Culture

«Interstellar» est-il le nouveau «2001, l'Odyssée de l'espace» ?

Temps de lecture : 2 min

A quelques jours de sa sortie en salle, le dernier film de Christopher Nolan provoque l’émoi chez ceux qui l’ont déjà vu, et beaucoup crient au génie.

Matthew McConaughey dans le film «Interstellar».  (via Allociné)
Matthew McConaughey dans le film «Interstellar». (via Allociné)

«Un spectacle d’enfer», «trip cosmique» ,«épopée ultra-spectaculaire», «ce film va rappeler aux plus jeunes qu’il y a quelque chose au-delà de notre planète»

Interstellar, le dernier film du réalisateur Christopher Nolan (à qui on doit notamment la dernière trilogie Batman ou encore Inception) et qui sort le 5 novembre en France, se positionne déjà comme l’un des meilleurs films de l’année. En tout cas si l’on en croit les premières critiques.

«C'est fascinant de voir le consensus critique prendre forme juste devant vos yeux», explique The Atlantic, qui relève plusieurs éléments déterminants dans les articles publiés sur le film. Tout l'abord, l'ambition d'Interstellar est grande puisque le film raconte le voyage d'astronautes (Matthew McConaughey et Anne Hathaway) en quête d'une nouvelle planète à habiter pendant que la Terre se meurt. Au-delà d'effets spéciaux spéciaux et sonores impressionnants, le journal pose une vraie question :

«Interstellar est-il le nouveau 2001, l'Odyssée de l'espace?»

The Atlantic note que toutes les critiques font référence au chef-d'œuvre de Stanley Kubrick, aussi bien d'un point de vue musical que visuel, mais aussi par certains passages clefs du film. Christopher Nolan ne cache d'ailleurs pas l'influence de son aîné. Mais pour le site Première, féru d'adjectifs, le film est tout simplement «nolanien», c'est-à-dire dans la veine de ce qu'il a l'habitude de faire[1]:

«C’est un projet à la fois très humble et totalement mégalo. Simplissime et grandiose. Kubrickien? Spielbergien? Kaufmanien? Zemeckisien? Non, non, rien de tout ça. Difficile d’imaginer un film plus nolanien que celui-là.»

Même les collègues réalisateurs de Christopher Nolan s’y sont mis. Brad Bird, à qui l’on doit notamment Ratatouille, le dernier Mission Impossible et bientôt Tomorrowland, ne cache pas son émerveillement, «ébloui par l'ambition et l'intelligence» du film:

Il conseille d'ailleurs, comme beaucoup d'autres, de voir le film en IMAX, comme si la virtuosité d'Interstellar était telle qu'elle ne pouvait s'apprécier que dans ces conditions optimales.

Le film, décidément hors-norme, a même fait progresser la science, comme l’explique France TV Info.

L'astrophysicien Kip Thorne, qui a travaillé avec l’équipe des effets spéciaux sur le film, aurait fait une découverte sur la nature des trous noirs.

«Il a envoyé des pages et des pages d'équations complexes concernant les trous noirs aux animateurs, qui les ont ensuite intégrées à leur logiciel de création. Et après des heures de calculs, les ordinateurs ont délivré leur simulation. Le résultat a sidéré le chercheur.»

Mais dans le tsunami d’éloges qui inonde les critiques du film, quelques voix discordantes se font quand même entendre, notamment sur l'aspect «mélo» du film, qui sombre dans le pathos pour certains. Le site Indiewire et son journaliste James Rocchi sont d'ailleurs sans concession sur cet aspect du film:

«Le film a dépensé des millions de dollars pour emmener le spectateur aux confins du cosmos... et lui livrer des sentiments aussi proches, et aussi bon marché, que ceux d'une carte de vœux.»

1 — NDLE: Nous avons été contactés par la rédaction de Première qui estime que nous avions mal saisi sa critique et qui voudrait que l'on comprenne bien qu'ils sont moins dithyrambiques que The Atantic sur le film, mais moins sévères qu'Indiewire... Vous voilà au courant. Retourner à l'article

Newsletters

«Les objets sont les vestiges de l'histoire dans nos vies»

«Les objets sont les vestiges de l'histoire dans nos vies»

Dans «Faire l'histoire», le nouveau magazine d'Arte, le spécialiste du Moyen Âge Patrick Boucheron nous apprend que les objets comptent autant que l'histoire.

Le mythe de Robin des bois a été récupéré par un imaginaire économique libéral

Le mythe de Robin des bois a été récupéré par un imaginaire économique libéral

Bien avant d'être promu au rang de prince des voleurs, Robin était surtout le héros/héraut d'une population soumise aux abus du régime féodal.

«Eloïse improvise», un podcast qui tire le portrait de la jeunesse rurale

«Eloïse improvise», un podcast qui tire le portrait de la jeunesse rurale

Dans cette série documentaire toujours en diffusion, Sarah-Lou Lepers tend le micro à des élèves de quatrième en plein tourbillon de l'adolescence, entre changements hormonaux et choix de vie.

Podcasts Grands Formats Séries
Newsletters