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Opéré du cerveau, il n'a plus peur des araignées...

Repéré par Jean-Laurent Cassely, mis à jour le 04.11.2014 à 10 h 22

Repéré sur New Scientist, Neurocase

spider / olavgg via Flickr CC License By

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Le magazine New Scientist rapporte le cas surprenant d’un homme qui souffrait d’arachnophobie, la peur des araignées, et en a été guéri par accident grâce à une opération du cerveau.

Le patient souffrait de crises d’épilepsie et présentait une anormalité au niveau de l’amygdale gauche, une partie du cerveau qui se trouve dans la région du lobe temporal, impliqué entre autres dans les réactions émotionnelles. Les chirurgiens de l’école de médecine de Brighton et Sussex en Angleterre ont donc décidé de retirer l’amygdale endommagée, et ont opéré l’homme avec succès.

Sauf qu’après cette opération, le patient a remarqué que sa phobie des araignées avait complètement disparue. Avant cette opération, sa peur était telle qu’il utilisait un spray pour immobiliser les araignées avant de les aspirer, ou leur jetait des balles de tennis pour les neutraliser…

«A présent, écrit le New Scientist, il est capable de toucher et d’observer les petites bestioles de très près et il affirme qu’il les trouve fascinantes.»

Cette transformation est limitée à son rapport aux araignées, puisqu’il a par ailleurs toujours la même appréhension qu’avant l’opération dans d’autres circonstances, comme le fait de parler en public.

Nick Medford, le chirurgien qui a mené l’opération et a décrit ses conséquences dans un article à paraître en 2015 dans la revue Neurocase, suggère que l’ablation de l’amygdale gauche du patient a pu faire disparaître la réaction de panique réflexe qui nous fait craindre les araignées pour des raisons qui ont été liées à notre survie, mais ont à présent moins de pertinence. Alors que les appréhensions plus nuancées, qui surviennent moins subitement et ont plus de raisons d’être, ne seraient pas modifiées par une telle opération. 

Il reste selon le chirurgien à chercher d’autres cas d’arachnophobie pour tester l’évolution de leur peur avant et après une opération similaire. En revanche, l’amygdale est située dans un endroit trop profond pour qu’une technique autre que la chirurgie du cerveau puisse être envisagée pour traiter ces phobies… Une opération lourde même pour les cas les plus sévères. 

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