Sciences

En explosant, la fusée Antares a détruit quelque chose de très important

Temps de lecture : 2 min

Alors qu’elle devait se diriger vers la Station spatiale internationale (ISS), la fusée Antares a explosé au décollage, réduisant à néant 18 projets scientifiques d’élèves américains.

La fusée Antares, quelques heures avant son lancement. Photo Flickr CC de la NASA
La fusée Antares, quelques heures avant son lancement. Photo Flickr CC de la NASA

Stupeur dans plusieurs écoles, collèges et lycées d’Amérique du Nord. La fusée Antares, qui n’avait personne à son bord mais emportait avec elle 18 projets d’élèves réalisés dans le cadre du Student Spaceflight Experiments Program (SSEP), a explosé devant leurs yeux, en direct sur le site de la Nasa.

Comme l’explique le Detroit Free Press, «il y a eu beaucoup de cœurs brisés dans l’école Madison Heights quand on réalisa que des mois de travail et d’anticipation se sont évaporés avec la fusée». Leur projet, retenu pour s’envoler vers l’ISS, devait tester les effets de la microgravité sur l’interaction entre des comprimés d’iode et de l’eau infectée par des bactéries dites E.coli.

«Il y a eu des émotions mélangées, d’abord la joie de voir la fusée de vos élèves s’envoler et puis la dévastation, explique Angel Abdulahad, enseignant dans cette école. Honnêtement je suis juste éberlué et sans voix.»

Le journal explique que les élèves qui avaient porté le projet, ainsi que certains parents, ont fondu en larmes devant la fusée en flamme. Certains étudiants ont été invités sur place pour assister au lancement. Ils vont bien.

Le Student Spaceflight Experiments Program avait reçu 1.500 candidatures venues de toute l’Amérique du Nord, avec plus de 7.000 enseignants et élèves participants au concours. Seulement 18 ont été retenus, et devaient rejoindre l’ISS à bord de la fusée Antares. Parmi les autres projets qu’elle contenait, on trouvait par exemple de jeunes sangsues, sur lesquelles les écoliers voulaient étudier les effets de la gravité, ou encore des graines de chia ou des plantes comme le chrysanthème pour voir si elles pouvaient se développer «là-haut». D’autres élèves voulaient envoyer du sulfate de magnésium pour étudier la création de cristaux ou simplement du lait pour voir comment il réagissait dans l’espace.

En juin dernier, à l’annonce des résultats, les heureux élus ne cachaient pas leur impatience. Comme le rapportait le site Michigan Live, le projet de quatre élèves de l’école catholique Saint Monica avait été retenu et prévoyait d’étudier le comportement de petites crevettes à bord de la station spatiale.

«Voir notre projet envoyé dans l’espace est un immense honneur. Notre équipe ne l’a pas vu venir, mais toute cette expérience a été super et que notre projet soit sélectionné est un merveilleux accomplissement pour nous», expliquait alors la jeune Natalie Moyer.

Sur le site du projet, le compte à rebours de la mission 6, qui contenait ces 18 projets, est désormais à zéro. Si les élèves malheureux de la mission veulent retenter leur chance, il faudra attendre la Mission 7, dont le décollage est prévu dans 168 jours. Si tout va bien.

Slate.fr

Newsletters

Pour résister à la chaleur des villes, les escargots ont des coquilles plus claires

Pour résister à la chaleur des villes, les escargots ont des coquilles plus claires

Une étude montre que les escargots n'ont pas la même couleur selon qu'ils vivent dans des milieux urbains ou naturels.

Savoir rouler sa langue, un des principaux mythes sur la génétique

Savoir rouler sa langue, un des principaux mythes sur la génétique

Il pourrait y avoir des points communs avec la capacité de faire bouger ses oreilles.

«First Man»: la fiction à l’épreuve des faits

«First Man»: la fiction à l’épreuve des faits

Nous avons mené l’enquête.

Newsletters