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Un historien italien pense savoir pourquoi le Christ a 33 dents dans La Pietà

Repéré par Grégor Brandy, mis à jour le 03.11.2014 à 16 h 09

Repéré sur World Crunch, La Stampa

La Pietà de Michel-Ange Jebulon via Wikimedia Commons License by

La Pietà de Michel-Ange Jebulon via Wikimedia Commons License by

La mésiodens. Son nom ne vous dit peut-être rien mais vous l'avez probablement déjà vue dans de nombreuses oeuvres de la Renaissance. La mésiodens, c'est «une dent supplémentaire entre les deux incisives centrales maxillaires».

Comme l'explique la Stampa, la mésiodens est présente chez de nombreux personnages des oeuvres de Michel-Ange, et notamment sur la Pietà, une statue en marbre de la basilique Saint-Pierre, au Vatican. On y voit la vierge Marie assise, tenir entre ses bras et sur ses genoux le corps du Christ qui vient d'être crucifié.

«Aujourd'hui, Marco Bussagli, un historien de l'art et spécialiste de Michel-Ange a trouvé les explications et les a illustrées dans un livre, I denti di MichelAngelo (Les Dents de Michel-Ange), une enquête qui mêle médecine, art et théologie.»

Il faut savoir, rappelle La Stampa, que Michel-Ange avait une grande passion pour l'anatomie humaine et qu'il ne laissait que très peu de choses au hasard dans ses oeuvres. S'il a choisi d'ajouter cette mésiodens, il avait probablement une raison.

Marco Bussagli estime que cela casse l'harmonie du corps humain en détruisant l'idée classique où la symétrie est synonyme de beauté. Par ailleurs, «dans le monde chrétien, la présence d'une mésiodens représente la violence, la bestialité ou la luxure».

Il émet au final trois hypothèses:

La première, «c'est que Michel-Ange a fait une erreur, ce qu'il écarte vite, puisque comme on l'a dit, Michel-Ange connaissait très bien l'anatomie», précise la Stampa. La seconde c'est qu'il associerait le Christ avec le mal –ce qui est absurde, puisque l'on sait que sa foi catholique était importante, continue le quotidien italien. La dernière, c'est que Michel-Ange voulait représenter le corps du sauveur comme ceci, en accord avec le doctrine selon laquelle le Christ a accumulé tout le mal du monde en lui.

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