Histoire

A quoi ressemblent les sculptures de l'Antiquité en couleur ?

Repéré par Vincent Manilève, mis à jour le 31.10.2014 à 17 h 21

Repéré sur Glyptoteket, Hyperallergic

Un musée danois a décidé de reproduire des antiquités gréco-romaines en y ajoutant de la couleur. Le résultat est… cocasse.

Transformations. sculptures classiques en couleur, musée Glyptotek

Transformations. sculptures classiques en couleur, musée Glyptotek

Au musée Ny Carlsberg Glyptotek à Copenhague se tient une exposition un peu particulière: aux côtés de sculptures classiques en marbre blanc, on peut admirer leurs copies conformes, à une exception près: elles sont en couleurs.

Le Glyptotek estime que cette exposition, relayée par le site Hyperallergic, et fruit de plusieurs années de recherche, «démontre que l’Antiquité était tout sauf sceptique vis-à-vis de l’usage des couleurs. »

L’équipe de recherche du Réseau de polychromie de Copenhague, qui a réalisé ces colorisations, explique en effet que contrairement à ce que l'on croit le plus souvent, la Grèce et la Rome anciennes étaient tout sauf monochromatiques. Sur Hyperallergic Jan Stubbe Østergaard, l'un des porteurs du projet précise: 

«Ces statues étaient regardées comme des modèles, et perçues comme entièrement blanches, alors que leurs couleurs ont juste disparu avec le temps.  Il y a donc eu une mauvaise interprétation de la part d'un petit groupe de l'élite, très cultivée et influente, qui s'est codifiée et transmise dans l'art.»

L'idée selon laquelle seule la couleur blanche avait sa place durant l'Antiquité a déjà été remise en cause lors du 19ème siècle, précise le spécialiste, mais les artistes de l'époque n'y avaient pas cru.

Le résultat de ces nouvelles recherches risque d'ailleurs de laisser le visiteur dubitatif quand il comparera l'original et sa copie colorisée. 

 Jeune Romain, 3ème siècle après J-C, marbre. 

Le site Hyperallergic concède cependant, à juste titre, que les couleurs créent un lien nouveau entre le visiteurs et les statuts:

«La couleur semble diminuer l’impression d’intemporalité que nous donnons souvent à ces sculptures, au lieu de les ancrer dans un contexte précis. En procédant ainsi, cela les rend plus humaines et, ironiquement, plus proches de nous.»

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour réaliser des statistiques de visites, vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêt et nous suivre sur les réseaux sociaux. > Paramétrer > J'accepte