tronçonneuse», résumait récemment l'humoriste Jon Stewart.

11h20 à New York / 17h20 en France
Avortement, cannabis: les votes décisifs sont aussi des référendums

On ne vote pas que pour élire des sénateurs, des représentants et des gouverneurs aux États-Unis, mais aussi pour des référendums locaux qui ont des conséquences concrètes immédiates. Cela pourrait encourager les électeurs à se déplacer pour, entre autres, légaliser le cannabis (Oregon et Alaska), restreindre ou refuser de restreindre le droit à l’avortement (Colorado, Dakota du Nord) ou augmenter le salaire minimum (Alaska, Arkansas, Dakota du Sud...).

10h50 à New York / 16h50 en France
Comment évaluer les résultats?

À la Chambre des représentants, les Républicains comptent actuellement 233 sièges contre 199 aux Démocrates. Le plus probable est qu'ils accroissent légèrement ce total: le site RealClearPolitics les donne à au moins 226 sièges contre 179, mais avec 30 sièges restants considérés comme «très disputés». En 2010, année de leur dernier triomphe électoral, ils avaient remporté 242 sièges.

L'enjeu du Sénat, dont seulement un tiers est renouvelé, est beaucoup plus important, puisque les Démocrates contrôlent encore cette chambre. Une majorité républicaine est probable (75% de chances environ selon l'analyste politique Nate Silver) mais pas certaine: les Républicains doivent gagner au moins la moitié des huit sièges les plus disputés. De plus, un second tour pourrait être nécessaire en Géorgie et en Louisiane (les Républicains y partent favori, mais avec un score estimé à moins de 50%, or ces États exigent une majorité absolue) et un sénateur indépendant, Greg Orman, pourrait être élu dans le Kansas.

Enfin, du côté des gouverneurs, les Républicains partent légèrement favoris pour contrôler la majorité des États: RealClearPolitics leur attribue au moins 22 des 50 postes, avec 14 qu'ils peuvent encore disputer aux démocrates. Mais FiveThirtyEight estime que le scénario le plus crédible ne les verrait remporter que 26 postes, soit une perte nette de trois sièges.

Au-delà de ces chiffres, certains États où des postes de sénateurs ou de gouverneurs sont très disputés vont être suivis avec d'autant plus d'attention que ce sont des swing states décisifs pour remporter la Maison Blanche en 2016. Citons notamment les sénatoriales dans le Colorado, dans l'Iowa, dans le New Hampshire ou en Caroline du nord, ou les élections du gouverneur dans le Colorado, la Floride et le Wisconsin –même s'il faut se méfier des conclusions hâtives, la personnalité des candidats locaux jouant évidemment un rôle important.

9h40 à New York / 15h40 en France

Les enjeux du scrutin

Les Républicains ont déjà la majorité au sein de la Chambre des représentants, et devraient la conserver sans souci. Ils espèrent bien l'obtenir au Sénat, où il leur manque six sièges pour obtenir la majorité absolue. Même si Barack Obama doit déjà gouverner en «cohabitation» depuis 2010, une majorité républicaine dans les deux chambres lui rendrait la vie encore plus compliquée pour la fin de son dernier mandat. 

La question est donc l'ampleur de la victoire républicaine, qui ne s'annonce pas extraordinaire alors même que le sentiment –et le vote– anti-Obama est très fort.

8h10 à New York / 14h10 en France 

Des bureaux de vote ouverts depuis plus d'une heure

Les Américains votent tôt! Dans le Massachussetts par exemple, les bureaux de vote ouvrent à 7h du matin (13h heure française) et ferment à 20h.

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