Tech & internet

Kim Kardashian a peut-être des choses à vous apprendre sur la tech

Temps de lecture : 2 min

Kim Kardashian à Paris, le 22 mai 2014. REUTERS/Gonzalo Fuentes
Kim Kardashian à Paris, le 22 mai 2014. REUTERS/Gonzalo Fuentes

Peut-être le savez-vous, Kim Kardashian était invitée à s'exprimer lors d'une conférence sur la technologie, organisée par le site spécialisé Re/code.

Quelques médias ont décidé d'en parler, parfois sérieusement, parfois pour se moquer. Sauf que certains sont allés beaucoup trop loin:

Vous aurez sûrement reconnu le style du DailyMail: «On appelle bien ça la Silicon Valley! Kim Kardashian devient une gourou de la tech et parle à une conférence... mais ce sont ses courbes qui impressionnent dans cette petite robe blanche.»

Sur TechCrunch, Alexia Tsotsis a décidé de prendre la défense de Kim K. et d'expliquer pourquoi elle était présente sur scène et pourquoi sa publication a décidé de couvrir cela:

«Parce qu'elle est la co-créatrice d'une des applications les plus populaires de 2014 [Kim Kardashian: Hollywood]. Parce qu'elle est sur le point de gagner 200 millions de dollars [un peu plus de 157 millions d'euros] rien qu'à partir d'une application mobile, cette année. Parce qu'avec 700.000 dollars [un peu moins de 550.000 euros] de gains par jour juste avec l'application, elle a plus de succès que la plupart des fondateurs de start-up, si l'on s'en tient aux revenus.»

A la fin du mois d'août, TechCrunch dans un article intitulé «La Hollywoodification de l'App Store» expliquait que Kim Kardashian avait su sentir le bon coup au bon moment:

«Ceci n'est pas limité au jeu de Kim, paru le mois dernier, même si c'est clairement une force dominante. Un autre des titres les plus téléchargés était Transformers: Age of Extinction dont la sortie coïncidait avec celle du film et qui est rapidement arrivé dans le top 5 des jeux présents sur Google Play. Lui aussi a montré comment une application soutenue par Hollywood peut devenir tendance, en démontrant à nouveau que les films et applications marchent très bien main dans le main et montrent à quel point ces produits dérivés peuvent avoir du succès. Par exemple, parmi les récents vainqueurs du genre, on trouve Despicable Me: Minion Rush, Frozen Free Fall, et Maleficent Free Fall

Et pourtant, rappelle Alexia Tsotsis, des dizaines de personnes ne pensent pas que Kim Kardashian soit légitime pour parler de technologie. Il y a deux raisons à cela: la première, c'est que si on l'invite c'est plus parce qu'elle est jolie que pour son sens des affaires. Première réponse de la journaliste de TechCrunch :

«Kim Kardashian n'est pas à Re/Code grâce à ses atouts physiques –quels qu'ils soient. Elle y est parce que Kara Swisher a estimé que son expérience et l'histoire de son projet mobile suscitait assez d'inspiration pour lui demander de venir sur scène.»

L'autre, c'est parce qu'elle, comme Alexia Tsotsis, n'a pas le background nécessaire pour s'exprimer dans ce genre d'événements :

«Les mêmes personnes qui ne veulent pas de Kim Kardashian à une conférence sur la technologie sont les mêmes qui ne veulent pas de moi sur scène lors des mêmes conférences. Alors Kim, on peut soit a) repartir à l'école et décrocher un diplôme en informatique ou b) s'accrocher maintenant que nous sommes où nous en sommes et espérer que peut-être notre curiosité dans ce domaine suffira un jour à justifier notre place.»

Slate.fr

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